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Kassovitz censuré en Kanaky

 24 Oct 2011 - vu 1195 fois

Pourquoi interdire la diffusion du film de Mathieu Kassovitz ? Des questions cruciales se posent sur les réalités politiques des évènements (1984-1988). La diffusion du film de Kassovitz souleverait-elle des vérités sur le drame d'Ouvéa ?



" Je suis en colère et découragé que le film ne soit pas diffusé sur le grand écran. Ils ont achété les droits et ils ne veulent pas le diffuser ici. C'est uniquement pour des raisons politiques " a-t-il rétorqué. Entre amerture et colère, Macky Wéa, un des acteurs, originaire d'Ouvéa  assure que le film fera la tournée des communes, des tribus pour ceux qui voudront le voir.  "  Nous avons organisé des  séances privées afin d'avoir un avis sur le sujet. Le sentiment général était positif pour nous ", a-t-il assuré. Macky Wéa et le responsable de la production en N-C, Olivier Rousset prennent cette censure comme une étape au dialogue. Il est clair qu'un monopole s'est installé dans le domaine du cinéma et l'acteur regrette l'attitude du seul exploitant cinématographique.


Extrait de Preseocean, propos recueillis par Stéphane Pajot et Gaël Bocandé
L’Ordre et la morale, Mathieu Kassovitz incarne le capitaine du GIPN, Philippe Legorgus, qui avait alors suivi les opérations de l’île d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie. Pour mémoire, cette histoire vraie s’était déroulée durant la campagne présidentielle de 1988 qui opposait François Mitterrand à Jacques Chirac. Sur l’île d’Ouvéa, 30 gendarmes avaient été retenus en otage par un groupe d’indépendantistes Kanak. Le capitaine du GIPN avait alors tenté jusqu’au bout de mener des négociations pacifiques. Cela s’était finalement traduit par un assaut et la mort de dix-neuf Kanak et deux militaires. « Je me suis inspiré d’une enquête impartiale », explique Mathieu Kassovitz, « je ne voulais pas prendre le point de vue d’une seule personne. J’ai travaillé sur des preuves pas sur de la propagande. Le film a déjà reçu de bons échos de tous les côtés. En Nouvelle-Calédonie, il y a un cinéma avec deux salles, on est vraiment abasourdis. Qu’est-ce qu’on a fait ? J’ai mis dix ans à écrire ce film, ce serait quand même fort s’ils arrivaient à censurer le film aujourd’hui. La Nouvelle-Calédonie n’est pas une dictature, c’est très choquant ». Présent à Nantes, le « vrai » capitaine du GIPN, qui avait démissionné de ses fonctions quinze mois après l’affaire, comptait « pour la première fois depuis 23 ans revenir sur l’île à l’occasion de cette avant-première. On est dans une situation de pression et de censure et dans un système totalitaire culturel ». Selon diverses sources, la décision prise par le distributeur de Nouvelle-Calédonie, serait effectivement d’ordre politique. « Les Kanak avec qui nous avons travaillé ne vont rien comprendre », a notamment déclaré Mathieu Kassovitz. Et de conclure, « ils invoquent des raisons de sécurité qui vont à l’inverse du message du film ».


Présenté en avant-première jeudi dernier à UGC, Ciné Atlantis. Le réalisateur était accompagné de Phillipe Legorjus, commandant du GIGN au moment des faits évoqués dans le film qui retrace la prise d'otage en 1988 par des indépendantistes kanak de neuf gendarmes français.



 


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