jeudi 27 juin 2019

A Actualité politique

Courrier de l'OIEM

KANAKY : USINES, TRIBUS, MÊME COMBAT !

En Kanaky (Nouvelle-Calédonie pour l’Etat français), le pouvoir colonial a décidé de ne plus faire jouer la démocratie mais d’en finir définitivement avec le plus important syndicat du pays, USTKE, affilié l’OIEM (voir notre Courrier n° 93).

La seule faute de l’USTKE est de défendre les intérêts du peuple kanak dans le processus de décolonisation, défini par les Accords de Matignon et ceux de Nouméa mais qui sont systématiquement sabotés par les autorités françaises et locales.

En violation desdits Accords, les travailleurs kanaks continuent d’être marginalisés dans leur propre pays. Au lieu de l’intégration promise dans le développement économique de l’archipel, ils ont droit aux salaires les plus bas, aux boulots les plus pénibles et au chômage massif. Et lorsqu’ils protestent, ils sont considérés comme « des voyous et des bandits » et réprimés.

Dans le même temps, avec un taux de croissance de plus de 10%, le gouvernement favorise une vague de plus en plus importante d’immigration en provenance de France. Ceux qui débarquent ne sont concernés par aucune crise : ils trouvent facilement du travail bien rémunéré au détriment de la population kanak.

La métropole et le patronat local préparent ainsi un tel rapport de force où le peuple autochtone kanak ne sera qu’une minorité sans influence, pour faire pencher la balance vers un "NON" l'indépendance et enterrer les Accords. Car l’enjeu est énorme : l’archipel possède 30 % des réserves mondiales de nickel.

En cherchant l’affrontement avec l’USTKE, le pouvoir provoque des conflits sociaux pour ensuite criminaliser l’action syndicale. La dernière provocation s’est soldée par les lourdes condamna-tions prononcées le 29 juin Nouméa contre sept militants de l’USTKE, dont son Président Gérard Jodar. Cet « acte de justice coloniale » a été dénoncé par toutes les forces progressistes de la Kanaky et du monde entier.

Le collectif Solidarité Kanaky développe une campagne pour la libération des Camarades emprisonnés (pour toute information, consultez le site http://www.solidaritekanaky.org). Il faut aussi noter une forte mobilisation des jeunes aux côtés de l’USTKE.

L’OIEM a lancé l’idée de la création d’un Comité International de dénonciation des atteintes aux libertés syndicales en Kanaky et pour la libération des syndicalistes emprisonnés. Présidé par notre Camarade Mademba Sock du Sénégal, ce Comité aura pour mission de recenser toutes les violations des droits syndicaux en Nouvelle-Calédonie depuis 2 ans et de les dénoncer auprès des institutions internationales concernées, notamment l’OIT.

Nous apportons tout notre soutien solidaire la lutte de l’USTKE pour les droits légitimes du Peuple Kanak et pour la construction d’une société plus juste et sans exclusion.

Organisation Internationale de l’Energie et des Mines

263 rue de Paris 93516 Montreuil Cedex (France)

Tél. : (33.1) 56 93 26 83, Fax : (33.1) 56 93 27 19

E-mail : oiem-iemo@live.fr

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