samedi 25 mai 2019

A Actualité syndicale

1er mai 2019 : Fête des Travailleurs

1er mai 2019 : Fête des Travailleurs 

Revendiquer un Pays libre,

Exiger le progrès et la justice sociale,

Combattre les inégalités,

C’est promouvoir l’Humanité

 

  • L’USTKE, à l’occasion du 1er mai 2018, avait choisi de mettre en évidence la persistance et le creusement des inégalités comme thème de la mobilisation. « 1988 – 2018 -30 ans d’accords et des inégalités toujours plus fortes ».
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  • La situation n’a pas évolué et en 2019 on est toujours très loin de l’objectif consistant à venir en aide aux populations les plus fragilisées pourtant nécessaire à la stabilité sociale.
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  • On peut constater que cette évidence est aujourd’hui partagée par une partie de la classe politique à entendre les ténors de plusieurs partis déjà engagés dans la campagne des provinciales le répéter inlassablement sur les ondes et les médias.
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  • Et s’accorder sur le fait que si le statut quo devait perdurer, le Pays serait amené à vivre des situations de tensions avec une population de plus en plus acculée et fragilisée dans le fait de pouvoir subvenir à ses besoins élémentaires.
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  • Mais qu’ont-ils fait ou plutôt que n’ont-ils pas fait durant ces mandatures où ils ont eu la responsabilité des institutions et d’être en possibilité de changer la donne et d’orienter les budgets vers les populations en souffrance ?
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  • La revalorisation des bas salaires et notamment du salaire minimum garanti (SMG) et du salaire minimum agricole (SMAG) vient évidemment en première ligne et devient une priorité pour les 66.000 salariés du secteur privé comme les personnes relevant de la convention collective des services publics.
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  • Cela passe par une revalorisation du Salaire Minimum Garanti (SMG) pour le porter de 136.000 frs à 160.000 frs net/mois. Et exiger la convergence avec le Salaire Minimum Agricole (SMAG). Dans un contexte de vie chère dans lequel nous sommes, les revenus actuels ne suffisent plus à subvenir aux besoins de première nécessité des familles.
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  • On assiste à une certaine paupérisation de cette population qui bascule tout naturellement vers la pauvreté.  
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  • Les provinces Nord et Iles sont les plus touchées mais la pauvreté en zone urbaine (Nouméa – Grand Nouméa) gagne du terrain.
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  • On approche aujourd’hui les 20% de la population soit environ 55.000 personnes concernées par cette situation et se trouvant sous le seuil de pauvreté.
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  • Dans un Pays riche comme la Nouvelle Calédonie, on peut constater que cette richesse a toujours été inégalement et injustement répartie. Les riches devenant toujours de plus en plus riches quand les moins nantis s’enfoncent dans la précarité et font face de plus en plus difficilement aux épreuves de la vie.
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  • La théorie du ruissellement a atteint ses limites et le système redistributif est en panne depuis bien longtemps. L’état de la société calédonienne d’aujourd’hui en est le miroir.
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  • En expliquant tant bien que mal qu’augmenter les salaires va aggraver la situation de l’entreprise et que le coût du travail aura un impact négatif sur la compétitivité de celle-ci.
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  • Mais qu’ils commencent déjà par déposer leurs comptes au greffe du tribunal de commerce et après on pourra les commenter ensemble et se faire une réelle opinion sur la pertinence des arguments avancés. Ce qui est loin d’être acquis à ce jour.
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  • Aujourd’hui, alors que certains indicateurs économiques indiquent seulement un ralentissement de l’économie calédonienne, dû à l’arrêt des grands chantiers et d’un contexte lié au nouveau paysage du nickel à apprivoiser, le patronat local s’agite dans tous les sens pour annoncer dans les médias qu’une grave crise est en train de naître et qu’il va falloir s’attendre à des temps difficiles, que des licenciements sont à prévoir et que des plans sociaux se préparent.
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  • Situation paradoxale d’un pays aux richesses multiples où l’on devrait pouvoir donner aux gens les moyens de vivre décemment grâce aux revenus tirés de l’exploitation du nickel et des autres secteurs d’activité. Qu’on laisse beaucoup plus la richesse produite au Pays et qu’on en rapatrie moins vers les sièges sociaux pour mieux engraisser les dividendes des actionnaires.
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  • Le projet de réforme issu du Medef -NC portant sur le recul de l’âge de la retraite à 62 ans est à mettre sur le compte de cette vision de la société consistant à noircir sans cesse le tableau pour mieux frapper les porte-monnaie des plus faibles et des plus démunis.
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  • C’est en ce sens, que le projet inavoué sur ce sujet de la retraite mais certainement déjà bien pensé dans la sphère patronale va consister à faire basculer d’un système par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle vers un système de capitalisation avec tous les risques que cela comporte (baisse de l’action, krach boursier, détournement frauduleux...).
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  • L’USTKE et Force Ouvrière ont dénoncé ce projet et ont organisé une journée de mobilisation le 22 mars 2019 qui a rassemblé un peu plus de 3.000 personnes dans les rues de Nouméa. Il est hors de question pour nos 2 organisations de laisser passer ce projet qui constitue un vrai recul social et une atteinte à un droit fondamental qui est celui de jouir de sa retraite après de dures années de labeur.
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  • Il est regrettable que sur ce dossier impliquant un choix sociétal très important, sur lequel il sera impossible d’y revenir, les autres organisations syndicales de salariés n’ont pas eu la même analyse et ont préféré se ranger par facilité du côté du patronat.
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  • Ce projet sera certainement un des dossiers prioritaires à traiter par les élus politiques issus des élections au Congrès de la NC du 12 mai 2019 dans le cadre de la prochaine mandature. Ce dossier permet d’aborder le contexte politique dans lequel notre Pays va se trouver confronté dans les jours à venir.
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  • Nous sommes en effet à 2 semaines des élections chargées de renouveler les élus au Congrès de la NC et des 3 provinces.
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  • L’enjeu est évidemment hyper important et l’objectif de gagner cette majorité au Congrès passe nécessairement par une coalition indépendantiste autour d’une liste unitaire dans la Province Sud. C’est ce qui a conduit le bureau confédéral de l’USTKE à prendre l’initiative d’un communiqué diffusé sur les ondes et les médias le 29 mars 2019 appelant le mouvement indépendantiste et nationaliste kanak à une stratégie unitaire dans la Province Sud afin de réunir les conditions pour gagner cette majorité au Congrès.
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  • Cet appel n’a malheureusement pas été entendu, le Congrès du FLNKS du samedi 30 mars 2019 à Ko Wé Kara chargé de valider la stratégie électorale, a exclu le Parti Travailliste de la liste unitaire du Sud en invoquant comme principale raison, la décision du PT d’avoir appelé à la non-participation au référendum du 4 novembre 2018.
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  • Or, ce sont 2 élections complètement différentes, combien même les raisons qui ont conduit le PT et l’USTKE à opter pour cette consigne sont tout à fait justifiées et fondées.
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  • Les enjeux des élections provinciales sont complètement différents de la consultation référendaire car pour la première fois, du fait de la multiplicité des listes de droite, les indépendantistes pouvaient être majoritaires au Congrès.
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  • Ce qui veut dire prendre également les commandes du Gouvernement, diriger le Pays, décider des politiques publiques à mettre en place, donner les orientations budgétaires pour mettre en place les bases nécessaires du futur état souverain. Mettre enfin sur les rails le grand chantier de la Fiscalité pour aller chercher l’argent là où il est et l’affecter pour les besoins prioritaires de nos populations. Dégager les budgets nécessaires pour une politique volontariste en faveur de la jeunesse kanak en décrochage du système scolaire, stigmatisée en permanence et dont la seule réponse aujourd’hui est l’enfermement au Camp Est. Cet échec scolaire est bien souvent lié aux conditions sociales des parents qui sont les déterminants essentiels à la réussite scolaire des enfants. Rayonner bien évidemment au niveau des relations internationales dans la zone Pacifique et au-delà est aussi une opportunité à saisir grâce à la maîtrise des institutions du Pays.
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  • Pour des motifs dont on a du mal à saisir les vraies raisons, on a laissé passer cette opportunité. Et on est en droit aujourd’hui de s’interroger sur la solidité des arguments avancés qui ne résistent pas à la confrontation et au débat.
  • L’USTKE pour sa part prendra ses responsabilités et les assumera. Nous l’avons fait en publiant le communiqué du 29 mars appelant à la stratégie unitaire dans le Sud.
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  • Cet appel n’a pas été entendu.
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  • Le Bureau confédéral a inscrit à l’ordre du jour de sa séance du 18 avril 2019 le point concernant le positionnement de l’USTKE pour les Provinciales du 12 mai prochain.
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  • La position de principe qui a été arrêtée compte tenu du contexte évoqué ci-dessus, est celle de soutenir et d’appeler à voter en faveur des listes portées par le Parti Travailliste sur l’ensemble des 3 provinces.
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  • Cette position a été confirmée par le Comité directeur du 26 avril 2019 tenu dans la salle du « Au Pitiri » à Koohnë.
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  • RDV à 07 h 30 devant le siège de l’USTKE – Vallée du Tir
  • Après-midi festif avec animation musicale Restauration sur place  
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  • A Nouméa, le 29 avril 2019 
  • Le Bureau confédéral
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