dimanche 27 mai 2018

A Actualité syndicale

Conseil syndical de la Fédération des Industries et des Services

  • Une vingtaine de délégués présents à cette rentrée de la Fédération des Industries qui avait pour habitude de faire salle comble. Il n’en reste pas moins que l’ordre du jour a été très fourni c​e lundi 12 février, et ce en raison des activités qui attendent le bureau fédéral.
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  • Avant que ne démarre l’état des lieux sur les secteurs, un ensemble de sujets a été abordé par le secrétaire fédéral, Fidel Malalua dont notamment la refonte de la branche industrie où la FINC (Fédération des Industries de Nouvelle-Calédonie) prévoit de rendre « plus flexible le temps de travail des salariés », c’est selon les entreprises calédoniennes. En période de forte production, le patron pourrait revoir l’organisation du temps de travail pour ce qui concerne les entreprises de plus de 50 salariés. Cette option ne plait pas aux syndicats représentatifs. Autre point à discuter dont les syndicats ne sont guères favorables : le nombre de jours fériés chômés​ à l’année, le patronat souhaiterait le ramener à 6 au lieu des 8 jours conventionnels. Mais pour l’instant ces sujets restent en l’état ; les discussions reprendront le ​27​ février entre les syndicats et la FINC.
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  • La retraite, autre point tout aussi intéressant dont les syndicats des patrons envisagent de repousser​​ l’âge du départ à la retraite à 62 ans et le départ anticipé tournerait à 60 ans. A l’heure actuelle, le départ volontaire ou pas à la retraite se fait à 60 ans, et le départ anticipé s’effectue à 57 ans ½. Mais le  point épineux ​demeure​ la pension ​de la retraite ; les salariés​ comme les employeurs ​mettent la main à la poche pour le financer​, c’est ce qu’on appelle la retraite par répartition, c’est à-dire que ce sont les actifs actuels qui permettent aux retraités d’avoir une pension. En clair en Calédonie, 3 salariés cotisent pour 1 retraité. Concernant la retraite complémentaire (CRE), la calédonie a opté pour une caisse généralisée depuis 1995, elle permet de verser une pension de retraite complémentaire à tous les calédoniens retraités. Mais il y a quelques semaines, un montant exorbitant (28 milliards XPF) est sorti dans les médias. Une étude actuelle diligentée par le président du Gouvernement à laisser apparaître : 8 milliards XPF de pension  versés aux retraités calédoniens et 20 milliards XPF en disponibilité dans cette caisse pour les autres retraités cotisants à venir. Au-delà de cette situation, une autre réalité échappe à la caisse de retraite, ce sont plus de 7800 salariés issus du privé percevant un salaire de plus 400 000 XPF qui ne cotisent pas au-delà de la 2ème tranche Cafat. Si ils cotisaient, cela pourrait générer plus de 2 milliards XPF dans les caisses. Pour beaucoup d'entre eux, ils échappent à une cotisation supplémentaire,  ils font le choix d'une caisse à part auprès d'une assurance ou d'un autre organisme.
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  • Autres sujets évoqués par les délégués, la représentativité syndicale 2017-2018, la réforme des IRP,  les accords de branche Industrie et de la Boulangerie. Ce dernier secteur voit, dans ses rangs l’augmentation de la valeur du point pour les livreurs et les vendeurs. Une petite augmentation qui a le mérite d’être soulevé car les mieux rémunérés dans ce secteur, ce sont les ​salariés ​boulangers (+ 250 000 frs XPF/mois). 
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  • A signaler dans certains secteurs. Deux nouveaux secteurs ont rejoint cette fédération,  SOCOMETAL et la Boulangerie SCEB. Dans cette dernière entreprise, l’amplitude horaire du temps de travail est à revoir notamment pour les livreuses qui sont de plus en plus nombreuses dans ce secteur d’activité. « On charge des cageots de 24 kg de baguettes de pains. On les prépare, on les livre, on les range dans les magasins. Régulièrement, nous dépassons nos heures de travail, et elles ne sont pas payées », soulève Isabelle Luepak, chauffeur/livreuse passée récemment en CDI après avoir connu des CCD renouvelables. Du côté de la société SIFRAIS, une entreprise de préparation de sandwichs,  « on n’a pas de 13ème mois, pas de primes, pas de bons de noël », réclame Dominique Degand. Dans cette société, très peu de contrats (CDD) sont renouvelés, « elles sont embauchées pendant 9 mois et puis plus rien », ajoute-t-elle soulevant aussi la surcharge de travail de certaines employées. Concernant les élections professionnelles, il y en aura bientôt à NESTLE et la société SILCAR. « L’ouverture de l’’importation des papiers hygiéniques après l’incendie de Cellocale/Sofaplast a particulièrement mis à mal la concurrence », indique Jonathan Taofifenua, délégué syndical STKE à VEGA. Parallèlement, le groupe gérant CELLOCALE prévoit de construire une nouvelle usine ; la logistique prendra une grande place dont SOCALOG, une société spécialisée dans le transport logistique se verra octroyer ce marché, donc indirectement moins de livreurs, moins d’emplois. A GFNC, une grande partie des employés travaillent dans l’usine décentralisée à La Coulée, certains d’entre eux sont employés à Ducos. Les employés de la minoterie iront en octobre prochain à La Tamoa près des locaux du groupe Saint-Vincent. Petit hic, depuis peu du côté de l’usine fabriquant des twisties à La Coulée, une machine a pris feu. Par conséquent : 14 emplois sont menacés d’être au chômage technique. Concernant SICA, « il faut re-communiquer sur nos actions, il faut prévoir la NAO car beaucoup sont partis à la retraite, des nouveaux sont entrés récemment », signale Philippe Ronez, délégué syndical STKE à SICA. Du côté du groupe Saint-Vincent, « on est sur un cahier de revendications. On espère des embauches en CDI pour 2 personnes », prévient Mathieu Kotopeu, délégué suppléant au C.E. « 6 à 7 jeunes seront en formation managériale. On se focalise aussi sur des promotions en interne dont deux l’ont été récemment. Un adjoint ​chef meunier et un chef adjoint de production », ajoute Fidel Malalua, également employé dans cette entreprise située à La Tamoa.
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  • Au plus près des délégués et des représentants syndicaux. Des rencontres sont prévues dans le courant de l’année entre la Fédération des Industries USTKE et les chefs des entreprises, les sociétés industrielles ou manufacturières du Grand-Nouméa. « Il faut renforcer le rôle des délégués, comment exercent-ils leurs mandats au sein de l’entreprise. C’est tout cela qu’on doit voir avec eux, et bien sûre rencontrer les patrons », indique le secrétaire fédéral, en proposant de visiter les usines afin de mieux connaître l’environnement des délégués qui sont également des employés, des acteurs décisifs dans leur milieu professionnel. Dans son introduction, Fidel Malua, a rappelé que « cette année est une année très politique … avec le référendum en novembre ». Également mis sur la table : la formation syndicale pour les délégués qui a son importance dans le parcours des personnes, et sans compter les réunions statutaires dans lesquelles (comité directeur, bureau élargi) ils peuvent puiser des éléments  d’informations et de réponses à leurs questions.
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