jeudi 14 dcembre 2017

A Actualité syndicale

Conseil syndical de la Fédération des Mines, de la Métallurgie et des Carrières

  • Moins nombreux que d’habitude, sept délégués des mines en comité restreint lors de leur conseil syndical qui a eu lieu le vendredi dernier *. Cette rencontre a permis d’évoquer la situation de trois entreprises minières (NMC, SLN, Vale NC) par rapport aux camarades présents ce jour-là.
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  • « Par rapport aux objectifs fixés en début d’année, y’a-t-il des plans sociaux annoncés dans chaque entreprise ? Sachant que les entreprises minières subissent de plein fouet la crise du nickel. Les cours du nickel sont au plus bas (le 04 août 2017, + 10 335 $ la tonne) », soulève en début de séance Léonard Wahmetu, secrétaire fédéral de la Fédération des Mines, de la Métallurgie & des Carrières. NMC (Nickel Mining Corporation), une filiale du groupe SMSP qui extrait le minerai et l’exporte vers l’usine Gwangyang en Corée du Sud : « Il faut maintenir l’activité malgré les suppressions d’emploi. Le service sondage et achat ont été fermés. Trente-huit personnes sont concernées par cette fermeture. Au laboratoire de Nouméa, 17 emplois sont menacés et un peu moins au laboratoire de Ouaco. On a besoin d’un éclairage sur cette éventualité de fermeture des laboratoires », annonce Bertin Boéré, délégué syndical STKE/NMC, inquiet sur le devenir des personnels. Un comité d’entreprise (C.E) prévu ce vendredi 10 août est reporté pour une deuxième fois à une date ultérieure.  Du côté de la direction, temporisant la situation, elle annonce un objectif à atteindre : « maintenir un coût de production en dessous du cours du nickel avant décembre 2017 donc produire 330 kt/mois à 2 % Ni jusqu’à la fin de l’année. Au 1er août, le prêt attendu n’est toujours pas acquis même si le dossier est en bonne voie. Le niveau de  production en tonnage s’est amélioré même si la teneur reste en dessous de ce qui est dû ». Concernant les laboratoires de NMC (Ouaco, Nouméa), la direction prévoit une observation de ces laboratoires tout en étudiant des solutions en parallèle (réduction de l’activité, externalisation). « La direction prendra sa décision fin septembre-début octobre », ajoute Bertin Boéré.
  • Du côté de la SLN (Société Le Nickel), un plan de performance est sur les rails pour palier à la crise. « Notre seule préoccupation, c’est la sauvegarde des emplois même si la direction a annoncé la suppression de 300 emplois. L’atelier Bessemer à Doniambo a vu la diminution de ses effectifs », souligne le chef de file de cette fédération. Concernant Tiébaghi est l’un des sites miniers les mieux lotis « en terme de performance et en matière de productivité », souligne Constant Tiavouane, délégué syndical STKE/SLN à Tiébaghi, « l’augmentation du temps de travail et du régime horaire » permet cette efficacité de la part des salariés. Autre point fort, les salariés disposent de 13 jours fériés chômés et payés. Mais, la politique globale de la direction SLN est à prendre avec des pincettes, selon Léonard Wahmetu. « En mai/juin, on compte 110 emplois supprimés. « Le plan de performance » annoncé ces derniers mois doit permettre à la direction et aux partenaires sociaux de convaincre le conseil d’administration (C.A) de la maison mère de s’en tenir à la viabilité de ce plan. Le C.A est prévu en septembre, « nous devrions démontrer que ce plan de performance est viable !  L’atelier charbon a été chiffré au départ à 800 millions de francs et à présent, il coûte plus d’un milliard ! Nous attendons des explications sur ce coût exorbitant alors que des emplois ont été supprimés ! », s’interroge le secrétaire fédéral.
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Prochaine rencontre entre les responsables syndicaux des secteurs miniers : le vendredi 1er septembre 2017 au siège syndical à la Vallée-du-Tir (Nouméa). Les discussions porteront sur les mesures mises en œuvre dans chaque secteur. 

  • Concernant Vale NC, l’annonce faite début juillet par le PDG du groupe Vale qui a été précis sur la fermeture de l’usine du Sud, et dont plus d’un millier d’emplois sont menacés sur le site même si « des efforts sont consentis par les salariés depuis trois ans », assure Antonio Néwédou, secrétaire fédéral adjoint et délégué syndical STKE/Vale NC. L’inquiétude des syndicats représentatifs est grandissante même si les partenaires sociaux tentent de faire le maximum pour garantir au mieux le maintien des emplois. A la dernière conférence de presse de l’USTKE, Antonio Néwédou a déclaré : « une mission de sept personnes s’est rendue sur le site de Vale pour évaluer le projet Lucy à Goro dont un rapport (technique, financier, masse salariale) est sorti à la suite de leur visite. Ce rapport a été rendu à Mr Schvartsman, le nouveau PDG du groupe Vale Corporate ». Ce document met en exergue les efforts faits, en termes de coût de production, de masse salariale etc... « A son retour du Brésil, il y a deux semaines, le directeur général de Vale, Daryush Khosheneviss est clair sur le devenir du site industriel », indique Antonio Néwédou « si il n’y a pas une nette amélioration de l’activité d’ici six mois, on mettra la clé sous le paillasson », insiste-t-il. Trois mesures sont préconisées par la direction de Vale NC, et obligeant ainsi les quatre syndicats représentatifs (USTKE, USOENC, UT-CFE-CGC et COGETRA) à travailler ensemble durant les prochains mois. Ainsi, il est demandé aux salariés d’atteindre « une performance permettant d’augmenter la production tout en réduisant les coûts », la direction se voit dans « l’obligation de trouver un ou deux partenaires » afin d’assurer les investissements (Sumitomo a vendu ses parts au géant brésilien) et elle demande aussi « le soutien total des autorités locales (province Sud et gouvernement), l’Etat français ». « Ces trois points sont nécessaires et ils doivent marcher ensemble », insiste Antonio Néwédou auprès de ses camarades. Une réorganisation en interne va être nécessaire et obligatoire afin de réduire les coûts (moins de charges fixes), « les services supports et administratifs seront supprimés, notamment les bureaux installés à Nouméa. Tout va revenir à Yaté. Le transport du personnel par voie maritime sera privilégié au détriment du transport terrestre (suppression du transport en bus). Les rythmes de travail vont changer », prévient-il. Dans les six mois à venir, une économie de 50 millions $ est recherchée en fonction de toute cette réorganisation du travail à l’usine et sur le site minier. Les partenaires sociaux de Vale NC attendent patiemment les décisions du conseil d’administration qui vont tomber à la mi-août à Rio de Janeiro.
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  • (*) : vendredi 4 août 2017
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