mercredi 19 septembre 2018

A Actualité syndicale

La Fédération BTP dénonce un licenciement abusif à Dumez

  • La fédération BTP s’est mobilisée très tôt ce matin (*) devant les grilles de la société Dumez, implantée à Auteuil, une filiale du groupe Vinci. Les responsables syndicaux dénoncent une sanction disproportionnée sur des faits mineurs à l'encontre d'un ouvrier qui était employé comme soudeur depuis 7 ans dans l’entreprise.
  • Pourquoi le blocage des accès de l’entreprise Dumez ? «  Il y a eu un licenciement à l’égard d’un de nos adhérents que nous estimons abusif », indique Lucien Guaenere, membre de la section STKE à Dumez, également pressenti pour être le futur délégué syndical STKE. Les reproches de la direction de cette société de terrassement et des travaux publics. « Sur un chantier à Goro,  on l’a reproché d’être parti se reposer quelques instants. Il a été pris sur le fait par un cadre. Cette même personne l’a pris en photo entrain de dormir. Par rapport à cela, ils ont en fait tout un résumé comme quoi l’employé dormait pendant les heures de travail ! », signale-t-il. Combien de temps l’intéressé a-t-il dormi ? « Personne ne le sait ! Chacun a donné sa version des faits aussi bien l’intéressé que la direction », répond-t-il. Dans les négociations : «  On a buté sur ce point-là. Et d’après notre adhérent, il a eu un mal de dos, une douleur au dos », répète-t-il. « Pour eux, cette excuse-là, c’est un mensonge. Donc, ça veut dire que la direction ne l’a pas cru ! C’est juste  le fait de faire une sieste pendant le temps de pause, et  que demain on risque d’être virer ! Si demain, on va fumer une cigarette pendant le temps de pause, on va être virer ! », remarque-t-il. La direction s’entête à ne pas écouter les employés et elle campe sur sa position. « On l’a appris hier (**) que son licenciement a été acté », ajoute Lucien Guaenere. La section STKE de Dumez est  épaulée par les membres de sa fédération qui ne comptent pas en rester-là. D’autres actions sont à prévoir dans les prochains jours.

  • En moins de deux ans, « cinq licenciements ont été ordonnés », signale-t-il, un dégraissage du personnel qui s’opère tout doucement mais sûrement, souvent sur des faits jugés mineurs. A la différence des cinq autres licenciements, celui-ci n’a pas pu être négocié et la fédération BTP demande sa réintégration. « Car c’est un père de famille avec trois enfants en bas âge et sa femme ne travaille pas. On le jette dehors comme ça, on n’est pas d’accord ! », avertit le porte-parole de la section syndicale STKE.
  • Une rencontre a eu lieu entre les deux parties à la mi-journée mais au bout d’une heure de discussion, nos responsables syndicaux ont quitté la table des négociations. Par contre, le fil du dialogue n'est pas rompu puisque les échanges reprennent à 17 heures.
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  • (*) : Mardi 15 mai 2018
  • (**) : Lundi 14 mai 2018

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