dimanche 19 novembre 2017

A Actualité syndicale

Le THT, l'Industrie en conseil syndical

  • Conseil syndical de la Fédération T.H.T (Transport Hôtellerie et Tourisme)
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  • Mardi 24 octobre. il s’est tenu le conseil syndical de la Fédération T.H.T  au siège de notre Organisation. Jean-Yves Palene, secrétaire fédéral a présidé cette séance de travail auquel une dizaine de délégués y ont participé. Le point sur les secteurs d’activités.

  • Les représentants syndicaux des secteurs de l'hôtellerie et du transport routier.
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  • Secteurs hôteliers. Un déplacement aux îles le jeudi 9 novembre, notamment à Drehu et à Iaaï où deux responsables syndicaux s’y sont rendus sur chaque île. Objectif : rencontrer les adhérents des secteurs hôteliers/STKE sur place.  Concernant le secteur STKE/Newrest : des nouveaux adhérents ont été enregistrés. Newrest, cette société est spécialisée dans la restauration des personnels résidants dans des Bases Vies, notamment sur le site industriel minier de Vale NC à Goro, dans la commune de Yaté.
  • Secteurs routiers. A TDS, un nouveau délégué syndical a été nommé dans ce secteur. Du côté du transport des personnels des entreprises ou autres, la société Arc-en-Ciel Service est en redressement judiciaire. « L’appel d’offre est ouverte mais les sociétés de transport en commun habileté à la prise en charge du public attendent la prise de fonction du ministre du transport », indiquent les délégués syndicaux STKE de Carsud et de Karuïa Bus.
  • Secteurs aériens. Concernant les adhérents STKE de Cofely Airport Pacific travaillant à l’aéroport de La Tontouta, il n’y avait aucun de ses représentants syndicaux à cette réunion. Et pourtant, le bureau fédéral a identifié 25 nouveaux adhérents dont le traitement de leurs dossiers se fera au bout de 6 mois de cotisations. Pour ce qui concerne la compagnie aérienne locale, Aircal :  le délégué syndical a indiqué l’arrivée de nouveaux aéronefs pour le courant de décembre. Le siège de la compagnie déménagera vers la Vallée-du-Tir aux abords du rond-point Patch, et son ouverture est prévue en juin 2018. La section STKE d’Aircal s’est étoffée avec notamment l’arrivée de jeunes adhérents, et la nomination d’un nouveau secrétaire général, Edouard Muracioli.
  • A signaler : pendant que la plupart des délégués ont assisté à cette réunion, d’autres camarades se sont affairés à la préparation de plats cuisinés dans les locaux du Charley’s, dans l'objectif de récolter des fonds pour le déplacement des délégués à Drehu et à Iaaï.
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  • Conseil syndical de la Fédération des Industries & des Services
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  • Lundi 16 octobre. Une semaine plutôt ce sont les délégués de la Fédération des Industries qui se sont retrouvés au siège syndical à la Vallée-du-Tir, où l’actualité politique et sociale d’octobre dernier a largement occupé les discussions. Le point avec son secrétaire fédéral, Fidel Malalua.
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  • Les délégués syndicaux des différents secteurs de l'industrie durant leur réunion. 
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  • Interview de Fidel Malalua, secrétaire fédéral de la Fédération des Industries & des Services USTKE
  • Expliquez-nous pourquoi avez-vous introduit votre conseil syndical sur la mobilisation du R.I.N. ?
  • Fidel Malalua : " L'USTKE est une organisation encrée politiquement depuis sa création, et le Bureau confédéral a validé notre participation en appelant à la mobilisation. Donc on se doit en tant que responsable de fédération de faire de même dans sa déclinaison. Par le biais de ce conseil syndical, j’en ai profité pour préciser la forme de la mobilisation, et surtout pourquoi, nous nous sommes mobilisés. A l'approche du référendum de 2018, les listes électorales demeurent un sujet prioritaire, et nous devions nous mobiliser. "
  • Vous avez également évoqué à vos délégués la mobilisation de l’USTKE devant la DITTT le 8 septembre dernier ? Pourquoi revenir sur cette mobilisation ?
  • F.M. : " Cette mobilisation concernait la non-nomination d'un jeune kanak à la direction générale de la DITTT. Celui-ci est directeur adjoint depuis 4 ou 5 ans. Au lendemain du départ de l'actuel directeur, sa nomination sur ce poste doit être effective mais il n’y pas eu de suite. Mais ce qui est plus grave, c'est la participation active du président du gouvernement à cette mascarade, sous prétexte que cette nomination fait partie des affaires courantes, du fait de l’absence de président à ce gouvernement. Nous sommes là encore face à un excès de zèle, de politique politicienne. C'est pour cela que l'USTKE a été créée pour qu'il y ait un rééquilibrage de la jeunesse kanak à des postes de responsabilités au niveau de l'emploi. Et, nous sommes une organisation encrée politiquement. "
  • Qu’en est-il de l’actualité au sein du Conseil du Dialogue Social ? (Sortie partielle du Medef suite de l’affaire Cafat ?  Et les discussions entre vous et les partenaires sociaux concernant les IRP ? L’APICS, qu’est-ce que c’est ?)
  • F.M. : " Concernant la sortie partielle du MEDEF du Conseil du Dialogue Social (CDS), elle est liée sur le fond à la guerre que se livre les organisations patronales sur le poids de leurs représentativités respectives dans différentes commissions ou des conseils d'administrations. Donc c'est ce qui s'est passé au CDS, le MEDEF n'ayant pas recueilli les votes nécessaires pour la co-présidence au sein du CDS, il s'est exclu partiellement. Mais ayant eu gain de cause sur le dossier juridique de la CAFAT où le MEDEF retrouve son siège perdu antérieurement, c'est ce qu'ils veulent obtenir au CDS et partout où leurs membres pourront le faire. Là, nous avons une organisation qui veut imposer son hégémonie partout  où elle le pourra. Sur les I.R.P. (Instance représentative du personnel), nous avons déjà convenu d'un séminaire de 2 jours entre les partenaires sociaux (patronat et salarié) afin de remettre à niveau les nouveaux négociateurs, et de les relancer sur cette réforme.
  • L'APICFPS (Association Paritaire Interpro au Concours du Financement des Permanents Syndicaux) comme son nom l'indique, c'est une association qui gèrera le fond abondé par les entreprises du privé. Ce fond sera récolté par la CAFAT pour le financement des permanents syndicaux du secteur du privé. Cette association sera pilotée paritairement par les partenaires sociaux siégeant au sein du CDS. "
  • Pourquoi avoir informé vos délégués sur la mobilisation de Karuïa Bus devant la province Sud ?
  • F.M. : " Car la juriste et le président du G.I.E. Karuïa Bus ont fait la démarche d'informer le Bureau confédéral concernant les tenants et aboutissants de ce conflit mené contre la mairie de Nouméa et la province Sud. Lors de la mise en place de ce G.I.E., l'USTKE était partie prenante de son lancement avec un apport solidaire aux entrepreneurs locaux propriétaires des bus et détenteurs de licences. "
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  • Un sujet qui concerne particulièrement les secteurs de l’industrie où il est question de la refonte de la convention de votre secteur d’activité ? Où on est en dans les discussions avec les partenaires sociaux ?
  • F.M. : " Nous avons déjà commencé les négociations, et à ce jour nous avons déjà engagé trois. Elles ont concerné le champ d'application, la formation professionnelle et l'organisation du temps de travail. Nous avons jusqu'à février 2019 pour conclure sur une dénonciation partielle ou totale. Pour l'instant, les entretiens sont normaux et constructifs mais le plus difficile reste à venir, à l’exemple des classifications. "
  • Que peut-on retenir des secteurs qui étaient présents ce jour-là ?
  • F.M. : " Dans l'ensemble, la réelle difficulté est de syndiquer les salariés ou encore intéressés les jeunes aux rôles importants du syndicat dans une entreprise. Pour certains, l'usure du mandat est là. Concernant nos délégués syndicaux travaillant dans l’ensemble des entreprises, le combat reposant sur les acquis sociaux est loin derrière eux ! Aujourd'hui, il faut se mobiliser sur des sujets tels que le rééquilibrage ou l'emploi local. Mais ce n'est pas facile car aujourd'hui l'offre syndicale est multiple, et il y a le défi de la représentativité syndicale. Nous devons faire face aux autres partenaires sociaux où il y a de la surenchère sociale à tout va. On peut toujours vendre du rêve aux salariés et pratiquer le clientélisme, sauf quand les salariés s'aperçoivent qu'ils se sont faits bernés et leur parler de syndicat ensuite cela devient difficile ! Nous, la fédération Industrie USTKE nous demeurons pragmatiques avec un langage de vérité et, ce langage est constant !
  • Faire du syndicat, ce n'est pas comme si on s'occupe d'une équipe de scout ! Là, on s'occupe de la jeunesse, du père, de la mère de famille et de leurs foyers. Et n'oublions pas que dans le préambule de l'USTKE, il est indiqué nous militons pour un projet de société juste pour tous. "
  • Quelles sont les dates de vos prochains rendez-vous avec votre fédération ?
  • F.M. : " Le vendredi 15 décembre, nous aurons notre réunion fédérale. Et le vendredi 22 décembre, nous terminerons l'année avec notre assemblée générale. "  
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