dimanche 19 novembre 2017

A Actualité syndicale

L'enseignement et la fonction publique en conseil syndical

  • Conseil syndical de la Fédération de l’Enseignement
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  • Une salle comble pour le conseil syndical de la Fédération de l’Enseignement, le vendredi 30 juin dernier. Deux ateliers : le premier s’est attardé sur la « contractualisation » dans les trois enseignements privés (ASEE, FELP, DDEC), le second a porté sur l’analyse de « l’intégration » des agents dans les établissements scolaires publics. Le point avec Victor Wéjième et Franck Wamalo.
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  •  Victor Wéjième, secrétaire fédéral de la Fédération de l’Enseignement.
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  • Suite à l’introduction de votre conseil syndical, deux ateliers de réflexions ont émané de cette réunion. Vous avez animé un atelier sur « la contractualisation ». Qu’est-ce qu’il en ressort des débats suite à cet atelier ?
  • Victor Wéjième : « Cet atelier fait suite à un travail préalable sur un document confidentiel reçu. En tant que de directeur de collège, j'ai pris connaissance du rapport Fradet en conseil de direction.  Il préconise un projet de contractualisation qui va être mise en place par le gouvernement et le vice-rectorat. Dans les missions engagées par la Fédération de l’Enseignement USTKE, il ya celle de la  défense des emplois. Nous sommes conscients que les mesures annoncées dans ce rapport risquent de mettre en péril des emplois notamment dans l’enseignement privé. L’USTKE se bat depuis de nombreuses années pour que l’enseignement privé dispose d’un vrai statut juridique ! D’une part, sur le fonctionnement et deuxièmement sur les investissements qui doivent être engagés ! »
  • Quelles sont vos prochaines démarches pour palier à ce constat alarmant ?
  • Victor Wéjième : « Au vue de ce document sur la contractualisation, nous avons dégagé quatre points. Le premier se situe sur le rapport Fradet qui est issu d’un audit des trois enseignements privés (ASEE, FELP, DDEC). Cet audit a été fait en 2010, en 2011 et en 2012. Globalement, même si ce rapport est réactualisé pour cette année, il est certain que l’enseignement privé coûte plus cher que l’enseignement public. Donc, nous ne connaissons pas la position des autres organisations syndicales ou des autres directions sur cette expertise, en tous les cas pour les trois enseignements privés où notre syndicat est présent, nous contestons cette analyse. Il est vrai que l’investissement est coûteux dans la réfection des locaux, et où nos vieux ont donné de leurs temps, de leurs sueurs pour les construire ... Ce sont des constructions qui ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur car nous avons demandé la remise en état de toutes nos écoles privées. Donc la rénovation, les investissements engagés coûtent chers. Nous comprenons cet aspect mais pas au détriment de l’enseignement privé. Ils cherchent à faire des économies. La restriction budgétaire est en route et ça affecte l’enseignement privé. Dans cet enseignement, on est détenteur d’une éducation, d’une formation humaniste des gens, des personnes responsables, capables de ... Pour rappel, les deux premiers enseignements en Nouvelle-Calédonie, ils viennent de deux églises : catholique et protestante. Qu’est-ce qui est plus important ? Ce sont des hommes formés ou l’économie ?
  • Le deuxième point, ce sont les investissements publics. Comparativement, on peut considérer que chaque enseignement privé est qualifié comme une association. On nous donne des subventions, on doit gérer, on doit faire avec ou sans ! On ne peut pas continuer comme ça ! Même si on a signé un contrat d’association avec l’Etat,  des rénovations doivent se faire ... Concernant les anciennes bâtisses, il faut voir comment on peut les entretenir ou soit les classer au patrimoine du pays. On souhaiterait que les structures d’accueil soient au même rang que celles du public.
  • Le troisième concerne la rationalisation et la mutualisation des moyens. Nous avons l’exemple de Houaïlou. Il y a quatre enseignements : un public et trois privés (DDEC, FELP, ASEE). Comment faut-il mutualiser ces moyens ? A la lecture de ce document, la tendance qui se dessine, c’est  l’affectation élevée des enfants du privé vers le public alors que l’inverse se fait peu ou pas du tout ! Il est vrai que les établissements du public disposent de meilleures structures d’accueil mais sur le plan pédagogique nous ne sommes pas en reste sur la qualité de l’enseignement. Que vont devenir les emplois, surtout au niveau du corps enseignant. Que vont devenir les M.A (maîtres auxiliaires), les enseignants titulaires qui sont dans l’enseignement privé ? Il y a une réflexion qui se pose sur cette problématique. On est d’accord pour faire des économies mais par n’importe quel prix !
  • On considère que les trois premiers points sont négociables, on peut discuter. Quand au quatrième point, il porte sur une ancienne revendication de nos grands frères c’est-à-dire le statut de l’enseignement privé. On demande aux politiques et aux institutions actuelles de se préoccuper de cette problématique.»
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  • Un séminaire en préparation pour débattre des points soulevés plus haut. Il est prévu le vendredi 4 août 2017 à l’UNC.
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  • Franck Wamalo, 1er secrétaire fédéral adjoint en charge de l’enseignement public (primaire & secondaire).
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  • Suite à l’atelier que vous avez animé qui porte sur l’intégration des agents dans les établissements scolaires du public. Les objectifs ont-ils été atteints ?
  • Franck Wamalo :  « En fait, l’objectif principal c’est de permettre à chaque agent de savoir faire un rapport professionnel. On l’a répété à plusieurs reprises dans notre atelier. On n’a pas de document type à leur donner. C’est en travaillant ensemble que chacun pourra comprendre ce que c’est un rapport professionnel. Chaque responsable doit permettre la communication et transmettre l’information auprès de chaque section. Il ne faut que l’information reste bloquer au niveau de notre bureau ou même au niveau du conseil syndical. Il faut propager cette information à l’ensemble des établissements du territoire.
  • Quelle est votre démarche pour bien ficeler ce rapport professionnel des agents ?
  • F.W : « On doit  se voir le vendredi 7 juillet afin de travailler sur ce rapport et surtout de savoir comment l’établir. Et notamment d’être autonome. Il faut chaque adhérent, chaque agent soit autonome vis-à-vis de l’information et vis-à-vis du travail à préparer pour l’intégration ».
  • Quand ce rapport doit-il être rendu ?
  • F.W : « Avant le 13 juillet ».
  • L’inscription s’est-elle déjà établie ?
  • F .W : « L’inscription était à faire avant le 2 juin. Le problème, c’est que l’intégration est sortie tardivement. C’est un élément bloquant pour ceux qui n’ont pas fait leur inscription avant le 2 juin. Et ils ne pourront pas faire le rapport professionnel ».
  • Combien d’agents dans l’enseignement public sont concernés par cette intégration ?
  • F.W : « Au niveau administratif, on a 60 personnes. Concernant les surveillants d’éducation (S.E), ils sont entre 100 et 120. Les agents contractuels, on a à peu près 50 ».
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  • Vendredi 7 juillet, dix agents (A.E, S.E) de différents établissements du Grand-Nouméa ont été informés sur la préparation du rapport d’activité, notamment la structuration de celui-ci avec l’aide de Boniface Iritie, professeur de Génie Industrielle au lycée Jules Garnier.
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  • Conseil syndical de la Fédération de la Fonction Publique
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  • Vendredi 23 juin dernier, les camarades de la fonction publique ont tenu leur conseil syndical dans nos locaux. Les délégués présents ont fait un état de la situation des adhérents par pôle d’activité ainsi il en ressort principalement des cas de reclassements.
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  • André Elia, secrétaire fédéral et Marie-Laure Gane, secrétaire administrative ont animé ce conseil syndical. La prochaine réunion est prévue au vendredi 22 septembre 2017.
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  • Pôle Mairie. Georges Hnadriane, secrétaire fédéral adjoint en charge des Pôles Mairies a fait le point sur la situation du conflit de la mairie de Houaïlou dénoué le 16 juin dernier après 45 jours de conflit (*). Concernant la mairie de Païta, la section STKE ne suit pas correctement les modalités du protocole d’accord signé l’an dernier concernant la réintégration d’une camarade, et à ce titre, le bureau de la fédération va reprendre les discussions avec les membres de la section et renouer le dialogue avec la mairie. Pour le cas de la commune du Mont-Dore : « la situation d’un pompier professionnel de 52 ans ayant eu un accident de travail, il a demandé sa retraite anticipée sachant qu’il a négocié seul son départ », a-t-on signalé.
  • Pôle Fonction Publique. La section STKE du Centre Culturel Tjibaou a fait part de ses revendications auprès du bureau fédéral qui portent essentiellement sur des reclassements et l’intégration de dix camarades, elle a fait remonter par ailleurs l’utilité de disposer d’une cellule juridique. « Une rencontre a été faite avec la directrice de l’ISEE et une seconde rencontre a été calée avec la directrice du CREIPAC à la fin juin », a annoncé Marie Laure Gane, secrétaire fédérale adjointe en charge des Pôles Fonction Publique.  « Des personnes extérieures sont recrutées pour des stages ou des embauches alors qu’il y a des jeunes d’ici qui peuvent occuper ces postes », a-t-on remarqué à l’IRD. D’où la décision de la section STKE de l’IRD de planifier une rencontre avec le nouvel directeur de cet institut de recherche afin d’évoquer aussi l’utilisation ou le prélèvement des plantes endémiques au pays qui partent dans les laboratoires français ou ailleurs.
  • Pôle Santé. Ella Dianou, délégué du personnel et Hélène Napoéra, délégué suppléante, toutes deux représentantes du personnel au CHT du Médipôle, ont dénoncé les entreprises de nettoyage privées qui interviennent dans les différents services de soins du centre hospitalier de Koutio (**). « La direction fait venir aussi des privés pour des interventions et essaie de leur trouver des postes au Médipôle », ont-elles rajouté.
  • Pôle Etat. Des recrutements de personnels se préparent par le biais de concours à passer en vue de travailler au Centre pénitentiaire de Nouville et/ou à l’ouverture de la future prison du Nord avec le soutien en formations de Cadres Avenir. « On vient de terminer le premier concours. On a fait en sorte que toutes les ethnies soient représentées. On a vu avec la cellule de formation du Camp Est de se diriger vers les jeunes du Nord et des Iles. Sur la liste complémentaire, il y a 17 places. Un concours d’éducateur aura lieu en fin d’année ; Il y a toujours le problème de manque de places au Camp Est : les détenus dorment toujours et encore par terre », a signalé Damien Sio, délégué syndical STKE à la prison de Nouville.
  • Pôle Technique. « Dick Mackan a conservé son poste de DP suite aux dernières élections. On a fait une intersyndicale pour demander le départ de notre DRH. Il est finalement parti au mois de mai. Une rencontre est prévue début juillet entre le Bureau confédéral et la direction de l’OPT », a indiqué Georges Ajapuhnya, secrétaire général de la section STKE de l’OPT. 
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  • Les camarades de la section STKE de la mairie de Houaïlou ont fait le déplacement de la côte Est pour assister à cette réunion.
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  • (*) : Lire article paru le 22 juin 2017
  • (**) : Lire article paru le 28 juin 2017
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