mercredi 16 janvier 2019

A Actualité syndicale

Non aux 147 heures imposées sur les sites miniers de la SLN

  • Les deux syndicats majoritaires, USTKE-CSTNC, sur les mines de la SLN sont en grève illimitée depuis le jeudi 3 janvier où une majorité des effectifs ont cessé leur activité, aussi bien sur les mines de Thio (côte Est) et de Tiébaghi (extrême Nord). Par contre, seuls les mineurs de SLN Kouaoua (centre Est) ne suivent pas le mouvement par rapport à leur reprise d'activité faiisant suite aux nombreux incendies déclarés sur la serpentine. Et dans la foulée de la nuit de dimanche à lundi (*), ce sont les salariés de la mine de Népoui (centre Ouest) qui ont rejoint le mouvement de protestation.
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  • En cause, la même problématique soulevée en décembre dernier où la réorganisation du temps de travail est contestée par l’intersyndicale sur les sites miniers de la SLN. Ces deux organisations syndicales s’opposent activement à la mise en place du nouveau régime horaire, soit 147 heures par mois, qui a été approuvé par les cinq autres syndicats et la direction. Cet accord a été signé le 22 novembre dernier. « Ce sont principalement des syndicats représentatifs de l’usine de Doniambo qui ont signé cet accord », soulève Guy Tidjine, délégué STKE à la mine SLN de Népoui, qui selon lui, « cet accord cadre ne représente pas le personnel travaillant sur mine ». Chaque CCE (Comité Central d’Etablissement) devait se mettre d’accord mais cela n’a pas été le cas. « Pendant plus de six mois, nous avons discuté sur 120 heures effectives », ajoute-t-il. Pour rappel, cet accord rentre dans le cadre du « Plan SLN 2020 » qui doit permettre de relancer l’activité minière par rapport aux autres industries minières. (Lire articles parus les 10 et 18 décembre 2018) 
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  • Aujourd’hui (**), seul 20 % des effectifs travaillant sur la mine de Népoui sont présents sur leur lieu de travail, « un minéralier prêt à charger le minerai est en attente dans la baie », indique Guy Tidjine. Sur la côte Est, « l'activité minière est fortement impactée où plus de 80 % des effectifs sont en grève. Ce sont des salariés en CDD qui roulent », renchérit Mickaël Mapéri, délégué syndical STKE à la mine SLN de Thio. Sur la route menant à la mine Bernheim de Népoui, les grévistes se sont installés devant le portail, les banderoles ont fleuri aux abords de l’entrée principale. 
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  • (*) : Lundi 7 janvier 2019
  • (**) : Mercredi 9 janvier 2019
  • (Source Photos DR : H.M/ Archives C.O/USTKE)
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