jeudi 14 dcembre 2017

A Actualité syndicale

Une partie du personnel en grève à Transcar

  • Une dizaine de salariés affiliés à notre centrale syndicale mène une grève depuis ce matin très tôt devant l’entrepôt de Transcar situé dans la zone industrielle de Numbo. Les deux points à revoir entre la direction et nos représentants syndicaux STKE : la revalorisation salariale et la révision de l’amplitude horaire du temps de travail des chauffeurs de bus.
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  • Les problèmes rencontrés avec la direction. « Jusqu’à aujourd’hui, on a toujours privilégié le dialogue avec la gérante de notre société. Ça concerne principalement les salaires des chauffeurs, la grille salariale de tous les employés et le temps effectif de travail des chauffeurs. Comme, je l’ai dit avant, on a toujours discuté avec elle. Mais apparemment, elle ne tient pas compte de tout ce qu’on a évoqué en réunion de D.P. », signale Félix Tuufui, délégué du personnel suppléant. Le salaire moyen d’un conducteur de bus pour enfant n'est pas satisfaisant pour les grévistes. « Il n’atteint même pas les 200 000 francs », répète-t-il. « Nous avons le cas d’un chauffeur qui a 26 ans de service dans cette boîte, il ne touche même pas 200 000 francs net ! », s’élève le responsable syndical. Sans compter l’amplitude horaire du temps de travail des chauffeurs qui peut atteindre 13 à 14 heures par jour. « Beaucoup d’heures ont été effectuées, travaillées mais nous ne sommes pas pris en compte au niveau de nos salaires », regrette Félix Tuufui qui espère que ce premier conflit dans leur entreprise va changer la donne. Pour enclencher cette grève, un préavis a été déposé en début de semaine. « La NAO a débuté en novembre dernier. Et la direction se défile par rapport à ses responsabilités pour éviter de conclure un accord. Les conditions de travail sont à revoir. La gérante fait travailler la moitié des chauffeurs illégalement, soit par rapport à leur temps de travail ou soit par rapport à leur contrat de travail », remarque Denis Dounezeck, secrétaire fédéral adjoint en charge du transport routier. A la mi-journée, une rencontre a eu lieu entre la gérante et les responsables syndicaux STKE. « On est une société honnête, on va entendre les doléances des salariés grévistes. Le préavis n’indique rien sur leurs demandes », indique Laurence Pflaster, gérante de la société Transcar avant d’entrer en négociation. « J’ai dû moi-même conduire un bus ce matin et faire appel à d’anciens chauffeurs pour assurer le service », assure-t-elle, dépitée par la situation.
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  • Au quotidien durant les périodes scolaires, les chauffeurs sont dans leurs bus dès 5 heures du matin. Ils emmènent les enfants devant les écoles, les collèges ... (entre 5 h et 7 H 30) puis viennent les voyages dit « pédagogiques » où les chauffeurs sont appelés dans les différents établissements scolaires et font le transport des élèves pour des sorties pédagogiques (entre 8 h et 15 h). Ces sorties se calent généralement dans la journée. Puis les chauffeurs de bus scolaires sont de nouveau à la sortie des écoles, des collèges, des lycées pour ramener les élèves à leurs domiciles. Une journée de travail bien remplie se termine en général entre 19 h 15 et 20 h.
  • Lieux de ramassage : Nouméa, Mont-Dore, Dumbéa, Païta.
  • Nombre de salariés : 30 dont 26 chauffeurs. Parmi la vingtaine de chauffeurs, la moitié ont un CCD. A l'année, il y a 24 chauffeurs en moyenne pour 170 jours de roulage. 
  • Contrats de travail de 7 semaines ! La moitié du nombre total de chauffeurs dispose d’un contrat de travail de 7 semaines correspondant à la période scolaire. Durant les vacances scolaires, le contrat de travail prend fin et de nouveau un autre est signé à la reprise des cours. D’où la désaffection des chauffeurs, un manque d’intérêt pour cette société de transport d'enfant, un turn-over des chauffeurs ...
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Communiqué de l'USTKE-P.T lu au meeting de soutien au peuple catalan

21 Nov 2017
  • Le peuple kanak en lutte contre le colonialisme français pour sa liberté salut le peuple catalan en luttre contre le joug colonial madrilène et l'assure de toute sa solidarité indéfectible et active. 
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  • EN KANAKY COMME EN CATALOGNE, les...


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