jeudi 27 juin 2019

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FSU motion 2

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Depuis quelques mois la répression anti-syndicale prend de l’ampleur contre ceux et celles qui luttent.

De plus en plus de militant-es sont traîné-es devant les tribunaux ou les conseils de discipline.


Le 31 août, six salariés (dont le secrétaire du syndicat CGT) de Continental de Clairoix ont été condamnés a six mois de prison par le TGI de Compiègne.


A l’EDF, les blâmes et les avertissements pour fait de grève se multiplient. Quatre procédures disciplinaires ont déja abouti a des demandes de licenciement de la part de la direction.


A la Protection Judiciaire de la Jeunesse, des mutations dans l’intérêt du service, sanctions disciplinaires déguisées se multiplient a l’encontre de collègues qui défendent leur éthique professionnelle comme récemment au Centre d’Action Éducative de St Denis (93).


Notre camarade du SNES Pascal Besuelle, poursuivi pour « violence exercée sur un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions » lors de la venue du Président de la République a Saint-Lô, qui risquait deux mois de prison avec sursis et 700 euros d’amende s’est vu condamné finalement beaucoup plus lourdement a 3 mois de prison avec sursis a 500 euros de dommages et intérêts et a 1000 euros de frais de justice.


A Marseille Erwan Redon, instituteur engagé dans le mouvement des désobéisseurs a eu a subir des procédures disciplinaires réitérées en relation avec son activité professionnelle, dans une logique d’intimidation, où le motif d’insuffisance professionnelle devient un prétexte de répression syndicale. Le 17 septembre, la CAPD a voté par 10 voix contre 8 et deux abstentions le déplacement d’office d’Erwan. A Toulouse Alain Refalo a été rétrogradé d’un échelon.


Suite au mouvement dans les universités des étudiants sont traduits en conseil de discipline.


L'Éducation Nationale recourt a des méthodes expéditives calquées sur celles du privé, avec menaces de sanctions allant jusqu’au licenciement a la clé. Cela ne peut être la réponse a notre légitime inquiétude quant au devenir de l’école, de ses élèves et de ses maîtres.


A la Guadeloupe, la répression s’abat sur le territoire car pour le gouvernement il n’est pas possible de rester sur une défaite cuisante. Ainsi une enquête judiciaire a été ouverte contre Élie DOMOTA pour « incitation a la haine raciale ». Le recteur avait engagé une procédure disciplinaire contre Delphine PRUDHOMME, cosecrétaire académique du SNES pour fait de grève et pour avoir organisé une AG dans son établissement. Devant la mobilisation locale et les interventions au plus haut niveau du SNES et de la FSU, le recteur a dû abandonner les sanctions disciplinaires mais maintient les sanctions administratives.


En Nouvelle Calédonie, l'État poursuit son action contre les syndicalistes de l’USTKE et son président Gérard JODAR qui sont traités comme des délinquants et restent emprisonnés a cause de leurs actions syndicales.


Cette répression est symptomatique de la volonté du pouvoir de casser les résistances et les solidarités. Mais celles-ci s’expriment avec force a travers des rassemblements et des pétitions de soutien.


La FSU, réunie en CDFN, s’élève contre les actes de répression syndicale et demande l’arrêt des procédures disciplinaires et la relaxe des militant-e-s poursuivi-e-s par la justice.




Adoptée a l’unanimité


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