mardi 28 mars 2017

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1er mai 2015 Fête des travailleurs

SOLIDARITÉ KANAKY - VANUATU

Tradition et Devoir de mémoire Ce 1er mai 2015, l’USTKE défilera dans les rues de Nouméa pour la 33ème fois de son histoire. Et que ce soit sous le soleil ou sous la pluie, jamais l’organisation n’a failli au respect de la tradition. Devoir de mémoire oblige – envers nos anciens qui nous ont légué les acquis sociaux consolidés au fil des générations et ont considérablement amélioré la condition de travailleur – envers les travailleurs de tous les continents en hommage à leur combat pour le respect de la dignité humaine tout simplement.

Solidarité L’USTKE a choisi volontairement de placer la célébration de ce 1er mai 2015 sous le signe de la Solidarité avec nos frères et sœurs du Vanuatu qui ont été très durement frappés par l’ouragan Pam qui a tout dévasté sur son passage en laissant derrière lui une situation d’apocalypse. Dans un communiqué de presse paru le 18/03/2015, le Bureau confédéral de l’USTKE a déjà exprimé au Peuple, au Gouvernement et aux syndicats du Vanuatu toute sa solidarité en ces moments tragiques de leur histoire. Mais les mots de compassion ne suffisent pas et nous devons tout faire, chacun à notre niveau, en Kanaky comme partout ailleurs dans le Pacifique pour relayer massivement et concrètement l’appel à l’aide lancé par le Président du Vanuatu, Mr Baldwin Londsdale. Et l’USTKE peut s’appuyer sur une longue tradition de solidarité et d’expérience dans le domaine humanitaire.

Emploi et Pauvreté Sur le terrain social, le syndicat doit tout mettre en œuvre pour s’affranchir de la pauvreté par le travail, pour réduire les inégalités sociales, pour soutenir un emploi décent et productif pour nos jeunes, pour lutter contre la vie chère et pour un meilleur partage des richesses de l’entreprise. Le travail est le meilleur moyen de s’affranchir de la pauvreté qui s’aggrave sur l’ensemble du pays. Il faut créer des emplois décents et productifs dans toutes les entreprises du Territoire. Mais force et de constater que l’emploi productif se suffit plus ; le pays reste démuni face au problème du chômage. L’USTKE rappelle qu’il existe d’autres formes d’emplois comme l’emploi solidaire et la création d’entreprise en milieu tribal... Des dispositifs de ce type sont rarement utilisés au détriment d’autres qui n’ont été jusque-là que des échecs. Il est difficile d’imaginer un avenir de stabilité politique et sociale alors qu’une large partie de la population du pays est exclue des avantages de plus en plus visibles de l’intégration économique. Cela génère forcément de la frustration et de la rancoeur face à un système considéré à juste titre comme injuste et discriminatoire. Il est impossible d’éradiquer la pauvreté si l’économie du pays n’offre pas des possibilités pour l’investissement, l’esprit d’entreprise, la création d’emplois et la pérennité des moyens d’existence. Sans droits et sans perspectives, les pauvres ne sortiront pas de la pauvreté.

Formation et Rééquilibrage Les dispositifs de formation professionnelle et continue sont redistribués dans le seul but d’engraisser des organes de formation crées sur mesure. L’utilisation de cette masse financière doit servir à offrir une formation qui débouche sur un emploi et sur une évolution de carrière dans l’entreprise. Le Rééquilibrage, pourtant au centre du dispositif des accords de Matignon est un échec total. Les Kanak sont délibérément exclus du monde du travail et à fortiori des postes à responsabilité. Cette injustice sociale à l’adresse du peuple autochtone ne peut rester en l’état. L’USTKE revendique la tenue dans les meilleurs délais d’un Colloque sous l’égide du gouvernement de la NC portant sur le rééquilibrage et la création d’un observatoire dédié à la prise en compte de cette problématique. A notre initiative, cette thématique a été actée dans l’agenda social partagé – CDS /Gouvernement - le 28/11/14 à Nouville lors de la Conférence sociale.

Indépendance économique L’autre aspect du rééquilibrage se situe bien entendu sur le terrain économique. L’USTKE est attentif au développement de la SMSP et de l’Usine du Nord. A cet égard, l’organisation soutient le projet de doubler la production pour maintenir la compétitivité sur le marché du Nickel qui a pour avantage la création de plus de 100 emplois. Mais il a aussi été convenu de garantir la dimension sociale et de prendre en compte les intérêts des salariés. Cette société avait vu le jour avec nous avec l’implication décisive de l’USTKE dans le préalable minier. Elle est devenue en l’espace de quelques années, le symbole d’une réussite économique qui fait notre fierté aujourd’hui. Le chemin qui mène vers l’indépendance économique est aujourd’hui tracé. Au mouvement indépendantiste et nationaliste de l’entretenir et le consolider.

Jeunesse Les jeunes ne sont pas le problème, mais la solution. Investir dans les emplois des jeunes n’est pas seulement une stratégie en faveur du développement économique et social. C’est aussi un moyen de préserver la paix sociale et d’assurer la stabilité sociale du pays. Nous voyons trop de jeunes qui gâchent souvent leur vie en sombrant de façon tragique dans la délinquance ou la drogue. Les recettes politiques en vogue actuellement dans le domaine de l’emploi des jeunes ne marchent pas. Nous avons pour preuve la hausse des chiffres du chômage observée parmi les jeunes. Nous ne pouvons attendre de la croissance économique qu’elle crée automatiquement des emplois, pour que cela se réalise. Nos institutions et ceux qui les dirigent – Congrès – Gouvernement -donne la priorité à la création d’emplois et à la création d’entreprises dans ses choix politiques pour donner un nouvel horizon prometteur à notre jeunesse. Les services de placement, de formation et d’accompagnement ont un rôle essentiel dans le dispositif à mettre en place.

Vie chère et Pouvoir d’achat S’agissant du dossier de la vie chère, la démonstration de l’Intersyndicale qui avait duré le temps d’une journée de mobilisation, n’a manifestement pas retenu l’attention du Gouvernement. Visiblement, ce dossier n’a pas été traité au rang de priorité tel que souhaité et revendiqué. A ce sujet, l’USTKE reste convaincue que la solution à la vie chère ne réside pas exclusivement dans une politique de baisse des prix, mais bien dans l’amélioration du pouvoir d’achat dans l’entreprise. L’action revendicative doit s’intensifier lors des NAO – Négociations Annuelles Obligatoires - et lors des accords de branche pour ne plus jamais céder aux caprices patronaux.

Partage de la richesse Les bénéfices réalisés par les entreprises sont aussi le fruit du travail accompli par les travailleurs. Mais généralement au moment du partage, les actionnaires sont souvent les mieux lotis. Le renforcement des dispositifs d’intéressement aux résultats en réduisant les inégalités (un cadre ne peut se voir attribué une prime plus élevée, le résultat représente l’effort commun du personnel peu importe sa position hiérarchique), l’épargne des salariés (permettre aux salariés d’épargner durant la période au travail et mieux préparer leur sortie) les mesures d’accompagnement à la retraite (nous observons que les accords relatifs au départ à la retraite sont insuffisants et qu’au bout d’une fidélité au service de l’entreprise, les intéressés sont remerciés avec très peu de reconnaissance), sont à l’avenir des chantiers prioritaires en termes de politique sociale et salariale.

Accès à la pleine souveraineté Aujourd’hui plus que jamais, l’USTKE réaffirme son engagement politique en faveur d’une Kanaky libre et démocratique. Elle appelle les travailleurs qui hésitent encore à choisir la future Nation Arc en Ciel à rejoindre le combat pour donner un sens à la Justice sociale et au Destin commun.

A deux ans de l’organisation de la consultation référendaire de 2018, l’USTKE confirme sa volonté de voir son projet « Réaliser 50% + 1 voix » validé par le corps électoral spécifique.

Mobilisons-nous pour apporter notre soutien à la population du Vanuatu. Mobilisons-nous pour que Kanaky soit une réalité en 2018. Vive l’USTKE et Vive Kanaky !

Rendez-vous à 7 h 30 sur le parking de la Vallée-du-Tir. Au programme : stands de restauration et animation musicale  (voir affiche ci-dessous). 

Le Bureau Confédéral de l’USTKE

 (NDLR : communiqué paru le mercredi 22 avril 2015)

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