mercredi 26 juillet 2017

B B.C

Communiqué de presse

« Contre la prise en Otage des salariés et des entreprises par les Pro-Colonialistes pour satisfaire leur propagande politique contre l’accession de la NC à son indépendance » Dans l’offre d’emploi, l’embauche et dans la RELATION de travail, il est interdit de prendre en considération l’origine, le sexe, l’état de grossesse, la situation de famille, l’appartenance ou la non appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une NATION ou une RACE, l’opinion POLITIQUE, l’activité syndicale, le handicap ou les convictions religieuses. Il est interdit dans les relations de travail toute discrimination en fonction des opinions. Or, nous constatons encore une fois dans ce pays qu’il y a des droits particuliers destinés à protéger l’Etat colonial et ses partisans à l’inverse du peuple premier qui subit au quotidien la foudre des juges qui n’hésitent pas à emprisonner nos jeunes pour des broutilles. Le patronat calédonien à la botte de la droite locale n’est plus à son premier essai, il a cette sale habitude de confisquer l’expression démocratique des salariés dans l’entreprise à des fins exclusivement politique. Tous les modes de complot possibles en vogue sur cette terre de Kanaky contre les droits innés et actifs du peuple premier se multiplient sous les yeux de la justice et de l’Etat dans l’indifférence absolue. Dans cette NC Française dominée par les Pro-Colonialistes, les droits des Kanaks reconnus sur le plan planétaire continuent d’être bafoués sur l’autel d’une Calédonie dans la France. Mais que les ténors pour le maintien de la Kanaky dans la France comprennent bien une chose, le peuple français et l’ensemble de la planète soutiennent l’accession du peuple Kanak à sa pleine souveraineté et ce n’est pas une petite manifestation de « quelques farfelus isolés » qui freineront le processus qui nous mènera au référendum d’autodétermination. La fraude électorale organisée par la droite locale avec la complicité de l’Etat, condamnée par la cour de cassation, la tentative d’opposition au gel du corps électoral balayée par les trois institutions les plus représentatives de la république Française, les décisions de la justice locale infirmées par la justice métropolitaine, les caprices de la commission des listes électorales noyés par les loyalistes et cette manifestation contre l’indépendance organisée en semaine dans le but de prendre en otage les entreprises et les salariés à des fins politiques ce qui est strictement interdit par la constitution française illustrent parfaitement que le pouvoir en place soutient ouvertement le maintien de l’empire colonial. Les pro-colonialistes et ses amis du patronat local sont prêts à tout, même à faire appel à des méthodes interdites et discriminantes, le temps de l’indigénat est révolu. Constatant la stratégie patronale au service des pro-colonialistes, l’USTKE appelle tous les travailleurs à ne pas succomber à la manipulation et à la surenchère. Chacun de nous est libre de penser et d’agir selon notre volonté ! Attention après la fête, les lendemains risquent d’être difficiles. Constatant que la direction du travail sort de son rôle d’impartialité, de neutralité, d’indépendance en offrant ses services dans le seul but de justifier la participation des entreprises et des salariés à une manifestation politique. Constatant que le quotidien « les Nouvelles Calédoniennes » confirme par son article paru aujourd’hui, qu’il reste au service de l’oppression coloniale et que sa vision sur la liberté d’expression c’est d’abord servir les intérêts de la bourgeoisie locale. Constatant l’unité des « anti indépendance » pour remettre en cause les engagements réciproques inscrits dans les accords politiques alors même que le processus qui mène à l’indépendance est au centre dispositif. Constatant que cet appel à la manifestation pro-colonialiste consiste à diviser les salariés dans les entreprises et les conséquences dans les relations de travail risquent d’en pâtir. Constatant que certains employeurs de l’administration s’autorisent et autorisent leurs employés à quitter leur poste de travail à partir de 11 heures ce vendredi 24 avril pour rejoindre les rangs. Constatant que le patronat local sera pointé comme le seul avec ses amis de la droite locale responsable de la détérioration des relations entre les salariés dans les entreprises. Nous travailleurs de l’USTKE, nous ne nous associeront pas à cette mascarade pro-colonialiste et appelons chaque salarié à saisir les tribunaux en nombre contre des méthodes discriminatoires et contraires aux dispositions du code du travail. Ça suffit ! Les entreprises et les salariés ont droit à un peu plus de respect. Nous ne sommes pas les cobayes d’un patronat au service du pouvoir colonial.

Le Bureau Bonfédéral de l’USTKE

(NDLR : communiqué paru le jeudi 23 avril 2015)

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