dimanche 19 novembre 2017

B B.C

Suzanne Ounei, une grande militante indépendantiste et féministe

Hommage

Suzanne Ounei vient de nous quitter après de nombreuses années de lutte aussi bien ici en Kanaky ou en Nouvelle-Zélande. La grande sœur laisse derrière elle, le combat des féministes mais dont beaucoup ont su tirer profit pour une société plus juste. C’est ce qu’elle souhaitait avant tout, un monde meilleur pour les femmes et notamment les femmes kanak du pays. Nous adressons nos sincères condoléances à ses enfants, à sa famille en Kanaky et en Nouvelle-Zélande.

  • Le Bureau Confédéral 

 Bio express

Née le 15 Août 1945, Suzanne Ounei, une ancienne militante indépendantiste qui a beaucoup œuvré pour la cause kanak et dans les années 70 & 80. Son militantisme a dépassé les frontières de Kanaky. Dans les années 90, elle est  partie vivre avec son mari et ses enfants au pays Maohi. Une fois installée avec sa famille, elle a étudié à l'Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande (île du Sud). Elle s'était inscrite au département de sociologie et science politique.

« Je n'ai rien à cirer de leur université bourgeoise ! Même si je me suis servie en lisant beaucoup de livre à Cantuburry... Et beaucoup de chose m'ont révolutionné ! », a soufflé cette petite bout de femme venue spécialement de Nouvelle Zélande pour témoigner de son parcours de militante. La « grande sœur Suzanne » est à la fois une tante, une amie, une grande dame pour les anciennes qui l'ont connues. Suzanne Ounei fait partie de ses anciennes activistes du GFKEL (Groupe de Femmes Kanak Exploitées en Lutte) – groupe de pression du FLNKS dans les années 80. « Ce n'est pas quelque chose de nouveau que les femmes soient organisées, on a connu des moments difficiles mais aujourd'hui d'être à Sarraméa, ça me donne envie de revenir pour 2014 ! », disait-elle lors de la journée de la femme organisée à Sarraméa en 2013, une petite commune de près 300 âmes, située au centre du pays dans l’aire Xârâcùù. 

Décédée à l’âge de 70 ans le mardi 21 juin 2016 en Nouvelle-Zélande , Suzanne Ounei, était connue pour son franc-parler, elle ne se laissait guère intimider par la gente masculine. Aux côtés de Françoise Machoro, de Déwé Gorodey, la grande sœur « Suzy » faisait partie de ces militantes qui n’avaient pas peur de dire les choses. « Je suis contre toutes les formes d’injustices qui touchent à la femme », répétait-elle lors de ces interventions. Elle rejetait la globalisation, la mondialisation. Son combat se jouait sur trois niveaux : le respect de la femme, la femme colonisée et la femme dans le néo-colonialisme. « Il faut qu’on arrive à se décoloniser, à se décoloniser l’esprit », cette volonté de se battre continuellement pour un monde plus humaniste, une société plus équitable, Suzanne Ounei l’aura gardé jusqu’à son dernier souffle. 

« Un matin de février 2013, contactée par téléphone, Suzanne Ounei a accepté de faire honneur aux femmes du pays notamment à celles de l’USTKE et du Parti travailliste,  pour assister à la journée mondiale des droits de la femme organisée à Sarraméa le 8 mars 2013 », a précisé Henriette Streeter en charge de la commission des femmes au sein de notre Organisation. (Photo ci-dessus : Suzanne Ounei se disait elle-même une militante féministe. Elle était assise près de Gisèle Wimbé et de Clémence Wamytan)

Interrogé par « Combat Ouvrier » à l’occasion de cette journée en 2013.

Lien : http://ustke.org/actualites/actualite-politique/Le-regard-de-quatre-femmes-at_358.html

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