dimanche 25 juin 2017

I International

En bref ... En Australie et en Afrique du Sud l'actualité minière ...

  • En Australie, le Syndicat des Mines et de l’Energie CFMEU a obtenu un accord  de transition juste pour les travailleurs de la centrale électrique de Hazelwood, dans l’Etat du Victoria. La multinationale de l’énergie Engie a annoncé la fermeture au 31 mars de la centrale thermique  à  charbon et de la mine adjacente, au prix de la suppression de centaines d’emplois. Engie a annoncé la fermeture de Hazelwood dans le cadre de la politique  d’arrêt  progressif de ses activités charbonnières.
  • L’accord signé s’engage  à  réduire  au  minimum les pertes d’emplois, à favoriser la reconversion des travailleurs et comprend un plan de préretraite, qui permettra de libérer des postes pour ceux qui désirent continuer à travailler dans le secteur.
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  • En Afrique du Sud, le Syndicat des Mineurs NUM a protesté contre la politique  de  la  direction de l’électricien public Eskom et la décision du gouvernement de fermer cinq centrales  électriques.  Le  Syndicat considère cette  décision  comme absurde, irrationnelle et  malveillante. C'est une décision  qui vise uniquement à rechercher  des intérêts  commerciaux étroits et égoïstes qui n'est autre que l'agenda néolibéral.  Cette décision  met également en cause l’avenir de milliers de travailleurs. Le Syndicat a rappelé au gouvernement que  la  fermeture  de  ces centrales électriques  coûtera  à l'Afrique du Sud environ 30 000 emplois, ce qui est contraire aux objectifs du gouvernement de lutter contre les trois  défis : le chômage, la pauvreté et les inégalités en Afrique du Sud.
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  • En Afrique du Sud, les fonctionnaires du ministère des Finances  expriment des incertitudes  sur le programme nucléaire qui  prévoit la  construction de  plusieurs centrales pour une capacité totale de 9,6 GW. Ils avancent des arguments que les  énergies propres  (solaire,  éolien)  sont plus  rentables que le Charbon et le Nucléaire.  Des « experts »  mettent  en  cause la nomination d’Eskom  comme  maître d’ouvrage de ce  programme. Le ministre des Finances, qui s’est heurté  à  plusieurs reprises au Président Jacob Zuma sur le sujet, assure que « Eskom, dont  la  notation  financière est désastreuse (selon les agences américaines Standard and Poor's et Moody's), ne peut pas emprunter 30 à 50 milliards de dollars sans la garantie financière de l’État ». De ce fait, le projet pourrait  patiner jusqu’à la prochaine élection présidentielle, en 2019.
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  • En  France, la course à la présidentielle bat son plein et dévoile les contradictions, les problèmes et les malheurs cumulés, le recul social et les clivages qui affectent la société. Ainsi, le candidat  Emmanuel Macron (qui représente les intérêts de la grande finance) fait semblant d'ignorer  l'existence de plus de 11 millions de chômeurs en France et autant de  pauvres  largement sous les seuils de pauvreté.  Emmanuel Macron affiche son admiration pour l'argent roi et veut que les  jeunes rêvent de devenir milliardaires.   
  • Le candidat du mouvement "La  France insoumise", Jean-Luc Mélenchon, a tenu à lui répondre : « C'est  immoral.  Car  les milliards ne s'accumulent qu'au détriment des autres ! Pourtant, l'accumulation  est vécue  comme  un  phénomène  magique, c'est comme si elle se faisait hors de toute réalité. L'argent des uns vient de la peine des autres ». Alors que la phrase attribuée au comique français Coluche dit que si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit.
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  • Notre camarade Stéphane Sirot, historien français, spécialiste de la sociologie des grèves, du syndicalisme et des relations sociales, a publié une brochure : « Démocratie  sociale  et  dialogue social depuis 1945. Construction idéologique et politique d’une pratique sociale ». Stéphane Sirot y parle de la démocratie sociale" et du "dialogue social". Ces deux notions désormais inséparables renferment des pratiques  de  relations professionnelles  présentées ou souhaitées  par certains comme l’indispensable complément de la démocratie politique. 
  • Les élites au pouvoir s’y réfèrent désormais de manière transpartisane : pléthorede lois votées tant par des majorités dedroite  que sociales-démocrates affichent en effet dans leur intitulé le vocable de "démocratie sociale". 
  • Pour autant, ces deux notions n’ont guère suscité jusqu’à présent d’études circonstanciées interrogeant leurs origines. Elles résultent d’une construction idéologique et politique  dont l’objectif assumé est d’éradiquer la régulation  conflictuelle des rapports sociaux et de forger un syndicalisme d’accompagnement susceptible de  renforcer  l’ordre  dominant  et  d’accompagner ses réformes.
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  • La Fédération Nationale des Mines et de l’Energie  (FNME-CGT) de France va tenir son 6è Congrès ordinaire du 10 au 14 avril 2017 à Nantes.  Selon les sources de l'OIEM, la Secrétaire Générale sortante, Virginie  Gensel-Imbrecht, qui est également la Secrétaire confédérale de la CGT, va quitter ses fonctions.
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  • Au Maroc, le Syndicat du Pétrole et du Gaz CDT demande l'intervention  de  l'Etat pour sauver l’unique raffinerie Samir,  au moins sous forme de contrôle et  d'accompagnement, voire à travers un retour dans  le  capital. Le Syndicat  considère  que la liquidation judiciaire  prononcée  par  le tribunal permettra la reprise de l'activité et le maintien des emplois. La raffinerie Samir,  par sa taille et secteur d'activité, est stratégique pour l'économie marocaine. Certes, elle n'a pas redémarré mais le processus de liquidation  est engagé, et c'est ce que le Syndicat  avait  demandé depuis le début. La  concurrence au  sein du marché ne posera aucun problème à la Samir, surtout si l'Etat crée une Agence de régulation. L'Etat a une  responsabilité, il s'agit de ressusciter une société qui emploie 850  personnes  et  alimente  3 500 emplois à travers la sous-traitance. La Samir n'est pas uniquement une société de raffinage.  Elle a aussi une capacité de stockage de 2 millions de tonnes, dont ne dispose aucune autre société au Maroc. On ne peut pas gaspiller un tel capital.
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  • La Fondation de la famille Rockefeller (RFF), après la mort de son patriarche, a annoncé la vente globale  des  titres  des compagnies des branches  pétrolières et charbonnières, sous prétexte  que  de plus en  plus  d'argent est investi dans les énergies  alternatives et que l'Accord  de  Paris sur la limitation  des  émissions de gaz  à effet de serre dans l'atmosphère implique la  conservation dans les  sous-sols de  la plupart des réserves d'hydrocarbures déjà découvertes. Certes, en faisant  de telles déclarations,  les  Rockefeller  deviennent défenseurs des intérêts de l'écologie mondiale  pour cacher le but lucratif.  De nombreux experts considèrent que l’énergie verte est déficitaire. Les subventions pour l'énergie alternative peuvent représenter 20 % et se font aux frais des énergies traditionnelles. Pourquoi cette famille qui a contribué à déclencher deux guerres mondiales pour ses intérêts pécuniaires s’occupe-t-elle  de  l'écologie ? Une nouvelle escroquerie boursière ? 
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  •  Source : Courrier de l'OIEM (Organisation Internationale de l'Energie et des Mines) Bulletin d'information n°125 mars-avril 2017. 
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