mercredi 23 aot 2017

I International

Luttes syndicales en Amérique Latine ... Le 11ème Congrès de la FAPMC ... La 8ème Conférence de l'EEFI ...

  • Luttes syndicales en Amérique Latine
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  • Au Brésil, les réformes du gouvernement menacent les travailleurs. Il s’agit d’une série de réformes de la protection sociale et du Code du Travail que le gouvernement veut imposer en passant par des procédures accélérées et, surtout, sans concertation avec les syndicats. Exclus du processus d’élaboration de ces futures lois, les syndicats se mobilisent et intensifientleurs actions. La réforme des retraites est surtout préoccupante, car elle va exclure une partie de la population de l’accès à ce droit. Mais, dans un contexte économique très défavorable avec un chômage élevé, les syndicats craignent que, finalement,les travailleurs pourraient être obligés d’accepter les conditions imposées pour garder leur emploi.
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  • Au Vénézuela, l’opposition financée par l’étranger cherche depuis plusieurs mois à organiser la "révolution de couleur" pour renverser le gouvernement de Maduro et instaurer un régime néo-libéral, favorable au pillage illimité des ressources naturelles du Venezuela par au moins 24 multinationales pétrolières agissant dans le pays.
  • Le boycottage économique du pays, organisé par les USA et les multinationales, est notamment soutenu par la Fedecámaras,la principale organisation de syndicats patronaux du Venezuela. Face au chaos et clivages syndicaux fomentés par l'étranger,  la Fédération Unitaire de Travailleurs duPétrole et du Gaz du Venezuela mène une campagne d'explication auprès des salariés pour éviter le coup d’Etat et l'enfoncement du pays dans la guerre civile.
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  • La Fédération Arabe du Pétrole, Mines et Chimie (FAPMC) a tenu son 11ème Congrès au Caire (Egypte), les 4 et 5 juillet 2017. Cette décision a été prise suite à la réunion du Conseil Général de la FAPMC à Alger. Quatre syndicats se portaient candidats au poste du Secrétaire Général de la FAPMC pour remplacer le Camarade Fawzi Abdelbari Hussein qui part à la retraite. Ce sont : le Syndicat Général des Travailleurs du Pétrole d'Egypte, le Syndicat Général des Travailleurs de la Chimie d'Egypte, le Syndicat Général des Mineurs et le Syndicat Général des Mines et de la Métallurgie de la Jordanie.
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  • La Fédération des Employés de l'Electricité de l'Inde (EEFI), adhérente à l’OIEM, tiendra sa 8ème Conférence Nationale du 18 au 20 août 2017. Le thème de celle-ci sera la Convention nationale pour l’égalité de traitement "à travail égal, salaire égal", organisée en avril 2017 à New Delhi, avec la participation de plus de 1 000 salariés, ingénieurs et cadres de tous les Etats de l’Inde. Dénonçant l'arbitraire patronal, le non respect des clauses de la Constitution de l'Inde concernant l’Electricité et l’exploitation des employés, la Convention adresse au gouvernement un certain nombre de revendications, notamment : assurer le paiement des salaires et avantages égaux aux travailleurs contractuels au même taux salarial que celui offert aux travailleurs réguliers de la même industrie/ entreprise ; garantir la retraite et la sécurité sociale pour tous ; arrêter le transfert du patrimoine national et des ressources dans des mains privées ; assurer l'électricité pour tous à un coût abordable.
  • L’OIEM souhaite, dans cette édition, pleine réussite à la réussite à la 8ème Conférence Nationale de l’EEFI.
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  • IndustriALL fête ses 5 ans : « Cinq ans après la tenue de son Congrès fondateur, à Copenhague, IndustriALL Global Union a rempli sa promesse d’être une organisation militante en devenant une puissante force de lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses, ainsi que pour la justice sociale dans le monde entier », affirme IndustriALL. Face à cette autopublicité de la Direction d’IndustriALL, il serait intéressant de connaître l’opinion que se font réellement les millions de salariés syndiqués à travers le monde au sujet de la « puissante force de lutte ». Еt comment leur situation et leur vie se sont-elles concrètement améliorées depuis ces cinq années ?
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  • Les vallées de lithium en Afghanistan sont la véritable cause de l'invasion des USA en 2001. Celle-ci a été présentée à l’opinion publique mondiale comme une« guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie. Et pourtant, bien avant cette invasion, le Pentagone qualifiait l'Afghanistan d’«Arabie Saoudite du lithium». La valeur des gisements de ce métal hautement stratégique, plus importants que ceux de la Bolivie, s’estimait à des milliers de milliards de dollars. Le capitalisme prédateur américain pouvait-il rater l'occasion d’avoir la mainmise sur les richesses naturelles d'Afghanistan ? Dans le même temps, la confrontation avec les concurrents – l'Inde et la Chine – risque de provoquer de nouvelles guerres pour la redistribution des ressources précieuses dans cette région du monde.
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  • ONU : Plus de 65,5 millions de réfugiés et de déplacés dans le monde. En 2016, le nombre de personnes contraintes de quitter leur foyer a augmenté de 300 000 par rapport à 2015. Plus de la moitié d'entre eux sont des enfants. Ces données sont publiées par l'ONU à la veille de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin. La plupart des réfugiés ont été des Syriens, des Afghans et ceux du Soudan du Sud. Le SG de l’ONU, António Guterres, a souligné que la source de tous ces problèmes se trouve dans les guerres, le terrorisme, les conflits armés et la violence. Si on ne tient pas compte des désastres climatiques, les principales causes de l'exode massif des gens sont d'origine subjective.
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  • Le prochain Sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) aura lieu en septembre en Chine. La coopération au sein des BRICS est une innovation, qui transcende le schéma traditionnel d’alliances politiques et militaires et vise les partenariats plutôt que des alliances. Actuellement, le poids économique des BRICS représente 23 % du total mondial, contre 12 % il y a dix ans, contribuant à plus de 50 % de la croissance économique mondiale. En tant que stabilisateurs dans des affaires régionales et internationales, les BRICS s’efforcent de faire entendre davantage leur voix en faveur de la paix sur la scène internationale. Face à des défis majeurs qui affectent le monde, ils sont prêts à jouer un rôle plus important dans le développement de l’humanité.
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  • L’Argent dirige le monde... mais qui dirige l’Argent ? Le groupe Bilderberg, la Commission Trilatérale, le Comité des 300 et plusieurs autres structures supranationales fermées ne sont que des espaces de coordination de la gouvernance, et non le "gouvernement mondial". Même en parler est très mal vu, et les gens qui tentent de jeter un regard derrière les coulisses sont pointés du doigt comme des tarés du complot. Mais ce tabou est brisé par le Président russe Vladimir Poutine qui, dans une interview accordée au journal français Le Figaro, pour la première fois reconnaît ouvertement l'existence d'un gouvernement mondial. Il dit à propos des Présidents américains : "Le Président élu a son opinion. Mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés-cases viennent lui expliquer comment il doit agir en bon Président". Certes, Poutine ne cite pas les noms. Mais qui oserait donner des ordres au Chef de l'Etat qui lui-même est le gendarme du monde ?
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  • Porto Rico choisit le rattachement aux États-Unis dans un nouveau (le cinquième) référendum sur le statut de l’île. Par cette démarche, le pouvoir de Porto Rico tente de résoudre ses problèmes économiques et le défaut de paiement de la dette extérieure, d’obtenir un financement fédéral et des conditions de faillite plus flexibles. À son tour, le Congrès des États-Unis néglige ces référendums et ne s'empresse pas à payer la dette d'autrui. La situation est dramatique chez les Portoricains. Mais l’actuelle situation sociale, économique et politique aux États-Unis eux-mêmes est telle que les plans des autorités de Porto Rico avec une grande probabilité peuvent s’avérer un billet sur le Titanic.
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  • L'Union Européenne prolonge à nouveau de 6 mois ses sanctions antirusses. Cela rappelle une blague sur les souris qui pleuraient, se piquaient, mais continuaient à bouffer le cactus. L'absurdité de la situation tient au fait que les Européens eux-mêmes ont depuis longtemps reconnu l'inefficacité de ces sanctions. Par contre, elles portent préjudice à l'économie de l'UE qui a perdu des centaines de milliers d'emplois et des dizaines de milliards d'euros. On se demande si les dirigeants de l’UE sont normaux, alors que les adversaires du diktat de Bruxelles (ou plutôt celui de Washington) ont des arguments supplémentaires contre l'existence même de l'UE dans sa forme actuelle.
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  • (Source : Courrier de l'OIEM (Organisation Internationale de l'Energie et des Mines) - Bulletin d'Information N° 127 Juin – Juillet 2017)
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