dimanche 15 septembre 2019

A Actualité politique

Communiqué de presse du Parti Travailliste

  • Le Parti Travailliste a milité jusqu'au dernier moment pour faire prévaloir  la nécessité d’une liste unitaire en province Sud dans le but d’obtenir une majorité au congrès qui aurait modifié les équilibres au profit des indépendantistes.
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  • Le Parti Travailliste prend acte du refus exprimé par le FLNKS de promouvoir l’unité et regrette ce choix qui à l’encontre des intérêts du peuple kanak.
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  • Mais ce choix, justifié par le fait que le Parti Travailliste n’a pas participé à la consultation référendaire du 4 novembre 2018 et qu’il n’y aurait donc pas de raison de l’associer aux élections provinciales, est manifestement une erreur politique. Ce raisonnement constitue un amalgame entre des enjeux totalement différents et traduits un manque de maturité politique.
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  • Le Parti Travailliste a largement expliqué que le « OUI » à l’indépendance ne pouvait l’emporter en raison du trucage des listes électorales et des concessions durant 20 ans dans les Comités des Signataires. Il ne fallait pas cautionner un faux scrutin d’autodétermination qui permet à l’Etat français de faire croire aux Nations Unies qu’un processus de décolonisation est engagé, alors que le droit des peuples  à disposer d’eux-mêmes est bafoué en Kanaky.
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  • Les enjeux des élections provinciales sont totalement différents de la consultation référendaire car pour la première fois, du fait de la multiplicité des listes de droite, les indépendantistes pouvaient être majoritaires au congrès avec une liste unitaire dans les Sud. Majoritaires au Congrès, c’est être majoritaire au Gouvernement, les indépendantistes dirigent le Pays avec toutes les conséquences politiques positives au plan local et international.
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  • Mais la mise à l’écart dont est victime le Parti Travailliste compromet cet objectif et conduit à se demander si, derrière un discours militant,  le FLNKS a toujours pour ambition d’accéder au pouvoir au plus haut niveau.
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  • En vérité, sous prétexte de sanctionner la ligne politique du Parti Travailliste, les petits arrangements des dirigeants du FLNKS, n’ont qu’un seul objectif : procéder à une répartition de sièges éligibles et, partant du principe « qu’il n’y aura pas de places pour tout le monde », il faut d’abord récompenser les « faire valoir » qui ont participé à l’échec de la consultation du 4 novembre.
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  • Le FLNKS poursuit donc sa dérive sur la voie de l’abandon d’une véritable décolonisation au moyen de compromis, voire de compromissions, dans le seul but de garder le pouvoir au nord et aux îles.
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  • L’échec pourtant prévisible du « OUI » à l’indépendance n’aura donc pas servi de leçon au FLNKS qui renonce maintenant, en refusant une liste unitaire dans le sud, à obtenir une majorité au congrès.
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  • Ces échecs successifs traduisent globalement l’échec d’une stratégie qui doit interpeller le peuple kanak : le FLNKS peut-il encore être considéré comme le mouvement de libération du peuple colonisé ?
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  • A Nouméa le 23 avril 2019
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  • Le Président du Parti Travailliste
  • Louis Kotra UREGEI 

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