samedi 27 mai 2017

A Actualité politique

Droit à l'autodétermination pour tous les kanak !

Une marche dans les rues de Nouméa pour revendiquer l’inscription automatique et sans condition de tous les kanak sur la liste de consultation de 2018. Objectif annoncé des représentants du Rassemblement des Indépendantistes et des Nationalistes (RIN) est d'interpeller l’Etat et le Comité des signataires de novembre prochain.

 

  • Une grande mobilisation le 26 octobre 2016. «  Une marche qui partira du Mwa Ka à 13 heures, elle fera un arrêt à la mairie et se dirigera vers le Haussariat », indique ce matin*, Olga Nassele, militante du mouvement des indépendantistes en ouverture de la conférence de presse. Objectif  clair et sans détour, « interpeller l’Etat et le Comité des signataires du 7 novembre 2016 sur l’inscription automatique et sans condition des kanak sur la liste électorale spéciale de consultation de 2018 », souligne-t-elle. 
  • La liste définitive de la LESC (liste électorale spéciale de consultation) a été arrêtée le 28 juillet 2016. Il est de 153 678 électeurs. « A ce jour, 25 282 personnes kanak de statut civil coutumier, sont absents de la LESC sous-prétexte qu’ils ne figurent pas sur la liste électorale générale de la Nouvelle-Calédonie. Ce chiffre est la différence entre les 90 749 personnes en âge de voter, recensées par la Direction Générale de la Règlementation des Affaires Coutumières (DGRAC) et les 65 467 personnes identifiées par l’ISEE (Institut de la Statistique et des Etudes Economiques) sur la liste électorale générale de 2016. Toutefois, jusqu’à présent, et malgré les demandes répétées de nos représentants politiques, nous sommes dans l’incapacité de le vérifier puisque l’Etat, représenté en Nouvelle-Calédonie par le Haut-commissaire, n’a, pour le moment, pas donné suite à nos demandes d’accès au registre d’état civil coutumier », apprend-t-on. 
  • Inscriptions dans les mairies du Grand-Nouméa. Deux constats observés par le chef de file du Parti Travailliste. « L’inscription massive et frauduleuse de gens qui ne devraient pas y figurer, et qui sont arrivés récemment dans le pays et une mise à l’écart systématique des kanak », un certain nombre de kanak, un nombre non négligeable, soit plus de 25 000 personnes figurant dans le registre de statut civil coutumier et elles ne paraissent pas sur la liste  électorale générale. « C’est  scandaleux, c’est grave, c’est incroyable … », les adjectifs ne manquent pas, une situation qualifiée par les représentants du RIN, presque grotesque au vue du nombre colossal des non-inscrits des kanak pour le référendum de 2018.
  • Focalisation sur le scrutin d’autodétermination. 2018, est une année cruciale pour accéder à la pleine souveraineté. « Pour nous, c’est le scrutin d’autodétermination », martèle le leader du P.T. « Evidemment, le premier peuple concerné, c’est le peuple kanak, le peuple colonisé de ce pays ». Il reste peu de temps avant le scrutin d’autodétermination. « Le kanak colonisé dans son propre pays doit pouvoir exercer son droit de vote », répète-t-il. « C’est révélateur du fait colonial qui perdure », insiste-t-il en indiquant qu’on ne retrouve cette situation nulle part ailleurs. La décision doit être arrêtée au sortir du prochain Comité des signataires ; les indépendantistes souhaiteraient entendre, « que tous les kanak soient inscrits sur la liste référendaire ».
  • Un grand écart sur les chiffres annoncés. « Comment peut-on expliquer un grand écart entre les chiffres donnés par l’ISEE, l’organisme chargé de constituer la liste pour le référendum et la DGRAC. Un écart de plus de 25 000 personnes relevant du statut coutumier que l’on ne trouve pas sur la liste référendaire », soulève également Sylvain Pabouty, représentant la Dynamique Unitaire Sud. Y'a-t-il un manque de données de la part de la DGRAC et de l’ISEE, ou n’effectuent-elles pas correctement leurs missions ? Des doublons dans les tableaux, mais « cela n’explique pas l’écart des 25 000 ! ». Peut-être que des « kanak ont perdu leurs droits civiques » mais pour l’instant, les représentants du RIN s’interrogent. «  On ne nous donne pas les chiffres des kanaks ayant perdu leurs droits civiques, ni les chiffres des kanaks de droit commun ». Une demande à formuler. « On a l’exemple des personnes de statut coutumier inscrits sur la liste générale mais qui ne sont pas inscrits automatiquement sur la liste référendaire », dans ce cas, l’ISEE est pointé du doigt par les indépendantistes. Des recours ont été entrepris, allant jusqu’à la cour de cassation. « Les conditions pour aller au référendum de 2018 ne sont pas réunies », disent clairement les représentants du RIN.
  • De nombreux kanak de droit commun. « Mais s’ajoute aux 25 282 personnes kanak de statut civil coutumier tous ceux de droit commun qui sont très nombreux », appuie Madeleine Ounou, également en charge du traitement de ce dossier. « Des enfants de pasteurs, des enfants d’étudiants etc.… Nés hors du pays mais qui sont des kanak ». Une évidence mais dont le RIN ne dispose d’aucun élément chiffré. A l’Etat de voir comment il s’y prendra pour lever toute incertitude quant aux questions posées.
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  • Itinéraire de la marche du 26 octobre 2016
  • Rassemblement au Mwa Ka à partir de 11 heures.
  • Départ du cortège à 13 heures du Mwa Ka (passage devant la poste puis devant la caserne des pompiers jusqu’aux feux tricolores avant la station Shell ; direction la mairie de Nouméa).
  • Premier arrêt devant la Mairie avec des prises de paroles.
  • Reprise de la marche de la Mairie jusque devant le CHT puis direction au Haussariat.
  • Deuxième arrêt au Haussariat : une délégation se détache pour apporter le cahier de revendications.
  • Démobilisation vers 16 h 30 devant le Haussariat, dès le retour de la délégation avec des informations.
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  • (*) : Mercredi 12 octobre 2016
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