vendredi 31 mars 2017

A Actualité politique

Le Parti Travailliste dénonce - la politique du tout sécuritaire -

Réuni en Directoire Politique Elargi samedi dernier (*), le Parti Travailliste (P.T) a réaffirmé hier (**) durant sa conférence de  presse son opposition quant à la demande de Sonia Lagarde, députée et mairesse de la ville de Nouméa d’équiper les polices municipales du pays d’armes de catégorie C, c’est-à-dire d’arme de point et de tazers. Contre la politique du tout sécuritaire de Calédonie Ensemble Le P.T rappelle : « c’est le gouvernement de Philippe Gomez qui en 2010 a validé la libéralisation de la vente d’armes multipliant par 3 celle-ci pour atteindre plus de 48 000 armes en circulation en NC et c’est au tour de Sonia Lagarde de demander d’armer les polices municipales plutôt que de s’attaquer aux vraies causes de la délinquance ». Et de rajouter : « Nous sommes très préoccupés de cette volonté de la mairie de Nouméa de doter la police municipale d’armes de catégorie C. » Egalement, il rappelle : « le rétablissement de l’ordre est encore de la compétence de l’Etat et que la police municipale doit rester une police de proximité ». Le chef de file du P.T rajoute : « Une police qui est proche des habitants, une police qui se concerte avec les gens de façon à ce qu’en amont il y ait de la prévention. Cela permet d’éviter un certains nombres de problèmes…. En Nouvelle-Calédonie, la situation est toujours très sensible. Où ça nous mènera si demain, il y a des bavures ? Qu’est-ce que cela engendrera comme réaction ? Je ne sais pas si c’est le souhait de la police municipale. On s’est posé la question », se demande Louis Kotra Uregeï. « On pense plutôt que c’est la volonté de Mme la Maire de Nouméa, de son parti politique d’armer, que les gens puissent se doter d’armes à feux après avoir libéraliser les armes… » La petite délinquance ne nécessite pas le port d’armes « Quel est le but inavoué de cette dérive à la dotation d’armes ? Qui seront demain les victimes de ces armes à feux ? Est-ce qu’il y a de la grande criminalité à Nouméa ? A notre connaissance peut-être à des rares cas où il y a des drames familiaux par exemple. Il n’y a pas véritablement de la grande criminalité ! Est-ce qu’il y a du grand banditisme à Nouméa ? A notre connaissance, il n’y a pas de grand banditisme ! Qu’est-ce qu’il y a Nouméa ? Il y a de la délinquance de jeunes. Ils volent des voitures, ils brûlent les poubelles, ils vont taguer sur les murs, ils vont crier la nuit. C’est cette délinquance là qui nécessite que la police municipale soit dotée d’armes à feux ? C’est pour tirer sur ces jeunes que la police municipale va être dotée d’armes de catégorie C ? », s’interroge le dirigeant du P.T et dénonce fermement cette dérive. Interpeller l’Etat      « On souhaite interpeller le haut-commissaire. On voudrait lui dire de ne pas autoriser le port d’armes de la police municipale. Il endosserait une lourde responsabilité ! Le représentant de l’Etat n’est pas là pour favoriser le port d’armes à feux même si c’est la police municipale », soulève le leader du P.T.

Directoire Politique Elargi – Congrès à Lifou en avril Des dossiers on été traités durant le Directoire Politique Elargi de samedi dernier dont notamment : « La situation politique du pays et celle du gouvernement. Et les propositions pour sortir de cette situation là. Celle-ci a été créée par Calédonie Ensemble qui a fait exploser le contrat de gouvernance solidaire les liant au F.P.U. et au parti de Gaël Yanno. On se retrouve donc sans présidence. Il n’y a toujours aucune majorité. Notre groupe (UC-FLNKS & Nationalistes) a réfléchi… et l’on  souhaite qu’il y ait une candidature émanant des 5 ministres indépendantistes plutôt comme certains partis indépendantistes l’ont exprimé, voter pour une candidature non-indépendantiste. Nous avons été très surpris d’entendre ce genre de choses ».

Le prochain congrès en préparation à Lifou, les 10-11 et 12 avril, avec trois  thèmes principaux. Dans un premier temps : l’organisation interne du Parti (le bilan de dernières élections, le bilan des structures avec l’approche des  révisions statutaires, le renouvellement des responsables y compris le poste du président), la relation du PT avec le mouvement indépendantiste (ouverture notamment du FLNKS). Le 2ème thème : Le bilan de la participation du P.T dans le groupe UC-FLNKS (la question des listes électorales dans le cadre de la dynamique unitaire FLNKS-DUS-PT. Le 3ème thème concerne la sortie de l’ADN (Accord de Nouméa) avec la question du référendum notamment avec le sujet sur le corps électoral de sortie, le projet de société (examen de la constitution qui avait été déposé à l’ONU), le programme du gouvernement à venir, « quel type de relation avec la France, les relations internationales, l’économie, la nationalité...». Des questions concernant un pays indépendant si la Nouvelle-Calédonie accède à sa souveraineté en 2018.  

Extrait du communiqué du P.T paru le 04/02/15 : « Le Parti Travailliste partage l’analyse du 1er ministre Emmanuel Valls sur l’apartheid social, territorial et ethnique évoqué le 20 janvier. Cet apartheid étant les causes de la délinquance qui touche particulièrement la jeunesse kanak et océanienne. Plutôt que de consacrer des centaines de millions à la politique sécuritaire de la ville de Nouméa avec ses 158 agents et 76 auxiliaires de proximité, auquel devra se rajouter 400 à 500 000 Cfp par agent pour la formation, l’achat et l’entretien de l’arme soit plus de 75 millions, le Parti Travailliste préconise à Mme Lagarde la mise en place d’une véritable politique jeunesse à l’échelle du pays et plus particulièrement au niveau de la ville de Nouméa ». 

Thierry Leberre, président du comité communal de Nouméa (P.T) : «  Derrière le mot délinquance, c’est surtout la jeunesse kanak qui est concernée. On connait les raisons de cette délinquance : l’échec scolaire, les conditions de précarité, le chômage, la vie difficile pour beaucoup de ces populations là … », relève Thierry Leberre, président du comité communal de Nouméa (P.T) qui préconise notamment des actions en amont vis-à-vis de la jeunesse. Egalement, il soulève qu’il y a très peu de moyens pour les actions sociaux éducatives par rapport au domaine sécuritaire.

(*) : samedi 31 janvier 2015.  (**) : mercredi 4 février 2015. 

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