vendredi 31 mars 2017

A Actualité politique

Le Parti Travailliste réagit sur l'actualité

Le Parti Travailliste a tenu à communiquer sur certains points d’actualité : le conflit des rouleurs, les problèmes récurrents du transport vers les Iles Loyauté, les violences de ces dernières semaines, la montée du drapeau kanak à Bourail. Mais en premier lieu, Louis Kotra Uregei se démarque des indépendantistes en abordant la position du Parti Travailliste sur le dernier Comité des signataires. Le dernier Comité des signataires Après le Comité des signataires extraordinaire de juin dernier, le Parti Travailliste par la voix de son président, Louis Kotra Uregeï estime que les indépendantistes n’ont pas tenu leur parole et il ne partage pas ce qui s’est dit au retour des politiques au pays. « Je considère que nous avons failli à notre mission ». Le leader du P.T fait  référence à l’inscription automatique des natifs sur la liste du référendum et aux presque 4 000 cas « litigieux » sur les listes provinciales. Le groupe (UC-FLNKS et Nationalistes) a défendu cette position durant quatre commissions (en faveur de la réforme qui était proposée à ce moment là). « A Paris, en moins d’une demi-journée, les choses étaient réglées. J’estime qu’on a un devoir politique vis-à-vis de ceux que l’on représente… Le dossier sur les listes électorales, ça fait des années que l’on y travaille et que l’on se bat. Contrairement à certains responsables du Comité des signataires qui se permettent de prendre des positions qui n’ont rien à voir avec la défense de ce dossier depuis des années. Ce qui s’est passé au Comité des signataires n’est pas conforme à ce que nous étions censés défendre… Je n’ai pas senti une quelconque pression de l’Etat pour que les indépendantistes abandonnent leur position. La question des natifs n’est pas quelque chose d’anodin…»  

Les problèmes récurrents du transport aux Iles Loyauté « Je dénonce l’absence de prévision sur la formation des personnels pour assurer le contrôle aérien. C’est aussi l’absence de considération de l’Etat. C’est la conséquence d’un pseudo transfert de compétences. L’Etat conserve la main alors que cela devrait revenir à la Nouvelle-Calédonie, la circulation et la sécurité aérienne. La formation des personnels va prendre un certain temps… Il faut que l’aviation civile accorde à nouveau la dérogation pour que les vols puissent être assurés dans le cas de cette amplitude qui était autorisée…» Le conflit des rouleurs « La stratégie minière du pays impacte tous les acteurs. Le problème ponctuel des rouleurs est généré par l’absence d’exportation de minerai. Il faut régler le problème des petits rouleurs. Je pense que le gouvernement peut délivrer des permis pour l’exportation à durée limitée. A long terme,  il faut privilégier la concertation. » La violence « C’est déplorable ce qui s’est passé. On appelle la jeunesse à revenir sur les valeurs kanak qui nous sont propres. Le respect de l’autre, le respect de l’ancien. On voudrait avoir une pensée particulière pour Daniel Monteiro que je connais très bien, que j’ai côtoyé professionnellement. C’est une jeunesse qui a été oubliée. Que ce soit au niveau de l’éducation, de la formation, du travail. C’est une jeunesse mise à l’écart. Les choses ne sont pas adaptées à elle. Elle tombe dans les addictions (l’alcool, le cannabis, le kava) et dans la violence. La meilleure preuve de ce que je viens de dire : il y a un taux extrêmement élevé de suicide chez les jeunes kanak. Soit il fait du mal à quelqu’un, soit il fait du mal à lui-même. C’est la conséquence de cette société qui a oublié notre jeunesse. » La montée du drapeau kanak à Bourail Louis Kotra Uregeï est revenu sur la montée du drapeau kanak à Bourail samedi dernier. « C’est une avancée. C’est révélateur d’une volonté d’aller vers l’autre. Cela a été exploité à l’extrême par Philippe Gomez et Calédonie Ensemble. Ils ont tout fait pour que les gens se retournent contre Pierre Frogier qui a eu cette initiative. D’ailleurs, à Bourail il y avait des kanak et des caldoches qui étaient là, des gens de bonne volonté. Aujourd’hui, toutes les communes ont les deux drapeaux et sauf une, celle de Philippe Gomez ! » Fermeture du Surf Hôtel « On regrette la fermeture de cet hôtel. A un moment donné, c’était le fleuron de l’hôtellerie en Nouvelle-Calédonie. En conséquence c’est un certain nombre d’emplois qui sont arrêtés… Il faut vraiment un accompagnement pour les salariés. »  

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