vendredi 20 octobre 2017

A Actualité politique

Le RIN réaffirme ses chiffres et réagit face aux attaques issues des réseaux sociaux

  • Réunis en conférence de presse, hier matin* au siège de notre Organisation syndicale, les membres du Rassemblement Nationaliste et Indépendantiste en tirent un bilan positif de la marche du 19 juillet et répondent à certaines attaques dont ils ont été victimes sur les réseaux sociaux. Des actes concrets de l’Etat sont attendus par le mouvement nationaliste indépendantiste. 
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  • Remerciement du comité organisateur
  • En débutant la conférence de presse, Olga Nassele, membre du R.I.N remercie la population,  les militants qui se sont déplacés massivement à cette marche organisée dans les rues de Nouméa, mercredi dernier. « Une marche très positive. Comme d’habitude, les chiffres ont été minimisés mais ça on a l’habitude de le voir », lance-t-elle. Peu importe le nombre de participants, « il y a les gens qui se sont déplacés du Nord ou des Iles », ajoute Yvon Faua, membre du R.I.N, soutenant les propos de la militante. La présence des enfants, des jeunes, des handicapés à cette marche, « on les remercie tous », souligne-t-elle. « Les amis, les insoumis du Pacifique qui se sont associés à nos côtés ». Des soutiens régionaux et extérieurs, « des travailleurs vanuatais, une association maohi, des travailleurs français ». Des soutiens parvenus par e-mail au comité organisateur. 
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  • L’année 2017, l’année des chiffres
  • « Des chiffres officiels ayant suscités des polémiques, des réactions très négatives ou très caricaturales », soulève Sylvain Pabouty, leader de la Dynamik Unitaire Sud et membre du R.I.N. «  L’année de 2017, ça va être l’année des chiffres. La vérité sur les chiffres, « puisque dès le début il a été très difficile de les avoir. « Les fameux 40 000 qui ont été décriés dans les journaux, dans les médias par le biais de certains responsables politiques ». Explication du chef de file de la DUS, «  décomposition des 40 000, nous estimons qu’il y a entre 23 à 25 000 kanak de statut coutumier non- inscrits sur la liste générale et donc ne pouvant pas bénéficier de l’automaticité sur la liste référendaire ». Les responsables du R.I.N. donnent  rendez-vous au lendemain du 3 août pour ceux qui contestent ces chiffres. Cette date correspond à la réunion du groupe de travail entre le Haussariat et le groupe restreint pour l'étude des listes électorales.
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  • Les kanak de statut de droit commun
  • Ne pouvant pas s'appuyer sur les statistiques ethniques (suite à une règlementation française) malgré tout le R.I.N. estime que les kanak de statut de droit commun sont au minimum 15 000. Comment obtient-on ce chiffre ? Le R.I.N. se base sur le nombre de natifs de la commune de Nouméa qui sont estimés à 35 906, ceux-là même ne sont pas inscrits sur une liste générale. Selon le R.I.N. ,« sur ces 35 906, il y a au moins 15 000 kanak de droit commun. On ne tient pas compte des autres natifs des autres communes qui ne sont pas inscrits sur une liste générale. Le travail est entrain de se faire au niveau du Haussariat », assure Sylvain Pabouty. En prévision, ce nombre total des natifs de droit commun sera dévoilé au mois d’octobre. Calcul simple et avancé par le R.I.N., « les 25 000 plus les 15 000, on est aux alentours de 40 000 », persiste-t-on. Sur la perplexité des chiffres, le R.I.N. propose  « de  lever l’anonymat par exemple sur la commune de Nouméa. Sur les 35 906 personnes qui est kanak et qui ne l’est pas ? Ce n’est pas raciste de dire ça ! I On nous interdit de faire des statistiques ethniques. On est en Nouvelle-Calédonie, on est en Kanaky, on est dans une situation coloniale ! On n’est pas dans les Pyrénées, ni à Paris ! », soulève Sylvain Pabouty qui revient sur cette règlementation interdisant d’opérer des statistiques ethniques.  Avoir un corps électoral sincère, le R.I.N. demande encore une fois d’avoir des chiffres réels, exacts et sincères. Enlever toute ambigüité sur les chiffres, est-il possible à quinze mois du référendum ? Combien y’aura-t-il de kanak qui vont être au rendez-vous en 2018 ? Cette consultation référendaire concerne en premier lieu le peuple kanak, le peuple autochtone, le peuple colonisé de ce pays.
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  •  La réalité de la liste référendaire 
  • Avec les propres moyens du R.I.N. à défaut d’avoir des statistiques ethniques, « nous avons pu identifier 78 000 électeurs kanak sur la liste générale sur les 181 513 au total », ajoute Madeleine Ounou, en charge de ce dossier depuis 2008, dans la commission politique et citoyenneté et à présent avec le mouvement nationaliste. « Sur les 78 000, il y a 785 qui ne sont pas sur la liste du référendum », précise-t-elle. Les commissions administratives ne seraient-elles pas efficaces ? La sincérité de cette liste référendaire est mise à mal avec ces données ! Des anomalies voire une fraude électorale ! « Des électeurs kanak de la liste générale ne figurant pas sur la liste provinciale se voient refuser le droit de vote et donc ils ne sont pas considérés comme des citoyens du pays. Cette année encore, il y a 1957 kanak présents sur le tableau annexe », affirme-t-on. Alors qu’on ne devrait pas trouver de kanak sur ce tableau annexe ? En 2016, 1600 kanaks figuraient sur cette liste ! Les commissions administratives ont laissé faire ... Le travail en amont par les mairies du pays n’est pas suffisant, en particulier les mairies du Grand-Nouméa. Et dans ces communes, la mouvance indépendantiste est minoritaire, donc les décisions se prennent à la majorité des membres siégeant dans ces commissions. « On veut des actes concrets de l’Etat sur ce dossier », soulève Christian Tein.
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  • Dénonciation des réactions sur les réseaux sociaux
  • « Les premiers concernés dans un scrutin d’autodétermination, ce sont les autochtones du pays, ce sont les colonisés », dixit Louis Kotra Uregei lors de son intervention devant les médias. « Sur cette question, il y a la volonté de noyer le poisson de nos interlocuteurs en particulier de l’Etat »,  souligne clairement Louis Kotra Uregei, le leader du Parti Travailliste et membre du R.I.N., celle de ne pas avoir une position objective : de permettre à tous les kanak de participer au référendum d’autodétermination. Durant la manifestation du 19 juillet, « il y a eu des interventions, des gens se sont exprimés, selon leurs visions, leurs fougues surtout quand il s’agit de jeunes. « On a été vraiment très choqué de constater les réactions sur facebook (F.B). Les interventions de nos gens concernaient la manifestation avec des exemples qui ont pu parfois choquer aussi », remarque-t-il, « mais les réactions de haine, les appels au meurtre vus sur F.B », condamne-t-il fermement. « Sur F.B, elles (NDLR = les attaques) ont ciblé une jeune fille engagée avec le R.I.N. sur le principe de défendre l’inscription automatique des kanak. Elle avait mis un tee-shirt avec l’inscription ‘’ kanaky ‘’. « On a constaté des vomissures sur F.B, le premier venant d’un facebookeur où il qualifie cette jeune fille  en disant  ceci : « ... de la pourriture et ça on ne veut plus ...» dénonce-t-il ces obscénités. Sur d’autres blogs, notamment un bien connu de la place, celui-ci a déversé des aberrations qui ne sont pas liées au contexte de la manifestation, le leader du P.T qualifie au passage «  le papier à un torchon pouvant servir à autre chose que de la lecture » et de poursuivre « ils ont tenu des propos de haine, d’intolérance », la justice va être saisie sur ce dossier afin de dénoncer tout ce déferlement de haine.
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  • Trois points issus du rapport 2017 de l’O.N.U. :
  • - Les recours en radiation ou en inscription ne fonctionnent pas ;
  • - La campagne d’inscription reste très insuffisante, et dans ce rapport des experts de l’ONU – du Comité de décolonisation en date du 22 juin 2017, il a été pointé le nombre des kanak qui ne sont pas inscrits sur la liste électorale (23 843 kanak de statut civil coutumier). La France est interpellée sur cette question au niveau international ;
  • - Des formations doivent être dirigées vers des mairies. Incapacité des collectivités à dénombrer le nombre de kanak inscrits sur les listes électorales.
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  • (*) : Jeudi 27 juillet 2017

 

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