lundi 19 novembre 2018

A Actualité syndicale

La section STKE de la CCI en grève. L'emploi local est réclamé pour deux postes.

  • En grève depuis ce matin (*), la section syndicale STKE de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) réclame l’affectation de deux locaux sur deux postes à responsabilités. Les adhérents de cette section syndicale exercent leurs métiers à la fois sur le site de l’aéroport de La Tontouta et sur celui de Magenta, c’est donc devant le hall de l’aérogare de Magenta que les grévistes ont décidé de s’installer. 

  • Explications. Un préavis de grève a été envoyé le 31 octobre dernier à la suite d’un cahier de revendications déposé le 22 octobre dernier où la section syndicale STKE de la Chambre de Commerce et d’Industrie demandait l’affection de deux locaux sur deux postes : le premier, coordinateur de sûreté à Magenta et le second, responsable de service accueil sur Tontouta.
  • Evelyne Wainebengo, déléguée syndicale STKE à la CCI revient sur les raisons du mouvement :  «  On réclame la nomination de notre adhérent, Romain sur le poste de coordonnateur de sûreté sur Magenta ». Pourquoi ? « Car il occupe les fonctions d’agent d’exploitation polyvalent depuis quatre ans. Il était anciennement agent de sûreté », la section syndicale défend ardemment les compétences de leur collègue même si il doit acquérir une formation diplômante prévue en France pour compléter son niveau. C’est une formation de 3 à 4 mois à l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile). C’est une école de prestige. « Pour nous, il a les compétences pour occuper ce poste. Celui qui a été nommé, et il a donc pris ses fonctions ce matin, c’est un métro qui travaille effectivement dans l’entreprise depuis onze ans. Mais il a un profil d’un informaticien ». D’où la colère et la sortie des employés ce matin estampillés Ustke et des sympathisants. « Romain est un enfant du pays, il a tous les atouts en main pour suivre cette formation à l’ENAC. Ça ne sera pas facile mais pour une fois qu’un jeune du pays a une opportunité d’aller suivre cette formation », soutient la déléguée syndicale STKE, déterminée à mener le combat pour l’emploi local et le rééquilibrage au sein de la CCI.
  • Sur le second poste réclamé, c’est également une personne d’origine métropolitaine qui a déjà pris ses fonctions. Ce n’est pas faute d’avoir alerter la direction de la CCI à se sujet, et pourtant « Sylvia,  elle est agent d’accueil. Ma collègue a toute les aptitudes car elle a passé tous les tests psychotechniques. Ce n’est pas insurmontable d’être responsable du service accueil », se défend la déléguée syndicale qui a connu un parcours équivalent en 2006, et ce durant sept ans. « Ce n’est pas facile mais pas non plus insurmontable avec de la motivation ! », répète-t-elle en insistant sur le fait qu’ils soutiennent la candidature des locaux. Davantage de kanak et des jeunes du pays à des postes clés à la chambre consulaire, c’est le souhait de cette section syndicale STKE qui entend mener à terme ce mouvement de protestation même si ces postes sont déjà verrouillés par la direction.
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  • Qu’est-ce qu’un coordinateur de sûreté ? «  Depuis juillet 2018, des mesures de sûreté ont été mises en place. La règlementation oblige l’exploitant de l’aéroport d’avoir un référent de sûreté. Le coordinateur est chargé de la mise en place de ces mesures. Une de ses missions également, c’est le suivi des prestataires, choisi par l’exploitant. En l’occurrence, ici c’est la société Guard », précise la déléguée syndicale STKE. 
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  • Quelques chiffres. Sur un effectif total de 260 salariés, il y a un seul cadre kanak et environ 15 cadres calédoniens sur 30, il y a 7 agents de maîtrise kanak sur 70 à 80 (environ), il y a une vingtaine de collaborateurs kanak sur 80.« Les kanak représentent 10 à 15 % de la masse salariale. Ça suffit, on tire la sonnette d'alarme », soulève-t-on.
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  • (*) : vendredi 9 novembre 2018 
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