mardi 26 septembre 2017

A Actualité syndicale

Le lycée Pétro Attiti uni contre la violence

  • Une journée * de grève au lycée Pétro Attiti à l’initiative d’une intersyndicale (CFE-CGC, Fédération des Fonctionnaires, F.O, USTKE, FSU), les enseignants et les agents protestent contre les différentes formes de violences que peuvent subir les personnels des établissements publics du secondaire. La dernière en date est l’agression au couteau d’un de leurs collègues, il y a une dizaine de jours.
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  • Une journée morte aujourd’hui * au lycée Pétro Attiti à Rivière-Salée comme en témoigne l’allée principale de l’entrée de cet établissement professionnel du secondaire complètement vidée de ses occupants. Les élèves internes et externes ont été prévenus dès vendredi dernier. Il n’y a aucun agent, l’internat et la cantine sont fermés. Ce matin, la majorité des enseignants et des agents se sont retrouvés devant les grilles du lycée, et certains professeurs des autres lycées professionnels du Grand-Nouméa ont débrayé une heure en soutien à leurs collègues de Rivière-Salée. Et, en milieu de matinée, les grévistes sont tous allés à la Maison des Syndicats pour faire le point sur les avancées des discussions.
  • A noter que les pensionnaires sont accueillis dès 17 heures ce soir et les cours reprendront dès demain** à l'ouverture du lycée. 
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  • Trois grandes banderoles accrochées devant les grilles de la Maison des Syndicats à la Vallée-du-Tir disent clairement « Non à la violence », une façon d’interpeller les piétons, les automobilistes sur la mobilisation des professeurs et des agents agressés dans le milieu scolaire.
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  • Eric Duffour, représentant du SNETAA NC-FO, syndicat des professeurs des lycées professionnels & techniques : « Par cette action, nous souhaitons que les pouvoirs publics et notre administration prennent des mesures précises pour lutter contre ce phénomène de violence. La violence : pas seulement d’un élève face à un professeur ou d’un élève par rapport à un autre, mais ça peut-être la violence du système »
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  • Vous l’aviez annoncé lors de votre réunion d’information avec le vice-recteur la semaine dernière, donc ce mouvement de grève fait suite à l’agression d’un des professeurs de l’établissement. C’est un mouvement qui réunit tous les syndicats des professeurs mais pas uniquement ?
  • Eric Duffour :  « C’est une intersyndicale qui regroupe plusieurs syndicats. La question est de savoir si nous devons au sein de nos structures de l’éducation nationale accueillir et proposer une formation professionnelle à ce type d’élève en grande difficulté. La réponse à cette question a été oui car tous les élèves calédoniens doivent pouvoir accéder au minimum à une formation professionnelle de type CAP. »
  • Vous dites qu’accueillir un élève dans une situation d’une grande difficulté donc c’est un élève qui quelque part a une souffrance ? 
  • E.D. : « Bien sûr, il y a une souffrance au niveau de l’élève mais il y a aussi une souffrance au niveau des enseignants qui ne sont pas formés pour accueillir des élèves avec de telles difficultés. Donc, ce que nous demandons tout d’abord, c’est de ne pas stigmatiser ce qui s’est passé la semaine dernière pour ne pas stigmatiser un lycée. Nous demandons au pouvoir public de prendre la mesure du problème, et de ne pas considérer que c’est un cas isolé parce qu’on rencontre bien souvent des problèmes de violences sur tout le territoire. Ce que nous demandons aussi, c’est de dynamiser et de renforcer les petites structures, type antennes des lycées professionnels, SEGPA en brousse, dans les îles. Elles permettraient de cibler les problèmes particuliers des élèves. Nous avons aussi demandé la création d’une EREA (Etablissement Régional d’Enseignement Adapté) qui bénéficie d’un pensionnat. Pour cela, Mr le vice-recteur est d’accord sur le principe donc nous attendons la mise en place avec impatience. Ce qu’il faudrait aussi, c’est former les professeurs concernés par ce type d’élève, les former à la médiation, à la communication non-violente. Nous souhaiterions qu’un véritable partenariat soit mis en place entre les parents d’élèves, les institutions, les instances coutumières, notre administration, le gouvernement de la N-C, et pourquoi pas le monde associatif pour prendre en compte ces élèves qui sont en souffrance. »
  • Par rapport aux doléances émises, est-ce que vous avez déjà eu un contact avec les institutions, le vice-rectorat ou madame la ministre chargée de l’éducation ?
  • E.D. : « Oui, nous avons déjà eu un contact la semaine dernière. La majorité de nos revendications a été accordée, seulement nous attendons avec impatience qu’elles soient mises en place et que des mesures soient prises de manière précise. »
  • Justement des mesures avaient été prises et énoncées par le vice-rectorat lors de la réunion d’information. Un document devait sortir avec les différentes mesures (sécurisation du site ...). Est-ce que vous avez confiance par rapport aux engagements annoncés par le vice-recteur ?
  • E.D. : « Oui, nous avons confiance cependant nous attendons que ces mesures soient prises le plus rapidement possible. »
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  • (*) : Lundi 10 juillet 2017
  • (**) : Mardi 11 juillet 2017  

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