lundi 19 novembre 2018

A Actualité syndicale

Valls est sorti de son périmètre selon l'USTKE

  • Le Comité directeur de cette rentrée 2018 s'est tenu ce matin(*) au Charley, le premier de cette année où il a été évoqué la question de la sortie de l’Accord de Nouméa, et le référendum d’autodétermination prévu en fin d’année. Après cette réunion statutaire, les dirigeants de l’Organisation syndicale ont convié les médias pour donner leur position sur la mission conduite par Valls. 
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  • Point avec les fédérations sur les enjeux politiques. « C’était l’occasion de faire le point avec les fédérations. Se projeter sur un programme de travail qui va se dérouler pendant toute cette année. Bien entendu, la question essentielle qui a animé l’ordre du jour de ce comité directeur, c’est la question politique liée à la sortie de l’Accord de Nouméa et le référendum prévu en octobre-novembre 2018. Le positionnement de l’Ustke sera connu en temps opportun. On attend aussi l’évolution de la situation politique ; ce que l’Etat va dire, et notamment sur la problématique du corps électoral. On avait déjà eu l’occasion de l’affirmer sur des déclarations. En tous les cas, le positionnement de l’USTKE sera conditionné par rapport à la sincérité des listes électorales », souligne André Forest, le président de l’USTKE.
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  • Quel est le mot d’ordre ? La centrale syndicale est en attente « de l’inscription automatique des kanak soit traduit dans les faits ». Mais surtout l’USTKE attend de l’Etat qu'il traite la question de l’inscription des natifs, qu'elle soit également clarifiée. « Pour nous, il est question de légitimer la participation des kanak relevant du statut coutumier sur la liste générale et ensuite de les basculer sur la liste référendaire. La question des natifs, donc les gens nés sur le territoire doit être étudié de façon très délicate. Il n’est pas question de remettre tous les natifs de la liste générale sur la liste référendaire parce que ça sera considéré comme des inscriptions indûment faîtes au détriment du scrutin d’autodétermination », relève-t-il.
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  • Pas de rencontre avec Valls. « En tant que président de l’Ustke, j’y étais convié et je ne suis pas allé. C’est une décision relevant du Bureau confédéral qui a été tenu mercredi. C’est une séance hebdomadaire où il a été décidé de ne pas y aller. Par contre, nous avons convoqué la presse pour donner notre point de vue », précise le président de l’USTKE.
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  • La position de l’USTKE sur la mission  parlementaire d'information sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie conduite par l’ex-Premier ministre, Manuel Valls (président) et Christian Jacob (rapporteur). « La mission conduite par Manuel Valls est tout à fait illégitime, elle ne nous convient pas du tout ! D’une part, par rapport à sa composition où 80 % des effectifs sont de droite dont les deux députés calédoniens. Donc, les choses sont mal engagées. D’autre part, les déclarations de Manuel Valls aussi bien avant qu’après. On a entendu la rencontre qu’il y a eu au Congrès mardi soir avec la société civile où Mr Valls a ouvertement donné sa position et sa préférence pour le maintien de la Calédonie dans la France. Il est sorti de son périmètre, de sa responsabilité qui lui appartenait. Il était venu ici dans le cadre d’une mission d’écoute de la population, à la limite clarifier les enjeux mais en aucun de donner sa préférence. Mais là, en donnant sa préférence, il a outrepassé la responsabilité qui lui a été assignée. Les dés sont pipés dès le départ car la question du corps électoral n’est toujours pas réglée, la déclaration du maintien de la Calédonie dans la France  … Tout ça, nous laisse très perplexe quand à l’organisation de ce scrutin ! Se déclarer pour le maintien de la Calédonie dans la France, ça veut dire que la campagne de l’Etat ne sera pas neutre, elle sera forcément orientée sur cet objectif », pointe-t-il.
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  •  (*) : Vendredi 23 février 2018
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