samedi 27 mai 2017

L Le rééquilibrage

Discours du président au colloque du 19 août 2016 à l'UNC

  • Discours du président de l'USTKE , André Forest
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  • Avant de prendre la parole, je voudrais marquer mon profond respect – aux gens de l’endroit – aux institutions – Mr le Haut-Commissaire – Mr le président du gouvernement – aux élus politiques – aux responsables des organisations syndicales et patronales – aux responsables de l’UNC qui accueillent ce colloque – à la société civile – à vous tous.
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  • L’idée de ce colloque date en effet de la conférence sociale de décembre 2014.
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  • C’est une proposition de l’USTKE, reprise par les partenaires sociaux dans le cadre du conseil du dialogue social – CDS – et  donc par la conférence sociale 2015 qui l’a retenue dans l’agenda social partagé. Elle s’inscrit dans le prolongement des accords économiques et sociaux signés par les partenaires sociaux – les groupes et formations politiques du congrès le 12/06/2012 sous la présidence de Mr Rock Wamytan qui présidait alors cette mandature.
  • Avait alors été actée dans le chapitre «  emploi - insertion et formation – la création d’un observatoire du rééquilibrage dans l’emploi et en définir les missions ».
  • Ce colloque est le résultat d’une conviction commune que bâtir un destin commun – un vivre ensemble – nécessitent d’aller plus loin dans les efforts de rééquilibrage, nécessite que les kanak puissent avoir leur pleine place dans la sphère sociale, dans l’entreprise, à tous les niveaux de responsabilité.
  • Le rééquilibrage social par la formation des cadres kanak a été au cœur des accords politiques Matignon-Oudinot signés en 1988 par les responsables politiques calédoniens, comme faisant partie des mesures de décolonisation.
  • Il n’y a pas dans la démarche la moindre intention d’attiser les conflictualités. Bien au contraire, il s’agit d’en prévenir les développements néfastes.
  • Une partie de la jeunesse kanak sortie trop tôt du système scolaire et donc sans qualification se trouve de fait exclue du marché de l’emploi et bien souvent dérape dans la délinquance avec comme horizon le Camp Est.
  • C’est une jeunesse en souffrance et en déshérence à qui il faut offrir de nouvelles perspectives passant par l’insertion professionnelle. Cette situation nous renvoie  le miroir d’une société qui ne marche pas bien, parce qu’elle continue à prospérer à partir des inégalités sociales persistances.
  • Anticiper, corriger les trajectoires non adaptées, c’est préserver les lendemains pour les générations en devenir. Là, est notre responsabilité collective. Des efforts ont été accomplis en matière de rééquilibrage, mais soyons lucides, beaucoup reste à faire, et dans de  nombreux domaines.
  • La situation présente n’est pas satisfaisante, nous le savons tous, que ce soit sur les terrains de l’éducation, de la formation, de l’accès à l’emploi, de l’accès aux responsabilités, pour en citer que quelque uns.
  • Ce colloque n’est qu’une étape, mais elle doit être utile.
  • Echangeons, débattons sans tabous, sans préalable, avec respect, et avec l’objectif premier d’être pertinent et efficace.
  • De ce colloque doivent émerger de nouvelles ambitions, mais également des propositions et mesures fortes, à la hauteur des enjeux de notre pays.
  • Les sujets ne manquent pas : de la formation initiale à l’apprentissage, à la formation professionnelle continue, à la formation des cadres, à la prise  en compte des spécificités et de l’histoire de ce pays, au partage des richesses créés, etc …
  • Une prise de conscience collective doit s’opérer. Elle doit admettre comme postulat le fait que l’évolution de ce pays passera aussi par une jeunesse kanak épanouie en harmonie avec les autres et formée à l’exercice des responsabilités.
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  • Bons travaux à toutes et à tous.
  • Oléti – Merci.
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