mardi 27 février 2024

A Actualité syndicale

Bientôt une réforme de la retraite Cafat

Les salariés encouragés à partir à la retraite après l’âge légal Le régime de retraite Cafat, un sujet traité par les partenaires sociaux  en commission paritaire depuis un certain temps. Déjà, il est question d’engager des discussions sur la retraite complémentaire. Mais avant cela, deux techniciens de la Cafat ont présenté en début de semaine à l’exécutif de notre Organisation la situation et les perspectives du régime de retraite Cafat où une réforme doit intervenir. Objectif : pérenniser la protection sociale jusqu’en 2050, un accord sera signé le 31 mars entre les partenaires sociaux. Explications. 

Les discussions en cours verront, et avec la signature de chaque organisation syndicale à la fin de ce mois-ci, quelle soit du côté des salariés ou des patrons, une réforme glissée en douceur. Ainsi, les partenaires sociaux ont convenu de repousser l’âge légal de départ à la retraite et d’augmenter la durée d’activité permettant l’ouverture d’une retraite anticipée à taux plein sans abattement. Les nouvelles modalités prévoient l’âge légal avec un départ à la retraite à 62 ans. Un départ sans abattement quel que soit la durée d’activité et la pension sera déterminée en fonction des points acquis. Entre 60 et 62 ans, le départ est possible sans abattement si le salarié justifie d’au moins 37 ans de durée d’assurance. Les départs anticipés ou les départs après l’âge légal (avec ou sans abattement) seront maintenus. Des conditions seront appliquées. Sans le dire avec ce nouvel accord, les partenaires sociaux encouragent ainsi les salariés à partir à la retraite après l’âge légal dans le but de maintenir une couverture sociale viable jusqu’en 2050. Pour agir et sans faire de remous, d’autres variables entrent en jeu dans cette réforme : la valeur du point, la valeur de référence et le taux de rendement. Des termes techniques qui ne parlent pas aux communs des mortels mais qui permettent de réguler les ressources du régime de protection sociale. En clair, il est nécessaire de baisser le taux du rendement (*) pour permettre une pérennisation du régime à long terme. Ainsi, un taux de rendement à 7 % permet une viabilité des ressources jusqu’en 2050 comme il a été souligné précédemment. Il est également envisagé de revaloriser les valeurs de point et de référence : alignement de la valeur du point sur l’inflation (plus ou moins 10 %) et maintient de l’évolution de la valeur de référence sur l’inflation, +1 point par rapport à l’évolution de la valeur du point. Il est à noter que des mesures transitoires seront faites dès 2020 jusqu’en 2025. Les salariés nés en 1960 seront les premiers impactés par le décalage de l’âge légal => âge légal décalé à 60,5 ans. Autres références et mesures transitoires seront applicables pour ceux nés en 1961, 1962 … Bien entendu, pour les départs en retraite anticipé pour inaptitude, en cas d’activités pénibles, ou dangereuses et nocives, des mesures transitoires seront également adoptées et mises en place dès 2020 et ce jusqu’en 2025.

La retraite par répartition est un système de financement - basé sur la solidarité intergénérationnelle - des pensions de retraite qui consiste à les alimenter directement par les cotisations prélevées sur la population active. Le montant global de ces cotisations (« assurance vieillesse ») est réparti entre tous les pensionnés. « Les actifs payent pour les retraités ». La Cafat applique le régime de retraite par répartition avec des prestations définies. Il est de loin le meilleur et envié par les pays de la région Pacifique, et même par la « Sécu » française !

(*) Taux de rendement : ce que ça rapporte par rapport à ce que ça coûte. Valeur du point divisé par la valeur de référence donne le taux de rendement. Actuellement, il tourne aux alentours de 10 %. La retraite complémentaire varie entre 5,2 % et 5,8 %.



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