mardi 27 octobre 2020

A Actualité syndicale

Conflit Socalog : Un dernier point à négocier ...

Un dernier point à négocier avec la direction de Socalog : le traitement des jours de grèves. C’est une responsabilité commune partagée dans ce genre de conflit qui dure suffisamment longtemps et dont l’issue peut être concluante pour les deux parties engagées ou soit chacune des parties campent sur ses positions. Mais pour l’instant, la mobilisation des grévistes aux abords de Socalog ne faiblit pas ou du moins elle continue avec notamment, la visite des camarades des autres secteurs d’activités du commerce, qui viennent en soutien. La vingtaine de grévistes, c'est-à-dire les adhérents STKE et y compris ceux de la CSTNC restent déterminés sur les points de revendications. Durant ces deux dernières semaines, les négociations ont été intenses entre nos responsables syndicaux et la direction de Socalog. Rappelons que ce conflit social, débuté le 2 juin dernier, est resté focalisé sur l’intégration du jeune Mackenzie au poste de superviseur logistique dans le service ‘’Transport’’. D’où le mot d’ordre de la mobilisation générale du jeudi 18 juin dernier : les différentes fédérations de l’Ustke ont été appelées à se mobiliser fortement sur deux problématiques : l’emploi local et le rééquilibrage, deux thèmes chers à notre Organisation syndicale.


Mardi 7 juillet. Les négociations ont bien commencé le jeudi18 juin, et elles continuent. Ce jour, en fin de matinée, une rencontre se tient entre nos responsables syndicaux conduite par André Forest, président de l’Ustke et Pierrick Waheo, secrétaire fédéral adjoint de la Fédération des Commerces et Divers avec la direction générale de Socalog à propos du traitement des jours de grève. Les parties en présence négocient âprement la prise en charge des jours non-travaillés.

Jean-Pierre Biciw, délégué syndical STKE à Socalog
Vous avez entamé des négociations dès le 19 juin avec le soutien du Bureau confédéral, et à ce jour le 7 juillet à quel stade des négociations où on est-en ?
Jean-Pierre Biciw : « Pour la dernière étape des négociations, on est bloqué sur le dernier point du projet de protocole de fin de conflit c'est-à-dire sur le traitement des jours de grève où Monsieur Exposito reste ferme sur sa position. De notre côté, on poursuit notre mouvement de grève car on prend nos responsabilités. On assumera nos jours de grève si on doit nous même les payer ! »
Quels sont les autres points que vous avez revendiqués et dont vous avez discuté en cours de négociations ? Pouvez-nous les rappeler ?
J.P. Biciw : « On a surtout défendu le premier point c'est-à-dire de promotionner en interne notre adhérent Mackenzie. On l’a défendu pour être superviseur dans son domaine c'est-à-dire dans le service ‘’Transport’’ au sein de Socalog. Il va suivre un parcours en alternance pour une durée d’un mois afin qu’il s’améliore dans l’encadrement. Je rappelle qu’il était sur un poste de remplacement d’une collègue en congé maladie. Si cette personne revient de son congé maladie, Mackenzie pourra se diriger sur un autre poste de superviseur en fonction des perspectives d’emplois de l’année prochaine. Et ce premier point, il a été acté. Ensuite, il y a l’intéressement. On a préféré revoir ses critères pour l’année 2021, c'est-à-dire que la direction doit interpeller tous les partenaires sociaux pour en discuter. Le  troisième point  : ce sont les conditions de travail négociés pour un autre collègue, c’est surtout en rapport à sa santé. Et enfin, la mise en place des primes : qu’elles soient liées à la performance ou à des primes exceptionnelles,  on a demandé qu’elles soient gelées par rapport à la crise économique que l’on traverse actuellement au niveau pays et à l’échelle des entreprises ».
C'est-à-dire que vous n’en parlez pas pendant un moment de ce dernier point tant que la situation économique ne s’améliore pas ?
J.P. Biciw : « Cette crise économique touche le pays et plusieurs secteurs d’activités ce qui permet de voir nos niveaux de performance. On pourra proposer, revoir et voire même organiser les seuils de déclenchement des primes. C’est à discuter. »
La confédération a fait appel à une huissière de justice pour constater des faits ? En quoi cela vous permet-elle d’engager un rapport de force dans la négociation ?
J.P. Biciw : « En fait, son procès verbal de constat permet de faire ressortir que la direction s’entête à engager des ‘’ briseurs de grève’’ comme le souligne son rapport. C'est-à-dire qu’il y a utilisation de personnel temporaire pour casser la grève. Autrement dit, nous, en tant que grévistes, on a remarqués que pour palier à nos absences, la société a fait appel à un prestataire de main d’œuvre extérieur pour remplacer les grévistes. Et ça, c’est anormal !  S’ils le font à Socalog, d’autres entreprises pourront le pratiquer ! »


Une énième rencontre se tiendra ce mercredi 8 juillet à 10 heures au siège du groupe Lavoix pour étudier le dernier point discordant entre les deux parties.

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