lundi 30 novembre 2020

A Actualité syndicale

Conseil syndical de la Fédération THT ...

Pas moins de vingt délégués, représentants syndicaux des secteurs de l’hôtellerie, des transports routiers/aériens étaient présents vendredi dernier (*) au siège pour faire le point sur leur situation sociale et économique en conseil syndical. Cette réunion a été présidée et animée par son secrétaire fédéral, Rodolphe Wédé.
Depuis le 24 mars de cette année, ce sont principalement ces deux activités de la Fédération du THT (Transport-Hôtellerie-Tourisme) : les transports aériens et les secteurs de l’hôtellerie qui sont fortement impactés par les conséquences du Covid-19, mises à part les autres secteurs de l’économie du pays. Les termes qui sont revenus régulièrement lors des échanges : «  le chômage partiel », «  les licenciements «, «  les plans sociaux ». Qu’en-est-il exactement de chaque secteur d’activité STKE de cette fédération ? Comme nous le savons,  les salariés d’Aicalin traversent une période très difficile avec cette crise sanitaire mondiale, et ce malgré la prolongation et la limitation des vols internationaux. « Pour éviter la propagation du Covid-19 en Nouvelle-Calédonie, la programmation des vols internationaux au départ et à destination de la Nouvelle reste limitée jusqu’au 31 juillet 2021, sauf évolution favorable de la situation mondiale d’ici-là », c’est l’une des décisions prises par le gouvernement collégial, le mardi 10 novembre. Une mesure salutaire pour éviter la propagation du virus sur notre sol mais qui à contrario engendre des effets néfastes sur le tourisme international, et indirectement provoque une baisse des effectifs au sein de notre compagnie internationale. « Sur 483 salariés, on a perdu 100 personnes », a indiqué Nathalie Bourguignon, déléguée syndicale STKE/Aircalin, très préoccupée par la situation précaire de ses collègues. Les membres du gouvernement et ceux du congrès ont été interpelés à ce sujet à maintes reprises par notre Organisation syndicale. 



Comme à l’accoutumé, le tour des secteurs STKE a été fait par les représentants syndicaux présents à cette réunion. Les  secteurs des transports routiers. STKE/Carsud-Tanéo - STKE/Karuïa-Tanéo. Concernant les remboursements du prêt Tanéo, ce sujet a été posé sur la table de nos représentants syndicaux. Des difficultés futures s’annoncent sérieusement. « Le Syndicat Mixte des Transports Urbains (SMTU) a annoncé aux principaux dirigeants des transporteurs publics (Carsud, Karuïa, SCT) que sa situation budgétaire actuelle ne lui permettrait pas de régler ses premières échéances en 2022, par rapport à son emprunt de 25 milliards », a soulevé Rodolphe Wédé. La SMTU doit s’y préparer, et ses représentants ont dégagé trois pistes. Premièrement, augmenter la taxe sur les produits pétroliers (TPP). Il lui faut trouver un milliard CFP par an. Ce n’est pas gagné pour autant ! Deuxièmement, réduire les charges dans les sociétés. Lesquelles seraient-elles prêtes à le faire ? Troisièmement, augmenter les prix des tickets de bus. Mais cette proposition risque de ne pas passer auprès des usagers des transports publics (Carsud & Karuïa), voire même en premier lieu auprès de nos représentants syndicaux. «  Le faible pouvoir d’achat des ménages calédoniens et notamment des bas salaires ne peut pas aller à l’encontre d’une augmentation des prix des tickets de bus », a soulevé Rodolphe Wédé. Rappelons-nous qu’au début du lancement des lignes Tanéo et Néobus, la population empruntant ces réseaux urbains a manifesté clairement leur mécontentement par rapport au prix élevé des tickets.
Les transports aériens. STKE/Aicalin. La crise sanitaire liée à la Covid-19 a soulevé beaucoup de questions.  Comme indiqué plus haut, la situation des salariés est dramatique pour nombre d’entres eux qui ont perdu leurs emplois. La situation économique de la compagnie aérienne est sans précédent. Des problématiques spécifiques à la filière de l’aérien a des conséquences au niveau local voire même à l’échelle régionale. Cela passe par « la fermeture des frontières, les vols de rapatriement, la présidence du C.A qui est remis en cause par notre Organisation syndicale, la revente de l’A320, la succession du directeur général ». On peut citer encore « la visibilité à court et à long terme de la société, le chômage partiel. Jusqu’à quand le chômage partiel va-t-il être appliqué ? », s’est interrogée Nathalie Bourguigon. Elle renouvelle à chaque fois ses opérations en interpelant les autorités compétentes sur la situation sociale des salariés. « La mise en place des accords avec 10 % de réduction sur les salaires, les mesures structurelles décidées, le plan de départ volontaire (PVD), les effectifs. Ces derniers vont-ils encore diminuer et sous quelles conditions ? ». Ou bien encore : « Quelles sont les perspectives de dessertes au niveau régional voire à l’international ? » « Les procédures de la DASS (Direction de l’Agence Sanitaire & Sociale) à appliquer. Quel est l’impact sur les secteurs de l’hôtellerie, le tourisme ? » Des sujets de hautes importances dont le ministre des transports aériens devra y répondre car l’Ustke entend bien lui poser dès ce mercredi 18 novembre.
STKE/Air Loyauté. Dans cette petite compagnie aérienne locale, il y a de nouveaux adhérents STKE depuis septembre dernier. « Le directeur général est en arrêt de travail depuis deux mois », a-t-on signalé, et ce depuis le mouvement de grève initié par un autre syndicat. « C’est le numéro 2 de la direction qui gère les affaires courantes ». Les représentants syndicaux STKE n’arrivent pas obtenir de rendez-vous avec l’exécutif de la province des îles, afin d’évoquer la situation sociale des salariés. « Qu’en est –il du rapprochement d’Aircal avec cette petite compagnie desservant les îles Loyauté ? », a-t-on demandé ouvertement.
STKE/PAE (Pacific Airport Engie). La section STKE se préoccupe essentiellement de la mise en œuvre du plan des départs volontaires (PDV). Par ailleurs, elle se demande si les chômages partiels venaient à se prolonger au vu de la prolongation et de la limitation des vols internationaux. Et sous quelles conditions vont-ils se maintenir ? Que va devenir la délégation de service publique (DSP) en 2023 ?



Les secteurs de l’hôtellerie. Des questionnements et des propositions ont émané particulièrement des représentants syndicaux STKE du Méridien : « Quels sont les projets futurs pour l’hôtellerie liés directement à l’ouverture des frontières ? La mise en place d’un groupe de travail entre le gouvernement et nos représentants syndicaux afin d’élaborer un plan de reclassement et d’accompagnement des camarades impactés par la Covid-19 ? Dans le cadre de la sécurité sanitaire, associer les partenaires sociaux aux réflexions et discussions sur les protocoles établis car le complexe hôtelier est réquisitionné par le gouvernement depuis le 19 mars dernier ». Des situations de précarité se font ressentir sur le terrain. « Réduction des salaires, application du chômage partiel pour la majorité des employés. Dès demain, on passe d’une situation de chômage partiel à un licenciement, a déploré Roselyne Eaténé, secrétaire générale adjointe de la section STKE/Méridien.
A savoir que la section syndicale Stke a appliqué son droit de retrait depuis le début de la crise sanitaire mais depuis peu, les adhérents ont repris le chemin du travail sous certaines conditions dont notamment le retrait des absences injustifiées (AI). « L’Ustke  a provoqué des réunions en interne, soit une toutes les semaines », a-t-on soulevé afin d’informer les camarades de l’évolution de la situation.  « Un travail de fond a été mené sur les procédures à améliorer en interne dont l’élaboration d’un document unique en obtenant un ensemble de garanties sur la sécurité sanitaire des employés », a-t-on soutenu, cependant la section reste vigilante sur la sécurité sanitaire. STKE/Shératon Déva. Du côté de ce complexe hôtelier implanté à Bourail, ils ont surtout privilégié la préservation de l’outil de travail en maintenant les horaires d’ouverture du jeudi au samedi, les jours fériés et les vacances scolaires. « De 300 millions de pertes par mois, on est passé à 3 millions par mois », a-t-on indiqué. Des points de situations syndicales ont été également faits sur ces établissements tels que « La Casa Del Sol », « Hôtel Le Beaurivage » et « Hôtel Evasion 130 » ; des résumés établis par Jimmy Hnaxenine, secrétaire général adjoint en charge de l’hôtellerie.
Prochain rendez-vous : le vendredi 11 décembre 2020 pour l’assemblée générale de cette fédération qui se tiendra à Sarraméa. Le lieu et les horaires seront précisés dans les convocations envoyées aux représentants, délégués syndicaux.


(*) : vendredi 13 novembre 2020


 

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