
Fin 2025, l’activité reste enlisée
L’emploi salarié privé se maintient autour de 56 000 personnes en septembre 2025, soit une diminution modérée de 0,5 % sur un trimestre (CVS). Cette baisse reste sans commune mesure avec les pertes massives observées en 2024, laissant entrevoir une phase d’atterrissage plutôt qu’une poursuite de la dégradation. Sur un an toutefois, le secteur privé affiche 1 200 salariés de moins qu’un an auparavant. Ce recul s’ajoute aux 11 400 emplois déjà perdus en 2024, témoignant d’un marché du travail qui reste contraint malgré l’atténuation de la tendance baissière.
Parmi les personnes ayant perdu leur emploi, 2 400 perçoivent encore le chômage total au 31 décembre 2025, contre 7 000 un an plus tôt.
Le secteur public subit également une dégradation de ses effectifs, avec une diminution de 0,3 % sur un trimestre (CVS), et de 3 % sur un an, principalement en raison de la baisse du nombre de contractuels.
Parmi les salariés toujours en poste, 1 000 bénéficient de l’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi, un dispositif d’urgence mis en place pour aider les entreprises en difficulté et éviter les licenciements. Cette aide, en vigueur du 1er juillet au 31 décembre 2025, a pris le relais du chômage partiel “exactions”, arrivé à échéance le 30 juin 2025.
Face à un marché du travail peu dynamique, les personnes sans emploi peinent à retrouver un poste. Le nombre d’employeurs privés reste légèrement inférieur à celui de septembre 2024. Le solde positif entre inscriptions et radiations au RIDET, hormis dans la construction, ne concerne que les travailleurs indépendants.
La baisse progressive des revenus de substitution (chômage total, chômage partiel, allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi), combinée aux difficultés persistantes de retour à l’emploi, fragilise les ménages. Cela se traduit notamment par une hausse des créances douteuses sur un an.
L’économie calédonienne présente un profil contrasté. Le marché immobilier repart timidement après avoir atteint son point bas en 2024 : le nombre de transactions augmente légèrement, probablement en raison de prix devenus attractifs,perçus comme des opportunités d’achat pour les investisseurs dans un contexte de baisse marquée des taux de crédit à l’habitat (-94 points de base entre les 4e trimestres 2024 et 2025).
Le secteur du nickel offre un bilan mitigé. L’extraction minière augmente par rapport à 2024, mais reste inférieure aux niveaux des années antérieures. La production métallurgique est portée par les bons résultats de Prony Resources, tandis que la SLN souffre encore de la fermeture de plusieurs centres miniers. Les exportations de nickel demeurent inférieures à celles de 2024, en particulier en raison de la fermeture de KNS, alors que l’année 2024 avait déjà été perturbée par les émeutes.
Enfin, le tourisme reste morose, avec un nombre d’arrivées inférieur à celui de 2024, malgré une légère reprise au second semestre 2025. Seul le secteur des croisières tire son épingle du jeu et affiche une amélioration sensible.
Lire plus : photos/pe-crise-T4-2025.pdf
(source : www.isee.nc/)
Avertissement : Ce tableau de bord est établi à partir des données disponibles au 2 février 2026. Les résultats présentés sont susceptibles d’être révisés à chaque nouvelle publication pour tenir compte des déclarations tardives ou d’éventuelles actualisations de la part des fournisseurs de données.