lundi 26 février 2024

A Actualité syndicale

Débrayage à l'heure du déjeuner devant le lycée Do Kamo

 Au moins quinze points à régler dans le cahier de revendication émanant de la section STKE du lycée de Do Kamo qui a été déposé en début de semaine sur la table de la direction de l’ASEE (Alliance Scolaire de l’Eglise Evangélique). Trois points au moins ont été clairement signifiés dont les conditions de travail du seul plongeur de la cantine pour lesquels la section réclame un personnel supplémentaire. Elle dénonce aussi le recrutement d’une personne extérieure à l’ASEE au poste de DRH sans suivre la procédure normale. Les débrayages aux heures de pause du midi vont perdurer jusqu’au 10 juin prochain, date butoir donnée à la direction de l’Alliance Scolaire pour trouver des solutions aux problématiques soulevées au sein de cet établissement privé.

Les raisons de ce mouvement d’humeur soulevées par Tué Wahmereungo, délégué syndical STKE/ASEE : "  Il y a un débrayage de 55 mn devant le lycée Do Kamo du personnel de surveillance et du personnel Atos depuis mardi. C’est un mouvement de mécontentement, d’exaspération du personnel parce que la direction de l’établissement sous couvert de la direction de l’ASEE a donc recruté 500 élèves en début d’année. La cantine ne peut contenir que 300 élèves. Il faut que les 500 élèves mangent en une heure ! Cela créée une surcharge de travail et le plongeur est tout seul pour laver 500 couverts ! Chose impossible ! On a signalé depuis le début de cette année que cette situation devenait impossible ! Il faut trouver des moyens en personnels et en matériels. Le plongeur dispose d’un lave-couvert pour 16 plateaux. Ce n’est pas suffisant et c’est complètement aberrant ! On exige un lave vaisselle de 100 couverts immédiatement ! Egalement, on exige des moyens pour suppléer le plongeur car celui-ci est obligé de faire des heures supplémentaires afin que les élèves puissent manger en temps et en heure. Par conséquent, il y a la question de l’hygiène et de la sécurité du personnel et des élèves. C’est-à-dire que les élèves peuvent manger dans des plateaux sales et gras car le plongeur ne peut pas laver 500 plateaux et des verres gras en une heure ! Tout cela est entrain de se régler. Maintenant, il faut gérer jusqu’au bout la situation. Par ce mouvement, nous interpellons la direction de l’établissement et la direction de l’Alliance Scolaire pour faire aboutir ces revendications. Il y a un autre point qui fait l’objet du préavis de grève. Ce sont les vices de procédure en matière de recrutement du nouveau DRH de l’ASEE. Malgré ce que nous avons dénoncé, la direction a fait un recrutement en externe sans passer par une candidature interne. On est au courant que c’est une personne non-kanak qui risque d’être recrutée. Donc nous ne pouvons pas négocier là-dessus au nom de l’emploi local. On exige la mise en place d’une procédure de recrutement en bonne et dû forme en commençant par le recrutement en interne. Car nous avons des gens qui sont déjà dans l’entreprise et ils apportent une plus-value par rapport à ceux qui viennent de l’extérieur. Ils ont la connaissance et la culture de l’entreprise. C’est l’esprit même de la loi sur l’emploi local. La commission de la loi sur l’emploi local met à disposition un budget de 4 milliards CFP par an pour former nos jeunes. Nous avons un pays à construire. Il faut qu’on soit vigilant sur les recrutements en externe, c’est le mot d’ordre que nous avons reçu du bureau confédéral. "  



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