jeudi 22 février 2024

A Actualité syndicale

Des cas de licenciements contestés par la Fédération des Commerces

  • La Fédération des Commerces & Divers  se mobilise depuis trois semaines dans deux secteurs précis, et sont entrés en conflit pour des cas de licenciements jugés « abusifs » : à Azur Santé à Robinson et au centre de vacances de Poé à Bourail géré par la Mutuelle des Fonctionnaires.
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La section STKE d'Azur Santé devant l'établissement de Robinson accueillant les personnes agées. Depuis le début du conflit, des camarades travaillant ou résidant à proximité apportent leur soutien aux grévistes. 

  • A Azur Santé, les responsables syndicaux des Commerces & Divers contestent le licenciement prononcé le 2 août dernier d’une adhérente STKE Commerce qu'ils considèrent comme « abusif », « suite au licenciement de notre camarade, nous avons eu un entretien et des échanges par e-mail et autres, afin de demander à la directrice de reconsidérer sa position. Cette dernière a notifié le licenciement pour faute grave. C’est une aberration ! Les faits qui lui sont reprochés sont minimes pour nous », indique Jean-Noël Holue, en charge du suivi de ce dossier brûlant.
  • Hier après-midi (**),  la section STKE a entrepris un mouvement de contestation  devant ce centre d’accueil pour personnes âgées, situé au cœur du parc de Robinson dans la commune du Mont-Dore, en déployant des banderoles le long des barrières. Un préavis de grève a été déposé le 17 août dernier, et la fédération veut bien  renouer le dialogue avec la directrice à une seule condition : la réintégration de l’employée injustement licenciée. « La direction m’a licencié car je suis sortie une demi-heure durant mon temps de pause qui s’échelonne de 1 h à 3 h du matin. Je suis allée récupérer un collègue », précise la représentante syndicale STKE. « Elle me dit que j’ai laissé les résidents tout seuls. Nous sommes que deux auxiliaires de vie sociale (AVS) durant la nuit.  Dans mon secteur, je suis toute seule durant une heure à faire les rondes de nuit. Normalement, nous devrions être à trois AVS la nuit. Et quand on l’appelle pour lui dire que nous sommes toutes seules, elle nous répond qu’il faut faire avec. Je ne comprends pas sa décision de me mettre dehors ! », assure la représentante syndicale STKE, dont les faits reprochés remontent à avril dernier.  « La directrice s’appuie sur un seul témoignage », soutient-elle. Un entretien avec les membres de la fédération en charge de ce secteur, n’a pas pu changer la donne. Même la rencontre avec la principale intéressée lui a valu la porte directe. D’où, la décision de la fédération de mener à terme ce conflit qui ne repose sur aucune base solide pour justifier un licenciement. Donc, depuis ce matin à 7 heures, en solidarité avec leur collègue injustement licenciée depuis le début du mois d'août, la section STKE d’Azur Santé a posé son campement devant les grilles de cet établissement. « Nous restons ouvert au dialogue », signale Jean-Noël Holue, secrétaire général adjoint de la Fédération des Commerces & Divers.
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  • Au centre de vacances de Poé. Un piquet de grève est disposé depuis le 22 août dernier au sein des installations de la maison commune de la tribu de Gouaro à Bourail. Il a été levé ce matin (*), suite à la rencontre de la veille (**) entre les coutumiers de l’endroit, les représentants du C.A de la Mutuelle des Fonctionnaires et les responsables syndicaux du commerce en charge de ce secteur.
  • Pourquoi un tel agissement des gens de l’endroit. Un licenciement a été prononcé envers un adhérent originaire de Bourail, pour faute grave. Ce licenciement est contesté à nouveau par les membres de la Fédération des Commerces.  « La majorité des employés travaillant au centre de Poé sont originaires de la tribu de Gouaro et des tribus avoisinantes. Le fait de licencier, un membre de la tribu, revient à une rémunération en moins pour la famille », souligne Jean-Noël Holue mais ce que la Fédération conteste en premier chef, «  c’est le comportement de la nouvelle gérante », ajoute-t-il. « Elle met la pression, elle ne prend pas en compte les travailleurs de Gouaro ce qui conduit à des dérapages de part et d’autre », précise-t-il. En même temps les responsables fédéraux soulèvent le recrutement de cette expatriée en charge de la direction de ce centre de vacances très prisé des calédoniens. Selon la fédération, « la directrice n’a pas tenu compte des réalités locales de la région », et même les coutumiers contestent sa nomination. Ce qui conduira la Mutuelle des Fonctionnaires a statué sur le cas du camarade  licencié au conseil d’administration prévu le 16 septembre prochain, « deux semaines durant lesquelles nous allons travailler sur un protocole de fin de conflit », précise Jean-Noël Holue.
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  • (*) : mercredi 31 août 2016
  • (**) : mardi 30 août 2016
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