mercredi 28 février 2024

A Actualité syndicale

Discrimination à l'évolution de carrière pour deux cadres kanak qualifiés au CHT

Hier après-midi, près de quatre-vingt personnes du  CHT Gaston Bourret affiliées à notre syndicat ont débrayé devant le bâtiment principal de la direction. Raison de leur mouvement d’humeur : deux cadres kanak ont été écartés par la direction sur des postes à responsabilités. Indignés face à cette situation intolérable, nos responsables syndicaux du CHT ont décidé de réagir. Extrait de leur tract.

" Quarante cinq ans après le fameux discours de Martin Luther King JR dévolu à une Amérique raciste, les voix des urnes ont porté à la tête de cette grande nation un noir et ce, grâce aussi, aux voix de millions de blancs ", cet extrait du tract a été lancé une semaine plutôt par la section STKE/ CHT envers sa direction. Et de poursuivre : " Cent cinquante neuf ans après que la levée du drapeau tricolore dans ce pays et, quatorze ans après que la  France ait fait son mea-culpa dans le préambule de l’Accord de Nouméa en s’engageant dans une voie nouvelle, le constat est plutôt amère au CHT, voire dans ce pays tout entier ; les préjugés résistent, bien enracinés dans le conscient et le subconscient d’une administration coloniale : les kanak ne sont pas capables ".

Avec ce cri d’alarme, la section entendait montrer son indignation face au comportement discriminatoire de la direction. Celle-ci a privilégié le recrutement de deux cadres expatriés au lieu d’accorder la confiance à nos deux cadres locaux : - la premier candidat avait postulé pour le poste de chef de service à l’ordonnancement & recette ; - la deuxième personne était ressentie par l’ensemble des syndicats confondus qu’elle occuperait le poste de cadre supérieur médico-technique.  " Nos enfants kanak vont en formation et quand ils reviennent des grandes écoles ou des universités, la porte leur ait fermée ? ", s’est interrogé André François Elocie, délégué syndical STKE/CHT qui s’est offusqué de cette situation incompréhensible. " Ces deux cas de cadres locaux font référence car ils ont été en formation. Ils sont bardés de diplômes !  Ils ont de l’expérience. On les écarte des postes à responsabilités, nous trouvons cela injuste ! ", s’est-il révolté. Par la même occasion, nos responsables syndicaux ont soulevé le problème des femmes d’office (agents hôteliers) dont leur activité risque d’évoluer à l’ouverture prochaine du Médipôle de Koutio.

Pour l’heure, des discussions ont été entamées hier en fin d’après-midi après le mouvement de protestation entre la section et les représentants de la direction. Il est certain que nos représentants syndicaux de ce secteur médical vont rester vigilants sur ces cas de figures.    



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