vendredi 23 juillet 2021

A Actualité syndicale

L'USTKE a mis un terme à la grève dans la commune de Voh mais ...

L’USTKE a mis un terme à sa grève dans la commune de Voh mais le conflit se poursuit en interne pour régler deux points discordants.


La section STKE de la mairie de Voh a déposé un préavis de grève illimité dès le 20 décembre 2020 puis il a été repris le 28 avril. Un protocole de fin de grève a été signé le mercredi  7 juillet vers 13 heures mais il reste deux points d'achoppement à négocier en interne, à savoir l'annulation des sanctions disciplinaires et l'indemnisation des jours de grève. Sur ces deux points, " le maire ne veut rien entendre, il reste ferme et veut appliquer le code du travail ", selon les responsables syndicaux. La dizaine de grévistes STKE ont repris leurs postes de travail dès le mardi 13 juillet.  C'est une victoire à demi-teinte pour l'Organisation, d'une part parce qu'il fallait sortir la section syndicale STKE de cette grève et négocier sur les deux points rejetés par l'exécutif municipal. Remarquable : la détermination des camarades sur le piquet de grève durant plus de deux mois mais qui a laissé des traces puisque trois sanctions disciplinaires ont été appliquées dont un licenciement. Les deux autres procédures sont en cours.



Le protocole de fin de grève a été signé le mercredi 7 juillet en présence du maire de Voh, de son exécutif municipal et des représentants syndicaux USTKE, notamment Mélanie Atapo, 1ère vice-présidente en charge du suivi des conflits, André Elia, secrétaire général de la Fonction Publique USTKE et de Georges Hnadriane, secrétaire général adjoint chargé des pôles mairies. 


Interview de André Elia, secrétaire général de la Fédération de la Fonction Publique USTKE


Trois questions posées à André Elia, secrétaire général de la Fédération de la Fonction Publique USTKE. 


Quelles sont les principales raisons du mouvement de grève initié dès le 28 avril ? Et dont le piquet s'est installé depuis cette date et il s'est même renforcé. 


André Elia : " Les principales raisons de cette grève résident sur un cahier de revendications déposé auprès du secrétaire général de la mairie de Voh le 18 décembre 2020 dont voici les sept points :


1/Reclassement et régulation de la qualification des ouvriers municipaux conformément aux dispositions de la CCSP et du code du travail.


2/Organisation du travail des ouvriers : mis en place d'un organigramme


3/Annulation de toutes les mesures disciplinaires discriminatoires depuis la mise en place de la section syndicale


4/La gestion RH irrespectueux des droits encadrant les salariés : changement de poste sans modification du contrat etc...


5/Condition de travail : caution des salariés pour utilisation du matériel, usage des véhicules personnels pour des missions professionnelles etc …


6/Départ de deux prestataires extérieurs


7/Arrêt des contrats des patentés


Des négociations ont eu lieu ces dernières semaines. Elles ont été âpres entre vous, les négociateurs Ustke et le maire de Voh, dénommé Joël Boatate-Kolekole ?Sur quoi avez-vous buté et en quoi cela a été difficile de mener des négociations ? 


André Elia : " ll faut rappeler que le maire n'a jamais voulu rencontrer la section STKE-Commune de Voh, ni le bureau de la Fédération, et ça, malgré la transmission des courriers de préavis de grève. Or, selon le code du travail, il disposait de 5 jours pour convier la section ou le SG de la Fédération afin d'entamer des discussions et essayer de trouver un compromis. Au lieu de cela il est resté insensible aux préavis.Pour répondre à une partie du cahier de revendications, le maire a envoyé un courrier à l'ensemble du personnel et non à la section STKE. C'est carrément un manque de respect de sa part. La première réunion a pu se faire le 20 mai 2021 au siège de l'USTKE grâce à l'intervention de notre président, seule personne que le maire a voulu rencontrer. "


Qu'est-ce que vous avez négocié pour mettre fin à cette grève ? Les camarades ont repris leur poste de travail dès le mardi 13 juillet. 


André Elia : " Les dernières négociations ont été très difficiles, car le maire a fait comprendre que le projet de protocole qu'il a proposé ne sera pas négocié. Il est resté figer sur ses propositions, autrement les deux points sur les sanctions disciplinaires ainsi que les jours de grève ne seront pas négociés, il a campé sur sa position c'est à dire que chacun devra assumer ses responsabilités. En conclusion : les sanctions disciplinaires suivront son cours et les jours de grève seront prélevés en totalité sur les salaires des grévistes.Le Bureau confédéral représenté par Mélanie Atapo, 1ère vice-présidente en charge des conflits, Fidel Malalua, le 4ème vice-président et Gilles Nahiet, membre du BC représentant le Nord, ils ont soutenu le bureau fédéral pour cette énième négociation. Et le protocole de fin de grève a été signé pour permettre de lever le piquet de grève mais pour autant le conflit reste en vigueur par rapport aux deux points d'achoppement précités. Je voudrai adresser mes sincères remerciements au président, aux camarades Mélanie, Fidel et Gilles pour leur investissement, et pour nous permettre de sortir de ce conflit qui n'a ni queue, ni tête. C’est une victoire en demi-teinte mais une victoire collective de l'USTKE. Merci à tous, vive l’USTKE et vive le combat syndical. "


 

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