vendredi 23 avril 2021

A Actualité syndicale

L'USTKE réagit sur les points chauds de l'actualité

Les principaux points soulevés à la conférence de pressepar nos responsables syndicaux du bureau confédéral, et notamment des secteurs miniers du pays. 



Mercredi 2 décembre 2020. Dans nos locaux (de gauche à droite) : Victor Wéjième, membre du bureau confédéral, Léonard Wahmetu, secrétaire fédéral de la Fédération des mines, Antonio Néwédou, délégué syndical STKE à Vale NC, André Forest, président de l'Ustke, Pascal Pujapujane, délégué syndical STKE à Vale NC, Mélanie Atapo, 1ère vice-présidente de l'Ustke.


✅« En terme de représentativité syndicale, la section STKE de Vale NC atteint les 40 %  au niveau des élections des délégués du personnel même si nous ne sommes pas au commande du comité d’entreprise », précise d’emblée André Forest, le président de l’Ustke avant d’évoquer les points chauds de l’actualité.
L’Ustke défend le modèle économique qui est proposé par Sofinor/Korean Zinc. « La ressource doit être valorisée sur place ». Notre organisation syndicale est contre les exportations. « On n’est pas d’accord que les exportations soient une variable d’ajustement des trésoreries », a indiqué clairement André Forest, président de l’Ustke. Le projet proposé par le partenariat Sofinor/Korean Zinc va jusqu’à l’oxyde nickel à contrario du process développé actuellement qui s’arrête au NHC (produit intermédiaire) même si le marché des batteries est en pleine croissance.
En visioconférence mardi soir  avec trois représentants de la  banque Rothschild (chargée de gérer les procédures d’appel d’offres internationales) lors des discussions tenues au Haut-Commissariat qui ont duré plus de sept heures. La question cruciale a été posée aux trois représentants : pourquoi l’offre n°2 n’a pas été jusqu’à la due diligence ? Autrement dit pourquoi il n’y a pas eu de procédures d’audit préalables ou d’obligation de vigilance avec le déploiement d’experts, de techniciens extérieurs à Vale  NC ?
Souhait de la stabilité sociale. « On souhaite que la stabilité sociale de ce pays retrouve son cours normal parce que nous sommes également à la croisée des grands chantiers. Le chantier institutionnel, politique qui se croise avec le chantier Vale. Il est vrai que ce sont des choses qui peuvent s’agréger puis créer des dynamiques que l’on ne souhaite pas », interpelle le président de l’Ustke.
Rappel. L’usine de Goro, c’est Jacques Lafleur qui l’a mis sur les rails. Le process que ce dernier a soutenu avant l’émergence du site industriel du Grand Sud, « c’était d’aller jusqu’à l’oxyde de nickel ». Et ce rappel, c’est semble-t-il Adolphe Digoué qui l’a soulevé lors des échanges intervenues hier soir au haussariat. Et aujourd’hui, « on veut faire marche arrière », rétorque André Forest en pointant du doigt Sonia Backes, la présidente de la province Sud. Le fait d’aller jusqu’au « produit fini » est sans commune mesure avec ce qui se fait actuellement à Vale NC. Korean Zinc fait parti de ces quatre leaders mondiaux qui utilise ce process dont un pan de l’hydrométallurgie, le traitement de la saprolite.
Pas ou peu d’activité minière. Des points de blocages sont organisés avec l’ICAN, le Collectif « Usine du Sud = Usine Pays » et l’USTKE. Du nord au sud, les activités minières sont au ralenti avec la grève générale lancée par notre centrale dès le 30 novembre qui a pris effet dans la nuit de mardi à mercredi à minuit. Une grève touchant principalement les secteurs miniers de ces entreprises : SLN (Tiébaghi-Népoui, Nouméa), NMC (Kouaoua-Canala), KNS (Vavouto), Montagnat (La Tontouta), Vale NC (Goro à Yaté). « La mobilisation est assez suivie sur les sites miniers de la SLN. Derrière Eramet, c’est l’Etat français. Ce sont ces symboles-là que l’on a voulu marquer par rapport à cette mobilisation », précise Léonard Wahmetu, secrétaire fédéral de la Fédérations des Mines, des Carrières et de la Métallurgie.
La grève des secteurs miniers sera suivie et solidifiée par la grève des secteurs interprofessionnels ce jeudi 3 décembre. A retenir que la grève est reconduite de 24 heures dans les secteurs des mines, de la métallurgie et des carrières.
L’accord actionnarial a été signé et acté le lundi 5 octobre, et au dernier comité d’entreprise extraordinaire en date du lundi 16 novembre, l’Ustke a annoncé son désengagement de cet accord. Aujourd’hui même (mercredi 2 décembre), les délégués syndicaux STKE de VALE NC vont signifier très clairement au comité d’entreprise extraordinaire leur désengagement de l’accord actionnarial (un accord sur l’épargne d’entreprise et un second accord sur le fond de placement) dès ce soir. Lors de cette réunion extraordinaire, il est prévu à l’ordre du jour : la présentation de la nouvelle organisation actionnariale et la consultation (avis) des élus sur ce sujet.


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