mercredi 28 février 2024

A Actualité syndicale

La SCID bloquée

La section STKE s’élève contre un licenciement jugé inacceptable.

« Insubordination et langage irrespectueux envers la hiérarchie », deux motifs valables pour la direction d’engager une procédure de licenciement envers un jeune employé récemment embauché au poste de gestionnaire adjoint des stocks à la SCID,  une société qui achalande deux supermarchés (l’une basée à La Tontouta et l’autre à Trianon). Un protocole d’accord avait été signé en octobre dernier permettant entre autre de favoriser des formations au sein même de la société, de permettre des évolutions de carrières... Mais, seule une formation a été faite. Et selon les salariés de la SCID, «  la formation octroyée par l’entreprise n’en n’était pas une ! C’était une pseudo-formation pour permettre la cohésion des groupes (direction et employés) ».

Une dizaine de ses collègues sont venus le soutenir dès ce matin très tôt devant l’entrepôt de l’entreprise située dans la zone industrielle et artisanale de Païta. Ce mouvement n’est pas nouveau puisque l’an dernier à la même période, la section avait déjà soulevé un problème lié à l’embauche d’une expatriée qui de nouveau fait parler d’elle en licenciant injustement un de nos adhérents. « Elle veut que je sois polyvalent. Mon poste, c’est être gestionnaire des stocks. Donc, je contrôlais les containers qui arrivaient et je les enregistrais dans l’ordinateur. En fait, elle voulait que je fasse en plus la commande, les rangements et le dépotage des containers. Si, j’avais le permis poids lourds, elle me mettrait aussi sur un camion ! Et surtout qu’une entreprise externe fait le dépotage à présent ! Je lui ai dit que je n’étais pas polyvalent ! Comme elle m’a reproché de ne pas suivre ses instructions à la lettre, et bien du coup je ne faisais plus le rangement et la commande ! Donc, je me tenais strictement à mon poste c’est-à-dire gestionnaire adjoint des stocks », a confié Benjamin Mennesson qui n’entend pas baisser les bras devant sa hiérarchie. Ainsi, il a obtenu le soutien de sa section. Également, il a le soutien des camarades travaillant au supermarché de Trianon et ceux de La Tontouta qui débrayent aux heures de pointes des clients.

Pour l’heure, les camarades de ce secteur attendent patiemment une réponse de leur direction.



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