mercredi 28 février 2024

A Actualité syndicale

La section STKE dénonce les conditions d'hygiène et de sécurité

L’emploi local localisé est également réclamé par la section syndicale STKE de Prony Resources New-Caledonia.   

 

La section STKE de Prony Resources (PRNC) a déposé un préavis de grève le 22 juillet dans lequel des revendications ont été soulevées et émises à la direction. Afin de faire avancer les discussions, une grève a été enclenchée le jeudi 4 août. La mobilisation des adhérents STKE s’est faite en face de l’entrée de l’usine du Sud où aucune entrave n’a été observée durant cette journée. N’ayant pas été satisfait des échanges intervenus entre la direction et les délégués, et ce durant l’après-midi de jeudi dernier, les responsables syndicaux ont décidé de reconduire le mouvement de grève au lundi 8 août, à l’entrée de l’immeuble Malawi où se trouve le siège de l’ex-Vale NC. Après plus de cinq heures de discussions, cette fois-ci les échanges ont débouché sur une revoyure de l’accord après le 15 août, une fois que la partie « Hygiène et Sécurité » sera validée par les pompiers de la Base Vie qui donneront leur avis sur ce qui a été préconisé par la direction.  

Les points discordants soulevés portent sur quatre thématiques bien distinctes : l’hygiène et la sécurité, les embauches et les recrutements, l’expertise sur les comptes financiers et techniques, et le basculement de la maintenance de l’Unité de Préparation du Minerai (UPM) au technicien H 24 concernant la surcharge de travail des salariés de la maintenance.  

En ce qui concerne le premier point du cahier de revendications, « l’hygiène et la sécurité », la liste est assez longue pour tous les citer. « Dans la zone où s’effectuent les avancements des travaux des différentes structures du projet Lucy, des rongeurs ont été retrouvés dans les packs lunch », ont dénoncé les délégués syndicaux STKE. Ils ont exigé « une armoire réfrigérée digne de ce nom et non pas un petit frigo comme on peut trouver à la Base Vie ». Dans ce lieu de vie des salariés, « des chambres insalubres, les quantités de nourriture restent insuffisantes et le petit-déjeuner pour le quart de nuit est différent de celui du quart de jour », ont-ils constaté. Un groupe de travail se penche sur ces problématiques afin d’améliorer les plats proposés aux collaborateurs. Ils ont également signalé, au niveau de la sécurité, « l’état des véhicules à la mine » et sans compter « l’état de la route entre le Mont-Dore et l’usine du Sud », c’est-à-dire la portion située entre la Netcha, la Capture et l’usine. Sur ce point, les discussions avec les autorités compétentes sont toujours en cours et une demande de rencontre a été faite par la direction. Un point tout aussi important pour la sécurité des personnes sur le site, « un coffret électrique qui est resté à l’air. Un risque d’incendie aurait pu avoir lieu », un signalement entendu par la direction qui fera le nécessaire pour sécuriser cet emplacement.  

Concernant les embauches et les recrutements, la section STKE pointe du doigt le recrutement externe au vivier du bassin d’emploi de la région de Yaté ; qu’ils soient diplômés disposant d’un Bac et plus, qu’ils soient sur mine, à l’usine ou ayant des emplois en support et maintenance. « Concernant le vivier des opérateurs d’engin, il n’y avait pas un jeune de Yaté. Ils ont des contrats à durée déterminée. Ils viennent en renfort pour le pic d’activité sur mine. Dans mon quart, il y a eu 7 nouveaux salariés, il n’y a pas un jeune de Yaté ! » a précisé Hélène Mauga, déléguée syndicale STKE qui porte aussi la casquette de déléguée du personnel. Sur les avancements des travaux du projet Lucy, « dans la première vague concernant les embauches à la mine, sur 49 salariés expérimentés en CDD qui ne sont pas passés par le centre de formations de Poro, il n’y a que 9 originaires de YatéIl n’y pas besoin d’avoir le bac + 5 pour conduire un engin. Ne serait-ce qu’un bac ! Il y a juste besoin d’un permis poids lourd. Le jeune de la tribu n’ayant pas de diplôme qui souhaite prétendre à ce poste de chauffeur d’engin, ne pourra pas le faire car la direction a mis la barre haute », a-t-elle soulevé. La réorientation des candidats diplômés serait un avantage pour l’entreprise dans des postes qui leur seraient plus adéquats d’où le mécontentement de la section syndicale STKE. La prochaine vague d’embauche concernera les opérateurs de logistiques portuaires (OLP), « la priorité sera donnée aux gens du Sud-Sud c’est-à-dire les candidatures provenant de ces communes, des tribus : Iles-des-Pins, Yaté, Ile Ouen, Saint-Louis, Païta », a-t-elle indiqué.  

Durant trois semaines, un jeune technicien de maintenance a fait un remplacement sur un poste de coordonnateur. « Un autre syndicat a positionné un chaudronnier sur ce poste alors qu’il ne connaît pas les attributs de ce poste », a rétorqué Hélène Mauga. Après les échanges avec les ressources humaines, « on a obtenu le gel du poste de coordonnateur sur 12 mois. On va positionner notre candidat sur une formation de management. Au bout d’un an, il pourra disposer des pré-requis, et des remplacements en tant que coordonnateur. Ça sera à lui de faire ses preuves, de se démarquer par rapport aux autres candidats lors des évaluations ou des formations ». C’est ce qu’ils ont réussi à négocier.  

Concernant l’équipe H24 des techniciens de la maintenance de l’usine, la section STKE a demandé un renfort de cette équipe car une activité s’est rajoutée en plus de celle existante. « Dans une équipe type au quart H24, il y a quatre mécaniciens et trois électriciens. A savoir qu’il y a 4 quarts et il y a eu des démissions. Ces personnes-là n’ont pas été remplacées. Il y a donc un sous-effectif par rapport aux postes vacants. On a négocié le nombre de personnes qui manque sur les postes vacants pour atteindre l’équipe type (7 personnes) au quart en rajoutant une personne supplémentaire. On va donc se retrouver avec une équipe de 8 personnes par quart H24 soit 32 personnes », une satisfaction pour les négociateurs.  


 " La grève de jeudi dernier a une répercussion sur l'organisation du travail sur site puisque plus de 90 adhérents ont répondu à l'appel de l'USTKE", selon les responsables STKE de Prony Resources New Caledonia. Ils sont en discussion sur le piquet de grève implanté aux abords de l'entrée de l'usine du Sud à Yaté. 

 

 

 

 


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