lundi 26 février 2024

A Actualité syndicale

Le 1er mai : un brin politique et festif !

Emporté par un « parfum électoral » entre les deux tours du scrutin national, notre organisation syndicale n'a pas failli à sa traditionnelle marche du 1er mai. Près de deux mille manifestants y ont participé. Echo politique à l'issue de la marche et un après-midi festif au programme.

 Parti de la Vallée-du-Tir aux alentours de dix heures hier matin, le cortège mené par le bureau confédéral et des membres du collège honoraire, suivi des membres du bureau du Parti Travailliste et des onze fédérations que compte l'USTKE. Venus pour la plupart de la zone du Grand-Nouméa, des militants ou des sympathisants ont fait le déplacement du Nord ou des Iles, les travailleurs ou des moins jeunes ont pris part au cortège. Trois camions suiveurs ont mené la cadence sur lesquels des sonos étaient spécialement installés afin de haranguer la foule. Le cortège a longé le quai Jules Ferry, une partie  de l'avenue de la Victoire avant de reprendre le chemin vers la Place des cocotiers. Il s'est ensuite dirigé à la hauteur de l'immeuble de Pacifique Arcade pour enfin terminer sa marche sur le site aménagé devant le siège du syndicat.

En guise d'ouverture des prises de paroles, Louis Kotra Uregei, le président fondateur de l'USTKE a rappelé à l'assistance la  première manifestation : « le 1er mai 1982, on avait marché du centre-ville à la plage de Magenta. On avait tenu à faire cette marche car elle représentait la reconnaissance des travailleurs de Kanaky... » En insistant sur le slogan - Kanaky 2014 - : «  Le 1er mai, l'USTKE crie haut et fort son indépendance et on a toujours revendiquer l'indépendance de notre pays. Demain, nous sommes prêts à diriger notre pays ». Jacques Lalié et Sylvain Pabouty étaient également invités, ils ont pris tour à tour le micro.Une tribune politique en quelque sorte à cinq jours des élections présidentielles. « Nous appelons davantage à voter et à s'inscrire sur les listes électorales du Sud », a souhaité Sylvain Pabouty, le représentant de la mouvance indépendantiste Dynamique Unitaire Sud, en indiquant au passage l'importance du cap de 2014.

Marie-Pierre Goyetche a clôturé les interventions en faisant appel à la jeunesse sans formation, en rappelant les notions telles que le rééquilibrage, l'emploi local, la vie chère. « Beaucoup de jeunes n'ont pas accès au travail. Une grande réflexion est menée sur l'insertion sociale par le travail. Nous voulons un véritable plan pour l'emploi ». Des sujets chers à l'USTKE où notre présidente à souligner l'importance des enjeux sociaux. Et d'indiquer que le syndicat est présent dans des instances où les discussions portent sur la productivité, la compétitivité, le fond d'assurance à la formation... « Il faut une réelle volonté politique de l'Etat et des institutions »  afin de donner des solutions et des réponses adaptées aux problématiques posées. Une insistance particulière a été formulée au début de son discours celle de « sortir l'actuel locataire de l'Elysée » le 6 mai prochain.

Après la marche, le discours des politiques, l'association Mégamiouz avait invité vingt groupes locaux dont la troupe du Wetr de l'île de Drehu. Installée sur le boulodrome de la Vallée-du-Tir, la scène musicale qui a servi de tribune politique, a permis l'enchaînement des prestations des groupes de quartier ou des musiciens venus de l'intérieur du pays. L'après-midi festif s'est clôturé aux alentours de 20 heures avec les Boys Band de Hienghène, appelé communément Koulnoué Band. Un tremplin musical inégalable pour les groupes des quartiers Nord de Nouméa et qui par ailleurs ont enchanté les nombreux spectateurs.

 



Newsletter

Abonnez-vous et recevez les dernières actualités dès leur parution