lundi 26 février 2024

A Actualité syndicale

Les sections se mobilisent : Interoute, SLF, Simply Market.

Durant toute la journée de lundi,  la Fédération BTP USTKE a voulu attirer l’attention du tribunal du commerce sur le sort de huit salariés licenciés de la société Interoute.  En redressement judiciaire depuis juin dernier, la société fait difficilement face aux contraintes imposées par la loi du marché. Sur 33 employés, 8 salariés ont reçu la semaine dernière leur lettre de licenciement.  « Nous sommes là devant le tribunal car nous voulons maintenir notre outil de travail mais aussi les emplois qui ont été supprimés », a déclaré Dricky Wadrawane, délégué syndical STKE/Interoute. Il espère une issue favorable pour ses collègues car son mandat syndical l’épargne de cette mauvaise nouvelle. « Nous voyons aussi une discrimination syndicale car sur les 8 salariés licenciés, 6 d’entre nous font partis du syndicat. Pourquoi le patron nous a-t-il choisi », ont soulevé certains. La décision du tribunal devait être rendue lundi en début d’après-midi, mais a finalement été reportée en juin prochain. Nos responsables syndicaux espèrent une décision plus clémente de cette instance judiciaire, et pourquoi pas un plan de redressement de la société d’Interoute visant à repositionner les ex-salariés d’Interoute dans une de ses filiales.

 

Lundi 22 avril 2013 -  Les camarades des secteurs du  BTP en assemblée générale avant de se rendre au tribunal du commerce (Faubourg Blanchot). 

SLF : Un licenciement jugé arbitraire et discriminatoire

La section STKE/SLF est sortie de ses gonds toute la journée de lundi. Motif de leur mouvement de grogne : un licenciement jugé arbitraire et discriminatoire, selon nos responsables syndicaux de l’industrie. Au titre de la solidarité, ce sont plus d’une plus d'une cinquantaine de salariés qui ont rejoint le mouvement de protestation. « Nous contestons la décision arbitraire de la direction car après trois réunions avec celle-ci, aucune réponse fiable nous convenait pour la réintégration de notre camarade. A savoir qu'on lui a signifié un licenciement pour motif disciplinaire alors qu'il ne faisait que soulever à sa hiérarchie directe les dysfonctionnements du service de merchandising », a  soulevé René Waikedré, le délégué syndical STKE/SLF. Le mouvement de grogne a été reconduit hier et s'est intensifié aujourd'hui avec le soutien de la Fédération Industrie USTKE. « Quatre services sont touchés par ce mécontentement, notamment le service de production, le dock, le service de soufflage et le SPM (service de promotion de merchandising). Les employés sortent à des heures précises et reprennent le travail », a précisé notre délégué syndical STKE. Pour l'heure aucune rencontre n'est prévue entre notre organisation et la direction de cette usine d'embouteillage. 

                                                       

STKE/Simply Market attend un règlement à leur conflit ... 

 

 

Lundi dernier, les secteurs du commerce s'étaient mobilisés à Trianon devant le supermarché « Simply Market » pour les mêmes raisons évoquées au début du mois. Une première action avait été conduite par les sections de Tontouta et de Trianon, qui par ailleurs avaient eu le soutien de la Fédération Commerces et Divers de l'USTKE. 

Une fois de plus, la section a voulu marquer son désaccord  face à l'embauche d'une expatriée sur un poste à responsabilité au dock de la SCID (Société Calédonienne d'Import et de Distribution) située dans la zone artisanale et industrielle de Païta. (voir article posté le 5 avril 2013)

Pour l'instant, aucune avancée concrète n'est observée de la part de la direction si ce n'est qu'elle a promu deux délégués STKE, un au poste au rayon liquide et le deuxième dans la partie des produits frais à Trianon. « Nous ne rejetons pas la promotion des camarades mais par contre nous restons ferme sur le fait que la personne ayant la responsabilité de la gestion du dock à Païta laisse sa place à notre jeune qui s'est formé pour avoir ce poste », a déclaré Edgar Kiki, responsable syndical STKE. 

Des cahiers de revendications sont restés en suspens depuis plus de deux ans, et la section s'impatiente, elle cherche à trouver une issue à ce conflit. 

 



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