lundi 26 février 2024

A Actualité syndicale

L'intersyndicale demande une revalorisation salariale du secteur privé

 🔺Conférence de presse de l’intersyndicale à la Maison des Syndicats à la Vallée-du-Tir… Jeudi 8 décembre 2022 à 13 h 30… Intersyndicale : USTKE  – FO – COGETRA - Fédération des Fonctionnaires – USOENC – CSTNC… Préavis de grève pour une revalorisation salariale du secteur privé… Manifestation annoncée au vendredi 16 décembre 2022… 


Au point de presse du jeudi après-midi de l’intersyndicale composée de l’USTKE, de F.O, la COGETRA, la Fédération des Fonctionnaires, l’USOENC et la CSNTC. Cette intersyndicale a lancé un préavis de grève dès le 5 décembre pour une revalorisation salariale du secteur privé, « un courrier adressé aux organisations patronales (MEDEF, CPME, U2P) », précise d’emblée Fidel Malalua, 4ème vice-président de l’USTKE et chargé des branches au sein de la confédération. Etant dans le contexte des débuts des négociations de branches en cette fin d’année, et ces dernières se déclinent sur l’année suivante, si elles ne sont pas conclues. Tous les représentants syndicaux réunis autour de la table restent unanimes et déterminés, ils demandent « une revalorisation salariale de tous les salaires de 6 %, toutes les branches confondues, dans le secteur privé au 1er janvier 2023. » On n’avait pas vu un tel regroupement des syndicats des salariés depuis dix ans, sur le sujet touchant au pouvoir d’achat des salariés du privé.  « L’inflation galopante que connait le pays est de l’ordre de 5,1% sur l’année et de 10 % sur la seule alimentation. Elle impacte considérablement le pouvoir d’achat des calédoniens sachant qu’il n’y a eu aucune revalorisation salariale hormis pour ceux au SMG, ni de compensation pour les retraités CAFAT », indique-t-il. « Le transport, le logement augmentent aussi. On parle d’alimentation mais à côté de ça, il y a des choses qui évoluent. Les 6% que l’on demande, ce n’est pas quelque chose d’exceptionnelle ! Nos petits employés, il faut qu’ils puissent arriver à joindre les deux bouts », s’inquiète André Buffin, secrétaire général de SOENC Enseignement privé. « La demande de revalorisation, c’est quelque chose qui va se retrouver dans la consommation, qui va retourner dans l’économie de la Calédonie », renchérit Jean-Pierre Kabar de la Cogétra. Sur l’aspect économique. « Depuis les dix dernières années, c’est la première fois que 7500 entreprises n’ont pas déposé leurs comptes obligatoires à la direction des affaires économiques. Ce ne sont pas des fermetures des entreprises mais ce sont des entreprises qui volontairement ne déposent pas leurs comptes », s’interroge Steeves Teriitehau, secrétaire général de la Fédération des Fonctionnaires. 

« L’année dernière, nous avons conclu une négociation des branches très mitigée. Les organisations syndicales salariales l’avaient dénoncé malgré quelques efforts entrepris par les secteurs les plus sensibles c’est-à-dire ceux impactés par la Covid tels que les boulangeries, le BTP, l’hôtellerie », précise Fidel Malalua. « Cette baisse du pouvoir d'achat des salariés ajoutée à la cherté de vie créent une tension sociale très difficile en cette fin d’année. Elle est la continuité de ce qu’on a subit depuis un bon moment. Donc aucune mesure n’est intervenue auprès des salariés et des retraités pour palier à ce phénomène », ajoute-t-il. Les représentants syndicaux reconnaissent l’effet mécanique, de l’augmentation du SMIG à hauteur de 163 102 francs depuis le 1er octobre. Une revalorisation du SMG et du SMAG intervenues en quatre fois cette année par rapport à la hausse de l’indice des prix (+0,5%). 

Suspension des négociations de branches. « On a débuté ces négociations de branches que l’on juge intolérables de la part des employeurs. Cette façon de défier pendant les premières négociations de branches (…). On a débuté avec les secteurs du commerce, suivi des mines, du btp et elles se sont arrêtées avec les employés de maison. On a pris la décision de les suspendre avec les employeurs depuis une semaine car on n’était plus dans les mêmes espaces de discussions », insiste-t-il. Donc, « on a eu une attitude de fin non-recevoir », rajoute-t-il agacé par l’attitude intolérable, défiante des employeurs. 

Face aux comportements des employeurs qui n’ont pas pris contact depuis lundi avec les représentants syndicaux des salariés, par conséquent une mobilisation sera organisée le vendredi 16 décembre. Cependant les six syndicats restent ouverts aux discussions avec le patronat. 


L’intersyndicale lance un appel à l’ensemble des salariés du privé à se mobiliser le vendredi 16 décembre. La manifestation débutera à partir de 6 h 30 jusqu’à 16 heures se déroulant de la façon suivante : 

➡️ Rassemblement à partir de 6 h 30 sur le parking Moselle face au restaurant Mac Donald. 

➡️ Une marche à partir de 9 heures suivant le trajet indiqué ci-dessous : 

🔹 Rue Foch jusqu’à l’intersection Avenue Victoire Henry Lafleur

🔹 Avenue Victoire Henry Lafleur jusqu’à la rue du Général Galliéni

🔹 Rue du Général Galliéni jusqu’à l’angle de la rue Jean Jaurès

➡️ Point fixe devant le MEDEF, 6 rue Jean Jaurès d’une durée de deux heures. 

➡️ A l’issue du point fixe, retour sur la place Moselle en empruntant la rue Jules Ferry, l’avenue Victoire Henry Lafleur puis la rue Georges Clémenceau pour l’arrêt final.

 


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