jeudi 22 février 2024

A Actualité syndicale

Maintenir l'emploi et les salaires en période de crise du nickel

Les délégués STKE des diverses branches du nickel (mines, carrières et métallurgies) se sont retrouvés hier (*) en conseil syndical à la Maison des Syndicats. Préserver les emplois, les salaires et surtout l’outil de travail bien que la crise du nickel touche de plein fouet ce secteur.  « Ce conseil a permis de recourir à des personnes compétentes dont notamment le cabinet d’expert de Sécafi Alpha. On a fait appel aussi à une structure du gouvernement, la Dimenc avec l’intervention de Mr Baille, le directeur adjoint. Ils ont dressé la conjoncture économique liée à l’activité du nickel. La Dimenc a fait un point sur l’évolution de l’extraction et l’exportation minière. C’est vrai que l’on traverse une situation de crise conjoncturelle. On a vu avec l’exposé de la Dimenc que le volume d’extraction et d’exportation est maintenu voire même soutenu. Notre préoccupation : c’est de maintenir  l’emploi et le salaire lié à l’emploi. Les plans préconisés pour pallier à la crise conjoncturelle, il ne faut pas que cela deviennent des plans de circonstances, ni qu’ils soient pérennes. Il faut penser aux outils de production, aux investissements qui ont été faits », a constaté Léonard Wahmetu, secrétaire général de la Fédération des Mines, Carrières & Métallurgies, en charge de cette fédération depuis le 1er mai dernier. Au retour dans leurs entreprises, les délégués des différentes branches présents à cette réunion devront faire part dans leurs secteurs d’activité des données formulées par l’expert de Sécafi Alpha, et celles de la Dimenc « C’est difficile pour tout le monde, aussi bien pour la SLN, à Valé NC, la NMC, à l’usine du Nord y compris les petits mineurs. Gémini, Ballande, Montagnat ... Cette situation de crise est cyclique. A l’Ustke, on a toujours préconisé l’emploi, indépendamment des positionnements politiques », a assuré Charles N’Gaiohni, ancien chef de file de cette fédération. « La mine, c’est entre 20 000 à 21 000 emplois directs ou indirects. A l’Ustke et comme tout autre organisation syndicale, on se préoccupe de l’emploi », a-t-il répété hier lors du point presse.

  • Serge Bouschet du cabinet Sécafi Alpha a accentué son intervention sur la crise du nickel liée à la chute des cours du LME. Quand à Jean-Sébastien Baille (ci-dessus sur la photo), directeur adjoint de la Dimenc a surtout évoqué la situation en Nouvelle-Calédonie du volume d’exportation, d’extraction minière depuis 2005, et l’évolution de l’emploi dans les usines et dans les carrières du pays. Autre casquette portée par le responsable de la Dimenc, la direction du Fonds Nickel. Les délégués ont eu droit à petit historique de la mise en place de cette structure de la collectivité, et un survol des principes du code minier avec ses attributions.
  • (*)  : Jeudi 7 juillet 2016. 

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  • La crise se ressent dans les secteurs du bâtiment
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  • Conseil syndical de la Fédération BTP, lundi 4 juillet 2016. A retenir principalement des 16 secteurs présents au conseil syndical de cette fédération qui a eu lieu en début de semaine au siège syndical. La crise se ressent dans « les secteurs du bâtiment » par rapport à « l’activité route » qui maintient son allure, et la tendance est à la morosité à l’heure actuelle même si des petits chantiers sont lancés dans le bâtiment.
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  • Chez Sobéca : la mise en place d’un règlement intérieur (R.I) est en cours, il ne reste plus qu’à le finaliser avec les responsables de la fédération. Ce R.I intervient suite au dernier conflit mené par l’USTKE. Il est prévu au mois d’octobre des élections professionnelles à SCB. « On commence à parler du chômage partiel chez Arbé et à OCR. Les premiers touchés vont être les intérimaires », a signalé Ernest Poéta, secrétaire général de la Fédération BTP. « Les grands chantiers  comme ceux d’OCR étant finis comme les stations d’épuration d’eau (Magenta, Rivière-Salée, à l’entrée du centre-ville de Nouméa), l’hôpital de Koné. Et en ce moment les grandes entreprises du BTP attendent les bons de commandes pour les futurs logements », c’est ce qui préoccupe principalement les chefs d’entreprise. « 6000 logements sont en attente de construction », selon le secrétaire général de cette fédération.
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  • Les secteurs présents : OCR, Sobéca, Pacifique VRD, Khéops Equipement, Semep, Pontoni, Arbé, Ménaouer, ETTM, Colas, Pirel Sud, CSB, Fondacal, Dumez, Cégélec, Endel et Zuccato.
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