mardi 27 février 2024

A Actualité syndicale

Mobilisation pour le pouvoir d'achat

Mercredi 5 mars 2014 (devant le siège du MEDEF)

Les 3 organisations patronales (Medef - Cgpme - Upa) l’avaient prophétisé, déclaration commune à l’appui. Ils sont passés aux actes.

En effet, les premiers résultats issus des premières négociations de branches sont sans équivoque : c’est Zéro pointé.

Zéro % d’augmentation de la valeur du point : c’est la réponse des patrons qui ont décidé de faire supporter aux seuls salariés la signature des accords « vie chère » du 27 mai 2013.

Comportement irresponsable lorsque l’on sait que par ailleurs, le ralentissement de la croissance économique n’a pas été ressenti de la même manière dans les différentes branches. Que l’enquête effectuée par la Sodie Pacific laisse déjà entrevoir des perspectives de rebond de l’économie calédonienne dans plusieurs secteurs dès le début de 2014.

Qu’il n’y a pas lieu de faire croire au Pays que la crise est partout et qu’une récession économique sans précédent sera au RDV de 2014, comme par hasard.

On veut de nouveau faire peur et refaire surgir les vieux démons du passé.

L’USTKE dénonce avec la plus grande fermeté le comportement irresponsable des organisations patronales.

L’USTKE réaffirme sa détermination dans son combat pour un partage équilibré de la richesse produite dans ce pays afin de contribuer à augmenter le Pouvoir d’achat des travailleurs et des plus démunis.

L’USTKE appelle à un rassemblement devant le siège du MEDEF, ce mercredi 5 mars 2014 à partir de 5 heures. 

(lieu exact : à côté de Ménard Pacifique, 6 rue Jean Jaurès au centre-ville de Nouméa).

Le Bureau Confédéral USTKE


Dans le même cadre, le Bureau Confédéral de notre Organisation avait émis à la mi-févier un communiqué en rapport avec les négociations de branches. Ci-dessous l'intégralité de cette déclaration. 

" Déclaration USTKE dans le cadre des négociations de branches 2014 "

" Les organisations patronales réunies au sein d’une même déclaration, ont annoncé avec fracas leur refus de venir à la table des négociations de branches au cours du mois de novembre.

Ce front uni laisse entendre que le pays est au bord de la rupture économique, que des négociations de branches conduiront à la disparition des entreprises et de leurs emplois…

Il s’agit donc de faire supporter les récents accords sur les seuls salariés : négociation « zéro ». Il était à craindre qu’à la suite de cette signature le dialogue social au sein des branches se réduise à peu de choses. De peu de chose à rien : les 3 organisations patronales ont annoncé en novembre le refus d’engager des négociations.

Les temps ont changé : à l’euphorie des constructions d’usines, l’activité se ferait plus rare, les profits moins conséquents… Hier, les discussions de branches avaient lieu… aujourd’hui, il n’y aurait plus de raison de réunir les organisations syndicales et patronales, suite à la signature des accords économiques en 2013 : « l’effort » aurait été fait. Le dialogue social s’arrête donc, par opportunisme.

Depuis plusieurs années, le résultat global des négociations de branches montre une évolution de la valeur du point à hauteur de l’inflation alors même que la création de richesse augmentait en flèche. Il est temps que le dialogue social progresse, en partageant dans les bons et moins bons moments la situation et les objectifs, en partageant les profits, le développement…

Les sujets de négociaton ne se limitent pas à la valeur du point : en plus de la valeur, il faut engager les discussions sur les conditions de travail et des EVRP de branche, la pénibilité, le développement des compétences et la formation professionnelle (CQP, VAE…), la gestion des débuts de carrière (tutorat..) et des fins de carrière (aménagement, doublons…) et les filières professionnelles.

A l’aube de la construction d’un pays émancipé et pleinement responsable de son devenir, une telle attitude est condamnable car génératrice de tensions sociales."

" Pour le Bureau Confédéral de l'USTKE "

" Nouméa, le 18 février 2014 "



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