lundi 26 février 2024

A Actualité syndicale

Priorité à l'embauche d'un DRH calédonien à l'OPT

 Réunis en intersyndicale, la section STKE/OPT avec la fédération des fonctionnaires et le Soenc Fonction Publique étaient en grève du 1er au 3 septembre dernier. Tous ont souhaité le départ du DRH, et ce point est resté non négociable selon notre représentant syndical. Au 3ème jour du mouvement de grève, les négociations ont porté leurs fruits bien que les deux jours précédents chacune des deux parties a campé sur ses positions. L’intersyndicale a réclamé en priorité un DRH (Directeur des Ressources Humaines) calédonien. « Nous souhaitons le départ du directeur des ressources humaines. Il faut savoir que cette personne est arrivée l’année dernière, ici en Calédonie. Ce directeur a été recruté en métropole. On n’a pas de DRH depuis un moment. C’est une nouvelle direction. On est tout à fait d’accord qu’il y a une nouvelle direction ! », a souligné Georges Ajapuhnya, secrétaire général de la section STKE/OPT. L’intersyndicale lui reproche « ses techniques de management ». « Les relations entre les organisations syndicales et les ressources humaines ont été rompues. On ne pouvait plus communiquer avec cette personne », a-t-il ajouté. Les acquis du personnel remis en cause. « Certains sont en cours de suppression comme les primes de panier pour les facteurs », regrette-t-il. Des congés uniques pour les contractuels supprimés, le montant de la dotation du C.E à revoir. « C’est une personne dangereuse et qui n’est pas fait pour l’Office. On pensait qu’il était là avec nous pour construire et faire avancer les choses », ce malaise ne date pas d’hier puisque un mouvement de protestation avait été conduit l’année dernière. Sous sa direction, le DRH gère plusieurs projets au sein de l’Office dont notamment le pôle médico-social, le CHSCT et d’autres services. L’intersyndicale demande à ce que des services lui soient retirés et qu’ils soient affectés au secrétaire général. « Il y a des lois du pays, des réglementations à suivre ». ont-ils soutenu.  « On peut cibler une personne qui partirai en formation par le biais de cadre avenir. On a aussi donné une autre piste à Mr Gervolino, le directeur général de l’OPT. C’est celle de recruter dans le vivier local. Il faut lancer l’AVP et on verra ! Nous avons des solutions ici chez nous. Sur cinq directeurs qui ont été recrutés l’année dernière, il ne reste plus que deux !  Cela veut dire qu’ils ne s’adaptent pas, ils n’ont pas la culture locale », a proposé Georges Ajapuhnya.

Le mouvement de grève était reconductible en fonction des négociations. Mercredi 2 septembre, au nord et aux îles : 39 agences fermées mais 15 ouvertes fonctionnant en mode dégradé. Certains services techniques étaient ouverts avec peu d’effectif. « On demande le départ du DRH – point non-négociable ! Par contre ce qui est négociable, ce sont toutes les modalités d’accompagnement », a affirmé notre représentant syndical. Finalement, « un protocole d’accord a été signé le jeudi 3 septembre », ont annoncé nos responsables syndicaux. Le dialogue social va être dorénavant confié au secrétaire général de l’OPT. Un avis de vacance de poste va être publié prochainement et concernera un poste de DRH adjoint et fera l’objet d’un recrutement local. Ce poste n’existait pas auparavant.    



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