jeudi 22 février 2024

A Actualité syndicale

Ras-le-bol de la section STKE/Ambulance Saint-Jacques

Trop d'heures supplémentaires non-payées, des mauvaises conditions de travail, une procédure de licenciement non-réglementaire en cours. Trois bonnes raisons pour débrayer ce matin devant le siège de la société d'Ambulance Saint-Jacques, situé à Trianon. La section STKE réclame davantage de considération de la part de son employeur.

" Nous effectuons 250 heures de travail supplémentaire par mois. La direction ne respecte pas les heures légales que nous devons faire par mois, soit 169 heures par mois ! Par semaine, nous faisons 60 à 80 heures, c'est trop ! ", dénonce fortement Marie-Claude Lulifenua, déléguée syndicale STKE. "  Il nous arrive de commencer le travail à 5 heures et de finir à 17 heures le soir même, ou ils nous appellent deux heures après pour certains qui viennent de débaucher ", rajoute notre déléguée, exaspérée par cette situation qui dure depuis 2008. " Depuis le début de l'année il y a eu sept accidents de travail, trois employés ont démissionné de leur poste il y a trois semaines, ça fait un peu trop ! ", constate-elle auprès de ses collègues qui n'hésitent pas à soulever que le gérant ne respecte pas les lois du travail alors qu'il fait parti d'un syndicat de patrons, la CGPME. " Nous sommes toujours sous pression car nous avons un timing à respecter pour récupérer un patient et le déposer ! ", remarque-t-elle, qui par ailleurs soulève l'engagement de sa direction qui oblige son personnel à faire du rendement sans que les employés ne perçoivent l'utilité de leur travail. " Nous avons rencontré la direction du travail sur ses sujets. Nous avons aussi été entendus par des membres du gouvernement, ça fait des années que nous demandons à être écouter sur nos préoccupations ! Mais rien ne bouge ! ", soulève notre déléguée syndicale.  

Concernant le licenciement qui est en cours, la section dénonce le fait que la procédure qui a été entamée par la direction ne soit pas réglementaire, en plus du fait qu'une partie du personnel est « sous pression » en raison des faits cités plus haut.  



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