mardi 27 février 2024

A Actualité syndicale

Ras-le-bol de la surcharge de travail au Foyer Paul Reznik

Entre la surcharge de travail des personnels et un management défaillant, un mouvement de grogne s’est organisé ce mercredi pour les alerter l’opinion publique sur les conditions de travail des personnels du Foyer Paul Reznik. La section STKE de ce foyer est soutenue dans sa démarche par une partie du personnel, des sympathisants qui ont rejoint le mouvement dès ce matin en alternant une mobilisation effective à l’entrée du foyer et en marquant une disponibilité au poste de travail. 


Ginette Selui, déléguée syndicale STKE au foyer Paul Reznik, elle exprime le ras-le-bol de ses collègues. 

« Ça fait un moment que ça dure ce problème. Y’a un sous-effectif des personnels. On fait un double travail et il n’y a aucune reconnaissance de ce travail. On nous met des CDD qui n’ont pas d’expérience. On a des résidents à mobilité réduite, ce sont des humains ! On ne veut pas d’un recrutement des personnels qui ne sont pas expérimentés », s’insurge Ginette Selui, déléguée syndicale STKE, excédée par l’immobilisme de la direction du foyer Paul Reznik qui tarde à résoudre les problèmes soulevés depuis quelques temps. Le manque d’effectif non remplacé donnant une surcharge de travail pour tout le personnel. Pas de sécurité pour les résidents et le personnel. « J’ai soulevé ces points dans le cahier de revendications envoyé à la direction car s’il arrive quelque chose aux résidents, c’est le personnel qui va être concerné directement », alerte la déléguée syndicale STKE. « Il n’y aucune considération envers le personnel IDE, AVS, AMP (*). Malgré la surcharge de travail, les équipes ont toujours bien exécuté leurs tâches pour le bien être des résidents ainsi que les professionnels », ajoute-t-elle en mentionnant qu’ils sont arrivés à une étape où la fatigue psychologique entraîne une fatigue physique. 

Violaine Halagahu, accompagnatrice à l’autonomie de la personne. Elle accompagne les résidents à mobilité réduite dans leur tâche quotidienne au niveau du repas, de la douche, de l’habillage, et dans toutes les activités au foyer ou dans les sorties à l’extérieur. Elle a cessé de travailler ce mercredi en exprimant son désarroi : « C’est un ras-le-bol des équipes, ça fait quatre mois qu’on travaille en sous-effectif. Quand il nous manque des filles, elles ne sont pas remplacées ! Dans ce foyer, ce sont des personnes en situation d’handicap assez lourd. A chaque fois, on nous met la pression au travail. On nous parle de la sécurité des résidents et des personnels mais rien ne suit derrière. Quand il y a des problèmes, c’est toujours nous en première ligne, les accompagnatrices ! Notre travail n’est pas reconnu ! A chaque fois, on se fait taper sur les doigts ! Quand on remonte les problèmes, il n’y a aucun suivi de la part de la direction. A chaque fois les collègues sont convoqués parce qu’il y a eu ça voire ça ou ça qui a été mal fait ! On fait un travail qui est assez complexe mais ce que la direction ne comprend pas, c’est qu’on fait ce travail avec notre cœur ! On travaille pour des êtres humains. On ne travaille pas pour des animaux ou dans un magasin ! Ce sont des êtres humains qui sont en face de nous ! Ce sont des personnes comme nous mais peut-être avec des facultés en moins. Quand le personnel est mal par conséquent les résidents ressentent ce mal ! On se donne à fond mais sans reconnaissance ! »


Après cette journée de mobilisation d'une partie du personnel aux abords de l'entrée du foyer, la direction a prévu une rencontre avec les représentants du personnel le lundi 31 octobre à 14 heures. 

 

 

 

(*) IDE : Infirmière Diplômée d’Etat

(*) AVS : Auxiliaire de Vie Sociale 

(*) AMP : Aide-Médico Psychologique


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