mercredi 28 février 2024

A Actualité syndicale

Tous contents de la formation NAO

16, c’est le nombre de stagiaires ayant participé à la formation NAO faite du 27 au 29 août dernier. 16, une moyenne sur 20, pourrait-on donné à cette formation si l’on devait attribuer une note ! Mais une note ne suffit pas ou n’équivaut pas à une appréciation ou à un ressenti, c’est surtout le bilan donné en fin de stage qui a retenu l’attention de l’équipe des formateurs. L’ensemble des stagiaires sont partis satisfaits de ce stage. A l’exemple de Marie-France, employée à l’îlot Maître : « je remercie les formateurs, on va savoir négocier…On a eu le rapport de l’expert, on sait comment on doit réagir face au patron » qui a demandé à avoir un formateur spécialisé dans le secteur de l’hôtellerie bien que les formateurs ont souvent fait part de leurs expériences au niveau de l’industrie et du commerce ; Benjamin, salarié à Simply Market lui a évoqué « la documentation » avec laquelle il est parti les bras chargés, « le jeu de rôle » , lui a bien plu également ; Pour Hervé, employé à ALS comme c’est le cas pour les autres stagiaires : « le jeu de rôle m’a beaucoup donné de confiance en moi », a-t-il dit ; Pour Edgard, chauffeur-livreur pour la SCID (Société Calédonienne d'Importation & de Distribution), a souligné l’intervention de l’expert de Sécafi et il a découvert la démarche NAO puisque depuis peu l’entreprise dans laquelle il travaille, est passée à plus de 50 employés.

Durée du stage : 3 jours durant lesquels les formateurs ont brossé les contours de la NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) et ont analysé avec les stagiaires les détails de la négociation avec la méthode applicable par rapport au statut de l’Ustke, et où il a été question aussi de la définition de la valeur du point et du pouvoir d’achat.  

Conseil syndical de la Fédération Transport-Hôtellerie & Tourisme (THT)

 La Fédération Transport-Hôtellerie & Tourisme (THT) a tenu son 3ème conseil syndical de l’année, le vendredi 12 septembre en présence d’une quinzaine de délégués syndicaux au siège de notre centrale syndicale. A retenir principalement de cette réunion : les problématiques inhérentes au secteur hôtelier et le fonctionnement des heures de délégations. Mais avant que ne commence le point sur les secteurs, Edmond Bowen, en charge de la cellule juridique est intervenu : " Pourquoi mettons-nous l’accent sur la NAO ? Parce que la NAO, c’est toute la politique salariale des entreprises. On gagne beaucoup d’argent dans ce pays ! Et cette richesse n’est pas partagée justement ! C’est là qu’il va falloir se battre notamment sur la politique annuelle au niveau de chaque entreprise. En 2013, il y a eu des entreprises qui ont fait 150 millions de bénéfices et elles ont données les 0,3 % aux salariés au mois de juin ! L’Ustke ne va pas accepter cela  ", a-t-il indiqué en pointant les délégués du personnel afin qu’ils travaillent en étroite collaboration avec les délégués syndicaux. " Il faut qu’il y ait une cohérence entre l’état d’esprit du syndicat et la mission des uns et des autres dans chaque entreprise. "

Par rapport à cette fédération : " C’est un bureau volant avec lequel je tourne jusqu’au 9 décembre qui est la date prévue pour le renouvellement structurel. Depuis peu, suite à la démission de mes deux sécrétaires généraux adjoints du secteur hôtelier ont démissionné, Donatien Wangane et Claude Feta et la disparition brutale de notre regretté, Régis Tokotuu, secrétaire général adjoint, chargé du secteur transport routier, à qui, je lui rends un grand hommage pour le travail de terrain qu'il a mené par son courage et sa détermination; malgré ce handicap,  je supervise ces deux domaines avec ma petite équipe, afin d'accomplir mon travail syndical. J'en ai fait part aussi à plusieurs reprises aux délégués, la mise à jour de la composition de leur bureau section syndicale et d'être autonome sur leur travail sauf si un problème majeur intervient, le bureau fédéral avisera ", a annoncé Maguy Mindia, secrétaire générale de la Fédération THT. 

Les secteurs hôteliers présents : " Le Méridien, L’Escapade, La Casa del Sol, Le Bilboquet, Kanua Tera, Le Fun Beach, L’Age d’Or, Le Surf, La Casa Italia. J’ai demandé à chaque responsable de s’occuper de leurs secteurs respectifs car nous n’avons plus de chargés de secteurs comme je l’ai dit précédemment. Concernant la suite du conflit au Surf Hôtel, la fédération reste optimiste sur le suivi de cette affaire. Et également, des protocoles d'accords pré-électoraux à signer prochainement ", a-t-elle dit.

Les secteurs aériens présents : " Aircal, Cofély ", a-t-elle ajouté.

Le secteur routier présent : " Carsud ", a-t-elle conclu.

Prochaine activité : Vendredi 26 septembre, vente de barquette (matinto + riz + boisson + dessert au prix de 1000 frs) au Charley à partir de 11 heures. Les commandes seront à passer auprès des responsables fédéraux. Deux dernières activités se feront les deux derniers mois de l’année. Les dates ne sont pas encore définies. N'ayant pas la majorité absolue des délégués du secteur transport routier, les membres présents se sont convenus du report de la nomination par intérim de cette tâche à la date du jeudi 2 octobre 2014, à 8 h 30, au siège syndical de la Vallée-du-Tir. .

Conseil syndical de la Fédération Bâtiments & Travaux Publics (BTP)

 La Fédération BTP a tenu ces deux derniers mois deux conseils syndicaux, un le 11 août et le 2ème le 8 septembre. Une quinzaine de délégués étaient présents à chaque fois lors de ces deux réunions. A retenir principalement, l’Ustke a remporté les élections à Nouméa Cloison. Certains secteurs commencent leurs NAO (Négociation Annuelle Obligatoire) comme c’est le cas de Pirel Nord et de Dumez. Deux nouveaux secteurs ont fait leurs apparitions dans cette fédération : Socalet (entreprise d’application des membranes bitumeuses d’étanchéité sur toitures, murs enterrés,  fondation etc…) et  Kheops (entreprise spécialisée dans le coffrage, l’échafaudage…).  Dans la société Interoute, " le plan de redressement suit son cours. On est passé au tribunal le 15 septembre, c’était la dernière audience. On n’a pas de problème majeur. Il faut juste qu’on règle la dette pendant encore 9 ans car nous venons de franchir le cap d’un an. On avait procédé à une ouverture judiciaire suite à notre demande le 4 juin 2012 et il a été homologué par le tribunal le 17 juin 2013 ", a précisé Tuanaki Nouveau, directeur général d’Interoute qui se défend face aux multinationales en provenance d’Europe. " Nous travaillons principalement dans la région Pacifique, on va aller jusqu’au bout de la procédure », a-t-il rajouté. Le nombre d’employé a diminué de moitié en moins de 2 ans, passant de 70 à 35 employés. " Seule la province Nord peut aider cette société ", a suggéré le secrétaire général adjoint en charge de ce secteur. Electra connaît également des difficultés certaines mais selon nos responsables syndicaux la solution adéquate est la " restructuration de l’entreprise " permettant d’une certaine manière de ne pas toucher aux emplois. Pour les sociétés Endel, Dumez, Arbé, OCR, Néabat, ETB, TPNC, Socalmo, Sobeca : les activités se maintiennent ou voire même des chantiers sortiront de terre dans les prochains mois.

Prochain conseil syndical : Lundi 6 octobre 2014 au siège syndical à la Vallée-du-Tir. Ci-dessus : Kévin Hirovanaa (à gauche) , 4ème secrétaire général adjoint et Ernest Poéta (à droite), secrétaire général de la Fédération BTP USTKE.

Conseil syndical de la Fédération des Industries et des Services

Une vingtaine de délégués ont participé au conseil syndical de la Fédération Industrie, le lundi 4 août dernier au siège de notre Organisation. Fidel Malalua et Daniella Wawanabu ont présidé ce conseil syndical. Le 1er secrétaire général adjoint de cette fédération, Fidel Malalua revient sur les points importants discutés en réunion.

Rencontre avec le président de la FINC* : " La rencontre avec Xavier Benoist* fin août fait suite aux deux mobilisations de l’Ustke  les  5 et le 18 mars derniers. L’échec de la négociation sur l’accord collectif pour la branche industrie a été mis en demeure. Et depuis nous n’avons plus eu  de contact avec la FINC (Fédération des Industries de Nouvelle-Calédonie). Avec le secrétaire général, René Waikédré et moi-même, nous avons  relancé la négociation de branche dans le secteur de l’industrie car tous les autres secteurs ont quand même repris les discussions. Les négociations ont abouti à un résultat mais dans notre secteur d’activité il n’y avait aucune prise de contact ! Du fait que les patrons voulaient certaines garanties. Ils voulaient reprendre les négociations mais pas sous la pression d'être bloquer ! Nous l’avons reçu avec Franck Apock, René Waikédré et Daniella Wawanabu. Nous lui avons donné toutes les garanties. Finalement, il  y a eu une réunion sur la branche industrie le vendredi 5 septembre dernier avec une valeur du point conventionnelle à 0, 52 % au 1er octobre. "

Situation du secteur boulangerie/pâtisserie : " Nous avons eu une négociation de branche dans ce secteur qui a été suspendue. Le syndicat des boulangers et l’UPA-NC (Union Professionnelle Artisanale de N-C) ont estimé qu’ils pouvaient rien donné au niveau du salaire conventionnel, aucune augmentation du fait de la difficulté économique  de ce secteur, l’agressivité de l’import et les coûts des matières premières ont augmenté. L’impact sur la masse salariale a été conséquent et donc ils ont supprimé plus de 200 emplois depuis 2010. Des restructurations ont été menées à leur niveau. Les professionnels de ce secteur ont écrit au gouvernement, notamment à la présidente, à Mme Cynthia Ligeard en lui expliquant que leur situation était mal en point. Le Medef a fait un courrier dans ce sens au gouvernement. Nous avons aussi adressé un courrier aux organisations  patronales en leur demandant certaines garanties. A présent, nous sommes dans l’attente d’une audience avec le gouvernement. Depuis pratiquement deux semaines, nous reprenons les contacts pour réactiver le dossier car la conférence économique, sociale & fiscale est passée, et le discours de politique général de même. Nous souhaitons vite avoir un rendez-vous avec la présidente du gouvernement à ce sujet. "

La formation syndicale et le référendum de 2018 : " On a présenté ces deux projets aux camarades qui étaient présents à notre dernier conseil syndical. Ces deux projets vont être menés durant 3 ans et vont être entérinés à la fin de l’année 2014. Ils vont être suivis durant les deux années suivantes (2015 à 2017). Nous sommes tenus d’informer nos délégués des différents secteurs afin qu’ils se préparent à recevoir une formation à la hauteur des enjeux, des orientations de l'Ustke et qu'ils soient en phase avec le contexte politique du pays. Avec les échéances politiques qui arrivent, nous sommes obligés de les mettre au parfum. Avoir une certaine maîtrise dans les dossiers et dans la communication avec les ouvriers, les salariés. A l’Ustke, avec ce contexte politique nous sommes tenus de solidifier le service d’encadrement afin de mieux relayer l’information dans le domaine politique et dans la grande famille indépendantiste. Et surtout au niveau de la responsabilité structurel qu’a l’Ustke. A mon niveau, j’ai expliqué aux délégués pourquoi l’Ustke s’intéresse au référendum de 2018 et sa responsabilité en tant que syndicat. En faisant parti de la mouvance indépendantiste : l'Ustke est un outil de lutte pour l’émancipation du peuple kanak. "  

 

 



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