
En 2024, un marché du travail déstabilisé, moins d'embauches, et plus de 30 000 salariés qui finissent l'année sans emploi
En 2024, en moyenne 82 000 personnes étaient salariées au dernier jour de chaque trimestre, avec une chute de 14,2 % des effectifs entre le 1er et le 4e trimestre, sur fond de crise économique et institutionnelle majeure. Ce suivi trimestriel permet d’observer l’évolution conjoncturelle du marché de l’emploi salarié. Pour aller plus loin, cette synthèse s’intéresse à l’ensemble des individus ayant connu au moins une expérience salariée au cours de l’année, indépendamment du nombre de contrats, de leur durée ou du total de jours travaillés. Au total sur l’année, 108 000 personnes distinctes ont été en position de salariat, un effectif en recul de 6 % sur un an, et même inférieur aux niveaux observés en 2020 et 2021, quand la crise sanitaire avait déjà fortement pénalisé l’emploi en Nouvelle-Calédonie.
La crise du nickel et les exactions survenues à partir du 13 mai ont perturbé le marché de l’emploi, créant un déséquilibre marqué entre les entrées et les sorties de l’emploi salarié. Si les dispositifs de chômage partiel de droit commun, renforcés par des aides publiques exceptionnelles, ont permis de limiter les suppressions de postes, de nombreuses entreprises ont gelé leurs recrutements, face à l’incertitude et à la baisse d’activité. Résultat, 33 000 personnes ayant travaillé en 2024 terminent l’année sans emploi.
Face à un marché du travail complètement déstabilisé après les émeutes, certaines catégories de salariés s’avèrent plus touchées que d’autres : les jeunes, les hommes, les pluri-contrats et les salariés du privé.
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(source : www.isee.nc/emploi-revenus/emploi-conditions-de-travail/emploi-chomage)