jeudi 22 octobre 2020

A Actualité syndicale

Un oui massif sur le terrain... L'Ustke donne aussi sa position sur plusieurs sujets...

Réunis en conférence de presse le mercredi 5 août en fin de matinée dans nos locaux, l’exécutif du Bureau confédéral avec le président de l’USTKE, André Forest, étaient entourés de quelques responsables fédéraux pour évoquer des sujets qui les concernent directement.
Positionnement de l’USTKE pour la participation à la consultation du 4 octobre 2020.
L’Ustke avait donné comme mot d’ordre la « non-participation » durant son congrès extraordinaire en septembre 2018, concernant la première consultation référendaire du 6 novembre 2018. « Cette position s’appuyait sur les inégalités sociales, les problématiques de rééquilibrage, des listes électorales qu’on a considérées comme frauduleuses », a rappelé d’emblée André Forest. Cette position s’était fondée sur les données sociales et économiques relevées par les rapports des onze fédérations de l’Ustke. Ces dernières sont toujours aussi criantes à peine deux ans après.
 « On assiste beaucoup à des désertions de la part des jeunes, des abstentions lors des dernières élections après 2018. On se rappelle des provinciales et des municipales », a-t-il ajouté. « Il y a de fortes abstentions notamment dans les régions kanak ce qui tend à démontrer qu’il y a un désintérêt, une démobilisation des jeunes sur la chose électorale », a-t-il insisté.



De gauche à droite : André Forest, président de l'Ustke - Fidel Malalua, 4ème vice-président - Henriette Streter, 2ème vice-présidente - Victor Wéjième, secrétaire confédéral représentant le Nord - Thierry Leberre, 3ème vice-président. 


Une opportunité à cette deuxième consultation référendaire : convaincre les abstentionnistes. Ce fort taux d’abstentionniste permettrait en quelque sorte « de faire émerger le nationalisme au niveau des expressions démocratiques à l’occasion des votes. Le « oui » qui était à 43,3 %  doit être de plus en plus amplifié », a souhaité le président de l’Ustke. « Même si le corps électoral ne correspond pas du tout à celui qui aurait dû se prévaloir pour une question de référendum, c’est pour cela qu’on emploie volontairement le mot consultation parce que c’est une consultation », a-t-il souligné. « On ne réunit pas aujourd’hui les conditions adéquates et inhérentes  à l’organisation d’un référendum qui lui doit d’abord concerné le peuple originel, le peuple autochtone, le peuple premier ». Le fait d’augmenter le taux de participation du « oui » montrerait à l’Etat qu’il y a une volonté manifeste, irréversible de conduire ce pays à sa pleine souveraineté. Si les choses devaient s’affirmer de manière plus significative à l’occasion de cette deuxième consultation référendaire, on ne voit pas l’utilité d’un troisième référendum. « L’Etat devrait prendre ses responsabilités en tant que puissance colonisatrice de ce pays », a-t-il remarqué.
Cette position a été adoptée au Bureau confédéral, il y a trois semaines. Et cette dernière a été confirmée par le Comité directeur du vendredi 31 juillet. « L’Ustke partira en campagne sur le terrain pour un oui massif  pour ses adhérents », a précisé Henriette Streter, 2ème vice-présidente.
La campagne officielle va débuter le 21 septembre. Mais avant cette date, l’Ustke se réunira en Bureau élargi qui déclinera cette décision actée au dernier Comité directeur.
Rachat des 95% de VALE NC. « Si la SMSP et la Sofinor doivent racheter les parts des 95 % de Vale NC, il faut que ce dispositif prévu soit garanti ».
« L’analyse de la situation de ce rachat a muri la décision de l’Ustke concernant le partenariat avec New Century Resources (NCR). Ce n’est pas un bon attelage parce que ça préfigure une situation de bradage du minerai du pays vers l’extérieur, avec des dividendes et une profitabilité qui ne resteraient pas au pays. Donc, on est parti sur le modèle du Nord avec la SMSP. Le montage financier tient aujourd’hui malgré les turbulences que traversent KNS. (…) Il faut intégrer la notion politique du projet c'est-à-dire que les dividendes et la profitabilité doivent rester au pays. L’Ustke reste très attachée à ce principe. Car, nous avons été promoteurs de ce projet de l’usine du Nord, notamment avec le préalable minier et l’Accord de Bercy en tenant compte des négociations sur les différents massifs. Nous étions présents », a rappelé André Forest. « Nous revendiquons ce positionnement aujourd’hui concernant le rachat des 95 % de Vale NC par l’attelage de Sofinor/SMSP et New Century Resources (NCR). Dans la vision politique, cette dernière doit être accréditée mais l’Ustke demande des garanties, notamment sur la question des emplois, « des assurances nous ont été données par la Sofinor sur la viabilité et la fiabilité de ce projet », a soutenu le président de l’Ustke. D’autres rencontres sont prévues avec la SMSP et la Sofinor afin de rentrer dans les détails techniques. « La montée en production de Vale NC s’inscrit dans un bon timing. Il faut que le phasage prévu par Vale NC ne soit pas interrompu par le rachat. Si la SMSP et la Sofinor doivent racheter les parts des 95 % de Vale NC, il faut que ce dispositif prévu soit garanti ».
Position de l’USTKE sur les exportations de Nickel
4 à 6 millions de tonnes par an en termes de volumes d’exportation. « Est-ce qu’ils passent de statut de métallurgistes à celui d’exportateurs de minerais ?», a soulevé le président de l’Ustke. « C’est la question qui se pose par rapport aux demandes répétitives et incessantes, à donner des coups de canif au code minier ! Le fait de s’arroger les domaines miniers, faire de l’exportation à outrance en s’attaquant aux réserves stratégiques. Ces réserves doivent être protégées, voire plus tard que ces minerais soient valorisés sur place », a-t-il insisté. L’Ustke défend l’idée de ne pas dilapider le patrimoine minier du pays.
Il y a quelques années, notre Organisation syndicale avait accepté le fait d’exporter le minerai de nickel de façon ponctuelle en termes de volume et de quantité.
 Le second câble sous-marin international de l’OPT 
« L’OPT avait délégué Alcatel sur ce projet. Si la décision de l’Autorité de la Concurrence devait prévaloir au final, c’est carrément les équilibres financiers des deux autres services de l’OPT qui seraient totalement remises en cause, notamment le service postal et financier. Ces deux derniers sont déficitaires à hauteur de 2 milliards CFP chacun », a indiqué le président de l’Ustke. Donc, ce sont les recettes du service de télécommunication qui bénéficieront de «  la profitabilité de ce secteur qui va résoudre les difficultés des deux autres services, et ça permet surtout l’accès des citoyens aux prestations du service public », a-t-on précisé.
Que l’on soit à Ouayaguette dans les vallées de Hienghène, dans les tribus les plus enclavées du pays, ou que l’on soit proche des commodités en ville, « c’est la poste mobile qui assure le service postal pour donner l’argent aux gens, payer les allocations familiales, les pensions de retraites etc… C’est cette notion de service public qui est remise en jeu. « L’OPT est un aménageur du territoire », a défendu André Elia, secrétaire fédéral de la Fonction Publique Ustke. « Le monopole de l’OPT répond à une notion d’intérêt général qui permet d’investir dans des endroits complètement enclavés dans le pays. La présence de l’OPT a besoin d’être renforcée plutôt que d’être condamnée ». La notion de service public est remise en jeu avec ce dossier du second câble sous-marin de l’Office.
Soutien à Mr Oscar Temaru lors de son procès délocalisé sur Nouméa. Une campagne de souscription a été lancée depuis le 28 juillet.
« Une fierté d’accueillir Mr Oscar Temaru qui est une figure indépendantiste du monde Océanien. C’est une opération de solidarité tout à fait naturelle. Nous avons entretenu des relations fraternelles avec la Polynésie, notamment avec Oscar Temaru. A l’échelle syndicale, nous avons des liens très étroits avec les syndicats tahitiens. En septembre 2018, à notre XVIème Congrès, nous avions accueilli un camarade tahitien. Donc, c’est naturellement que cette solidarité s’organise. L’Ustke va se joindre au mouvement de solidarité du pays afin de montrer notre soutien indéfectible. Oscar Temaru a toujours exprimé sa solidarité vis-à-vis de Kanaky ».


 Qu'est-ce que le Fonds Nickel ?
Le Fonds Nickel a été créé par la Délibération n°467 du 18 mars 2009, concrétisant des principes arrêtés dans le Schéma de mise en valeur des richesses minières de la Nouvelle-Calédonie.
L’établissement public administratif Fonds Nickel a pour objet de :
•garantir l’essor et la consolidation de l’industrie minière et métallurgique en Nouvelle-Calédonie, en cas de crise du secteur, et
•d’assurer la réhabilitation progressive des zones dégradées par l’ancienne activité minière, dans l’intérêt des générations futures.

Le Fonds Nickel est chargé des missions suivantes :
•soutenir les communes et les entreprises du secteur minier et métallurgique en favorisant le maintien ou la reconversion des emplois en cas de crise ou lors de la fermeture d’un centre minier ;
•financer des programmes pluriannuels de réhabilitation des zones dégradées par l’activité minière ;
•subventionner les communes pour la réparation de dommages causés par l'ancienne exploitation minière sur le territoire des communes ;
•subventionner, dans la limite des financements disponibles, les organismes poursuivant un but d’intérêt général et participant au financement d’actions ou de placements constitués au profit des générations futures de la Nouvelle-Calédonie.
(source : https://dimenc.gouv.nc/fonds-nickel)


NCR (New Century Resources) ? 
New Century Resources Limited, anciennement Attila Resources Limited, est une société d'exploration minière. La société est engagée dans le développement de son projet, notamment le projet de mine Century et le projet de charbon à coke Kodiak. Le projet Kodiak Coking Coal est situé dans le bassin houiller de Cahaba, en Alabama, aux États-Unis. Le projet Kodiak Coking Coal couvre plus de 11 700 acres et comprend environ deux propriétés connues sous le nom de Gurnee et Seymour situées dans les comtés de Shelby et Bibb (respectivement) en Alabama, aux États-Unis. Le projet de mine Century est situé à Lawn Hill, à 250 km au nord-ouest de Mount Isa dans le bas du golfe de Carpentaria. Ses propriétés comprennent le gisement de résidus Century, le gisement de plomb-zinc-argent The Silver King et le gisement de phosphate Phantom Hills. Le Century Tailings Deposit est un gisement de résidus unique et important. Le Phantom Hills Phosphate Deposit est situé directement au NE de la mine à ciel ouvert de Century. Le gisement de plomb-zinc-argent Silver King se trouve à 1,5 km au sud-ouest de la mine à ciel ouvert originale de Century.
(source : https://www.zonebourse.com/NEW-CENTURY-RESOURCES-LIM-105515450/societe/)

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