jeudi 22 octobre 2020

I International

En Bref ... L'eau : une source de vie et de conflits ... Biélorussie ...République Populaire de Lougansk ...

L'eau : une source de vie et de conflits. A la question « Y a-t-il de la vie ? » sur une planète nouvellement découverte, de nom-breux spécialistes répondraient plutôt par l'affirmative. A condition qu'il y ait de l'eau.


C'est une condition universelle à laquelle la vie sur la planète Terre est également soumise : sans eau potable, une personne peut vivre de 3 jours à une semaineau maximum. Et dans un climat sec et chaud, la mort survient après 1-2 jours sans boire.


Quant à notre planète, il y a une théorie qui dit qu’elle s'élargit. Cela se confirme par des indicateurs, dont la gravité, la vitesse de rotation de la Terre, la distance entre les points sur la surface, les coordonnées du pôle Nord, l'altitude absolue de la surface terrestre, le niveau des eaux des océans, ainsi que la disposition du centre de la Terre et de l'écorce terrestre. Cette expansion représente une menace, car l'eau s'enfonce peu à peu dans les entrailles de la Terre. Notre monde est divisé entre ceux qui ont encore assez d'eau et ceux qui n’en ont presque plus ou pas du tout. Cela engendre des conflits et même des guerres.


Aux USA, par exemple, la montée du niveau des océans risque non seulement d’inonder complètement la Floride avec ses plus de 21 millions d'habitants (l'altitude moyenne ici étant de 1,80 m et beaucoup d'endroits en dessous de zéro), mais aussi de la priver d’eau potable. Du fait que la marée haute et les intrusions d'eau salée dans les nappes et les aquifères rendent cette eau non potable. Vu la situation actuelle explosive aux USA, il est difficile de dire où trouveront refuge les 21 millions de Floridiens.


Face à ce scénario inquiétant concernant l'eau potable, les peuples auront de plus en plus de difficulté à se ressourcer.


Biélorussie. Durant toute la période de pandémie de COVID-19, nos camarades du Syndicat Biélorusse des Salariés de l’Energie, du Gaz et des Combustibles ont travaillé activement pour prévenir la pro-pagation de l'infection dans leur pays et défendre les intérêts des travailleurs. Dans le cadre de l'action "Faisons face ensemble", des caisses d'entraide syndicale ont été créées pour fournir une assistance ciblée aux membres du syndicat.Au moins 50 % du budget syndical y était consacré. Le Syndicat a également fourni toute l’aide possible aux établissements de santé, a acheté le matériel nécessaire, des désin-fectants et des équipements de protec-tion individuelle, et a organisé des repas chauds gratuits pour les médecins et le personnel hospitalier. De plus, le Syndicat a envoyé aux autorités biélorusses ses propositions pour soutenir les entreprises et les organisations qui pourraient être les plus touchées par la crise du COVID-19. Ainsi, il a été proposé d'accorder à ces entreprises et organisations un report du paiement des taxes et des droits, une réduction des loyers, une exemption des amendes pour retards de paiement des services publics et de l'électricité. Dans les négociations avec le gouvernement et les employeurs, une plus grande importance a été accordée à la sortie de crise, au maintien des emplois et la garantie des salaires décents. 


République Populaire de Lougansk : Les mineurs de cette République du Donbass, non reconnue, entrent en lutte contre les oligarques et le capitalisme. Le 5 juin, 119 mineurs de la mine Komsomolskaya ap-partenant à un oligarque local ont cessé de travailler en raison d'arriérés de salai-res, déclarant un sit-in sous terre et une grève de la faim.Les autorités et la Direc-tion de la mine ont décidé de combattre l’action gréviste comme une infection dan-gereuse : le confinement liée au COVID-19 a été annoncé dans la cité minière. Malgré les coupures des communications mobiles et Internet opérées par les autorités, les informations sur ce qui se passait se sont largement répandues dans la région. Des rassemblements spontanés sur les places publiques et des mouvements de soutien dans les autres mines du Donbass ont donné des résultats : Le remboursement de toutes les dettes aux mineurs, pas de poursuites judiciaires contre les grévistes, la nationalisation de la mine. La solidarité reste la principale arme contre le capital


Les syndicats se préparent à sortir de la coronacrise. A la mi-juin, de nombreux pays du monde ont commencé à assouplir les mesures de confinement et à reprendre le travail en entreprises. Il faudra toutefois trouver un juste milieu entre deux priorités : la préservation des emplois et la garantie de l'hygiène et de la sécurité au travail.


L’OIT a publié un guide pour un retour au travail sûr et sain. Selon l’OIT, "les facteurs déterminants de toute décision de retour au travail doivent être les impératifs de vie et de santé ainsi que l’anticipation et l’atténuation des risques. Le dialogue social est essentiel pour assurer une conception efficace des politiques et créer la confiance nécessaire pour faciliter un retour au travail en toute sécurité".


Selon l’OIT, les normes internationales du travail fournissent un cadre adéquat pour un retour au travail en toute sécurité, y compris un système clair de droits et de responsabilités. Les recommandations de l’OIT traitent de tous les risques. Elles affirment également les droits de savoir, de refuser et de participer et les lient à la question du travail décent.


Mais il ne s’agit pas d’être pour ou contre le retour au travail. Tout dépend de la propagation de la maladie dans une ville ou une région, du système de santé, de l’existence ou non de mesures de protec-tion pour les trajets domicile travail, etc. Une fois ces conditions en place, des négociations doivent avoir lieu avec les syndicats au niveau national, régional, sectoriel et de l’entreprise pour préparer un retour au travail en toute sécurité.


Certes, la situation postpandémique varie d'un pays à l'autre. Mais les revendications syndicales et les objectifs sociaux sont partout les mêmes : préserver les emplois, garantir le travail décent en toute sécurité, rémunéré à sa juste valeur, défendre les intérêts socio-économiques des salariés.


A ce jour, nous disposons de suffisamment d'informations sur les actions des organisations syndicales dans ce sens. Certains résultats ont été obtenus.


Les syndicats font certainement beaucoup de travail pour revenir à une vie sociale et économique normale. Mais malgré toutes les recommandations utiles de l'OIT et des Centrales syndicales internationales, il y a des questions : cette sortie, pour combien de temps ? Ne sera-t-elle pas suivie par des événements encore plus destructeurs pour l'économie et pour les travailleurs ? A la lumière des récentes déclarations de l'OMS sur "une nouvelle vague inévitable de coronavirus" qui fera des millions de morts, cette "sortie de pandémie" semble être un très bref répit. De toute évidence, l'OMS a des informations confidentielles dont nous ne savons rien pour l'instant.


Les Etats-Unis vont-ils survivre à leur crise systémique interne ? Au fil des ans, les contradictions internes aux USA ont été adoucies par les belles images d'Hollywood et par l'évacuation des tensions vers l'extérieur. Pour ce faire, les USA dispo-saient d'un vaste arsenal : de petites guerres victorieuses avec la saisie de ressources et de marchés, des révolutions de couleur et le renversement des régimes indésirables, un réseau de laboratoires militaires biologiques à travers le monde (ce qui est pertinent à la lumière des événements récents), etc.


Tout cela reposait sur l'hégémonie mondiale du billet vert, monnaie de singe sans valeur, que le monde entier acceptait pour argent sous peine de punition. L'affaiblissement du dollar a inévitablement un effet boomerang. Car la vie aux USA est comparable à celle sur le volcan de Yellowstone. Sans savoir quand il éclatera et pour quelle raison. Voici quelques commentaires des dirigeants syndicaux au sujet des événements dramatiques aux Etats-Unis. 


Lemtai ZITOUNI, Secrétaire Général de l’Organisation Africaine des Syndicats des Mines, Métallurgie, Energie, Chimie et assimiliés (OASMMECA) : " 20 $. C'était tout ce qu'il fallait pour brûler les Etats-Unis ... Vingt dollars payés par un George Floyd d'origine africaine à un commerçant. Celui-ci s'est demandé si le billet était original. Il a appelé la police et accusé Floyd de lui avoir donné un faux billet. La police raciste a agi à la hâte, et une catastrophe a balayé le pays. Floyd est décédé, le magasin a été incendié, les USA sont en train de brûler. On a appris plus tard que ce billet était original et non contrefait, comme le propriétaire du magasin l'a affirmé. 20 $ étaient suffisants pour mettre à genoux la plus grande puissance économique et militaire du monde. Tous leurs milliards de dollars ne pouvaient pas résister à un simple billet de 20 $ parce que leurs esprits blancs étaient empoisonnés par une histoire raciste "


Cecil ROBERTS, Président du Syndicat Unifié des Mineurs d'Amérique (UMWA) : " Nous sommes depuis longtemps confrontés à une triste histoire de racisme et d'inégalité dans notre pays et nous nous efforçons de mettre un terme à ce phénomène. Chaque jour, il devient de plus en plus clair que la plupart des pires violence sont commises par des groupes clandestins radicaux de tout bord. Ils ne protestent pas. Ils se livrent à la violence pour atteindre leurs propres objectifs pervers. Ils cherchent des moyens de nous diviser encore plus pour un simple gain politique. Nous nous devons pas les laisser faire et nous écarter du droit chemin de la l'unité et de la guérison ".


L’OIEM condamne le racisme sous toutes ses formes, de quelle couleur qu’il soit. Mais il serait naïf de croire que l'émeute aux USA n'est due qu’au racisme et à la haine envers les marchands d'esclaves dont les statues sont démolies par les manifestants. Un cas d'hypocrisie et de mensonge du show américain est la Libye,les esclaves noirs sont vendus aujourd'hui à 400 €, et cela ne dérange personne. En 2011, la destruction du pays fut ordonnée par les démocrates Barack Obama et Hillary Clinton.


La situation aux USA a tous les signes d'une crise systémique profonde. Récemment, elle s'est encore aggravée en raison de la lutte acharnée pour le pouvoir entre les différentes élites, qui ne se soucient absolument pas du sort des Américains ordinaires et des 40 millions de chômeurs. 


La révolution de couleur (sous couvert de révolte raciale) fut organisée par l’oligarchie financière avec l'odieux milliardaire George Soros, le sponsor principal de tous les coups d'Etat dans le monde. Là où Soros apparaît, il faut s'attendre à des troubles sanglants.


Les événements récents ont montré à quel point les contradictions sont profondes, le compromis n'étant plus possible entre les élites qui poussent le pays à la guerre civile. Et les tensions vont s'intensifier à l'approche de l'élection présidentielle de novembre (il demeure incertain si celle-ci peut avoir lieu).


N’oublions pas que les USA d’aujourd'hui ce sont 98 réacteurs nucléaires fonctionnant dans 70 centrales nucléaires situées dans 30 Etats. S'y ajoute un grand arsenal de missiles nucléaires. Il est difficile même d'imaginer comment assurer la sûreté et la sécurité des installations nucléaires dans un contexte de chaos, d’anarchie, d’effondrement politique et économique ou de guerre civile.C’est une très grave menace non seulement pour les USA, mais aussi pour le monde entier.


(Source : Articles extraient du bulletin d'information n° 144 de l'OIEM -Organisation Internationale de l'Energie et des Mines-Mai/Juin 2020)


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