
Conseil syndical NMC le vendredi 6 février 2026 au Charley, Vallée-du-Tir, Nouméa. (De gauche à droite) Jymmy Midja, délégué syndical STKE à Nakéty, Christian Villepreux, délégué syndical STKE à Népoui, Bertin Boere, délégué syndical STKE à Nouméa, Téva Moualapio, délégué syndical STKE à Ouaco, Jean-Baptiste Parawi, délégué syndical STKE à Kouaoua.
Bertin Boere, délégué syndical STKE NMC à Nouméa répond à nos questions à la suite de la tenue de leur conseil syndical.
Combat Ouvrier Ustke : Vous avez effectué un conseil syndical le vendredi 6 février à la centrale syndicale. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour. Nous allons surtout nous intéresser au premier point traité : la situation économique de la NMC ; et le second point : la situation des quatre centres miniers NMC (Ouaco, Poya, Nakéty, Kouaoua) avec le tour de table des délégués syndicaux STKE. Que doit-on retenir ?
Bertin Boere : « Nous avons tenu notre premier conseil syndical ici à Nouméa. Lors de notre dernier conseil syndical en décembre 2025, nous avions décidé de faire le premier soit à Houaïlou ou à Kouaoua mais au vue des mauvaises conditions de météo, nous l’avons fait à Nouméa, au Charley. Nous sommes toujours dans une situation économique très tendue. Nous venons de nous revoir après la dernière mobilisation qui s’est tenue le 12 janvier, après celle qui a eu lieu le 3 décembre 2025 devant le haussariat. Nous, nous sommes mobilisés par rapport à la cessation de paiement de la NMC. Nous voulions des financements pour nous aider. Jusque-là, il n’y a rien eu de solide par contre venant des actionnaires, nous avons eu des petits coups de mains. La mobilisation du 3 décembre 2025 nous a permis d’avoir une petite aide nous permettant de tenir jusqu’en fin janvier. Après les mobilisations à Poya, à Ouaco le 12 janvier 2026, cela nous a permis de résister jusqu’en fin juin parce que nous avons 12 bateaux à fournir. Toujours est-il que nous sommes toujours à la recherche de financement. Il n’y a rien de concret et de sûre qui viendrait de l’Etat français. »
C.O. Ustke : Auriez-vous des données chiffrées concernant les avancées sur les discussions et les mobilisations que vous avez menées sur le terrain ?
B.B. : « Par rapport au 1er comité d’entreprise de l’année qui s’est tenu le 2ème jeudi du mois de janvier (15 janvier 2026), nous avons regardé les chiffres de l’exercice sur la période de 2025, finalement cela s’est conclu avec du négatif. Sur la période de 2025 sur 4 sites miniers, trois tournaient. Avant la fin de l’année 2025, il y a eu la reprise du centre de Nakéty mais cela n’a pas arrangé les choses car le centre minier de Kouaoua a mis la clé sous la porte à son tour. Du coup, nous restons sur la même configuration que 2025 c’est-à-dire sur quatre sites miniers trois fonctionnent (Ouaco, Poya, Nakéty) et fournissent le minerai de SNNC. »
C.O. Ustke : Le centre minier de Kouaoua fermera-t-il ?
B.B. : « Depuis le 31 décembre 2025, l’activité minière a été arrêtée. Il ne reste que les salariés protégés dont les contrats vont cesser le 14 février 2026. »
C.O Ustke : Concernant le centre minier Ouaco, comment ça passe sur place ?
B.B. : « Ce centre minier tourne bien car il sauve en quelque sorte les deux autres centres miniers, Poya et Nakéty où il n’y a pas de chargement de minéraliers. Le seul souci que nous rencontrons, c’est la teneur du minerai car le client doit être satisfait concernant la teneur demandée. Vis-à-vis des clients, nous devons fournir la teneur demandée, sinon la NMC payera des pénalités aux clients insatisfaits. Ce qui fait partie des pertes enregistrées par l’entreprise. »
C.O Ustke : Au centre minier de Poya et celui de Nakéty, comment ça se passe ?
B.B. : « A Poya qui compte une centaine de salariés, nous rencontrons la même problématique qu’Ouaco où il y a plus de 200 salariés, notamment avec la problématique de la teneur du minerai demandée par les clients. A Nakéty, les salariés reprennent par vague successive leur travail car il y a la disponibilité des engins sur place. La dernière vague de salariés intégrera ce centre aux environs du mois de Mai qui comptera un peu moins de 50 salariés. »
C.O. Ustke : Vous avez évoqué un fait qui a été remonté à la direction ?
B.B. : « Nous tenons à signaler une déstabilisation que nous avons subi au centre minier Ouaco, chose que nous n’avons pas laissé passer. Il y a eu un mouvement des salariés de NMC au siège de Ducos le lundi 2 février et le lendemain, nous avons immédiatement réagi en nous mobilisant durant de 7 heures à 10 heures. Nous avons été vilipendés par un délégué d’un autre syndicat. Il nous a crachés dessus. Cet individu a un passif au sein de l’entreprise. Les faits ont été communiqués à la direction et nous attendons des réponses par rapport aux sanctions qui doivent être portés à son encontre. Sur l’aspect disciplinaire, rien n’a été engagé de la part de la direction à son encontre. C’est même aller jusqu’à des menaces de mort. »
C.O. Ustke : Quel est le ressenti de l’ensemble des camarades de la NMC par rapport à la situation défavorable en terme financier ? Y’a-t-il une démotivation des salariés, une recherche de motivation ?
B.B. : « En général, ils sont conscients de la situation. Par contre, ce que nous constatons, c’est la démotivation des salariés qui se traduit par l’absentéisme. S’il n’y a pas de la bonne teneur qui sort, ils ne font que du minerai stérile ! Les gens se disent, ce n’est pas sympa de travailler pour ne produire que de la caillasse ! »
C.O. Ustke : Une délégation STKE de NMC a rencontré la direction le jeudi 12 février à 14 h 30 après la tenue le comité d’entreprise le matin même. Que doit-on retenir de cette rencontre avec votre direction ?
B.B. : « Nous attendons avec impatience ce que fera notre direction après tous les faits qui leur ont été remontés, concernant la situation de l’entreprise, les faits évoqués (lire plus haut). Nous n’avons fait que communiquer. Nous avons exposé notre vision par rapport à ce que nous avons subie ; cette calomnie diffamante, et nous attendons les suites de cette attaque que nous avons subie, elle ne date pas de là ! Il y a eu des faits antérieurs qui ont été remontés. L’individu en question n’a jamais été inquiété, il n’a pas été sanctionné ; Car il y a eu des salariés qui ont été convoqués pour un entretien disciplinaire et ils ont été licenciés pour moins que ça ! Ne serait-ce que pour des absences, il y a eu des menaces de mort ! Ce n’est pas tolérable au sein d’une société ! »
Un comité d’entreprise extraordinaire se tient ce mercredi 18 février. L'un des sujets traité dans cette instance : le cas du salarié protégé.
Les délégués syndicaux STKE des secteurs miniers de NMC et les élus se sont rendus à leur premier conseil syndical de l'année 2026.
Conseil syndical de la Fédération BTP STKE lundi 9 février 2026 de 9 heures à 11 heures, en salle Henri Krasucki, à la centrale syndicale, Vallée-du-Tir, Nouméa.
Kelly Avila, secrétaire général de la Fédération BTP STKE a animé cette première réunion qui concerne l'ensemble des activités du BTP.
Seuls trois secteurs STKE (SOBECA, FONDACAL, COLAS GTNC) étaient présents au conseil syndical de la Fédération BTP le lundi 9 février. Un manque criant des responsables syndicaux STKE du Bâtiment, des Travaux Publics à ce premier rendez-vous de l’année qui reflète certainement une activité en berne bien avant la crise Covid-19, et elle s’est creusée après les évènements de Mai 2024.
Le secrétaire général de cette fédération, Kelly Avila se retrouve seul à piloter cette structure fédérale depuis mars 2024 malgré les relances pour reconduire une vie syndicale. En cours de réunion, il a eu l’assurance et le soutien des camarades disponibles pour faire la tournée des entreprises. « Il faut faire du terrain. Au temps d’Ernest Poeta et de Victor Carawiane, ils allaient sur le terrain à la rencontre des adhérents et des chefs d’entreprise », a rappelé Erik Maken, délégué syndical STKE à Colas qui occupe aussi le mandat de 2ème secrétaire général adjoint de cette fédération. « Il existe un noyau d’adhérents, soit plus d’une centaine », a-t-on-appris. La présidente de notre Organisation syndicale leur a laissé jusqu’à fin avril pour relancer la machine, « restructurer le bureau de la fédération afin de redonner du souffle à celle-ci », a lancé Mélanie Atapo en rejoignant le cours de cette réunion.

« Dans le secteur du BTP, il y a quatre niveaux : la construction, la rénovation, les travaux publics et la démolition. Seuls les trois derniers niveaux tournent à peu près à une cadence normale car il n’y a pas de gros financement dans la construction pure. Il n’y a pas non plus de grand chantier. Les investisseurs n’ont pas de visibilité à long termes, et à l’heure actuelle il n’y a pas vraiment d’accord politique pour relancer le BTP », a indiqué Kelly Avila, le secrétaire général de la Fédération BTP STKE.
Un projet est en cours de discussions au sein de notre Organisation syndicale concernant la fusion entre la Fédération BTP STKE et la Fédération des Industries & des Services STKE. Le prochain conseil syndical a été programmé au mardi 7 avril 2026 à la centrale syndicale.
A noter que la Fédération des Industries et des Services STKE a effectué son conseil syndical le vendredi 13 février et la Fédération des Commerces & Divers STKE a programmé le sien au mercredi 25 février. Nous y reviendrons dans une prochaine publication de la teneur des échanges dans ces deux fédérations.
Réunion entre l'exécutif du BC et les SG, SGA des fédérations, lundi 9 février 2026 de 13 h 45 mn à 17 h 30 mn, en salle H. Krasucki, à la centrale syndicale, Vallée-du-Tir.
C’est la première réunion de cette année entre l'exécutif du Bureau confédéral et les secrétaires généraux (SG) de fédérations après celle qui a été annulée le lundi précédent car il manquait des responsables syndicaux. Dans cette instance, les SG de fédérations ou leurs adjoints (SGA) font état de leur structure en termes d’adhésions, de cotisations, de situation financière et de la réprésentativité au sein des instances représentatives du personnel (IRP) dans les entreprises dans lesquelles notre Organisation syndicale y est. Egalement, ils font état des dossiers compliqués ou litigieux rencontrés par des sections syndicales STKE.
A signaler, la présence à cette réunion de notre représentante en France, Yasmina Kherfi qui était de passage au pays. Elle en a profité pour se rendre compte de la situation contextuelle de chaque fédération.
Assemblée général de la Fédération de la Fonction Publique & de la Fédération des Commerces, le mardi 10 février 2026
Dans le cadre du projet de création de la Fédération Santé de l’USTKE, projet longtemps évoqué lors des différents congrès et réaffirmé lors de notre XVIIème Congrès en décembre 2023 à Ko Wé Kara, une première assemblée générale de travail s’est tenue le mardi 10 février à la centrale syndicale réunissant les responsables de la Fédération de la Fonction Publique STKE et ceux de la Fédération des Commerce STKE & Divers STKE.
« Cette démarche répond à une réalité bien identifiée sur le terrain : les adhérents du pôle Santé sont aujourd’hui répartis entre deux fédérations : Fonction Publique et Commerces et divers, ce qui a pour conséquence de les noyer dans des problématiques sectorielles qui ne sont pas toujours les leurs », a soutenu Mélanie Atapo, la présidente de l’USTKE lors de cette première assemblée générale réunissant les responsables syndicaux de ces deux fédérations. « Cette situation nuit à la lisibilité de leurs revendications, à la structuration de leurs luttes et à la défense spécifique des intérêts des travailleurs de la santé. D’où la nécessité politique, syndicale et organisationnelle de créer une fédération dédiée à la santé au sein de l’USTKE », a rappelé la cheffe de file de la confédération. L'objectif annoncé clairement en début de séance, c'est la création de la Fédération Santé STKE et dans l'optique de lancer un groupe de travail (GT) de transition composé au minimum de 9 personnes, soit 4 issues de la Fédération de la Fonction Publique et 4 de la Fédération des Commerces STKE et un membre du Bureau confédéral. Ce GT de transition sera composé de camarades référents des métiers occupés fixera lui-même son ordre du jour et son planning de travail. « Il est important de prendre en compte le champ de compétences au niveau des métiers de la santé dans la fonction publique et du privé dépendant de la convention commerce tels que le transport sanitaire terrestre (les ambulanciers), les établissements privés hospitaliers, les établissements publics hospitaliers, les établissements accueillant les personnes âgées, les cabinets médicaux spécialisés, les cabinets dentaires, le personnel de pharmacie, le personnel de laboratoire, les aides soignants/AVS, les cabinets médicaux d'analyse, la petite enfance, le service handicap, les personnel de famille d'accueil, les établissements de service (CSSR et associations), les entreprises qui vendent du matériel médical (CIPAC Service), la Cafat et les Mutuelles ... », a précisé Fidel Malalua, 2ème vice président de l'USTKE. « A l'époque de André Elocie qui était fort demandeur de ce projet, lui, il était prêt à prendre les choses en main si le projet avait été concrétisé. J'encourage les camarades demandeurs de préparer ce travail. Ce projet est une bonne chose. La section STKE du CHT Médiple représente financièrement en termes de cotisations une part non-négligeable de notre trésorerie fédérale, cela ne doit pas être un frein à ce projet », a indiqué André Elia, secrétaire général de la Fédération de la Fonction Publique STKE, et il a recommandé que cette dernière soit le moteur de cette future fédération. De son côté, Dick Hmaloko, secrétaire général de la Fédération des Commerces & Divers STKE, a donné son avis, « nos objectifs ce sont l'amélioration des conditions de travail de nos gens. La santé n'est pas un sujet à prendre à la légère. Le sujet de la santé est noyé dans notre fédération. J'espère mobiliser les gens parce qu'en termes de moyens humains, de disponibilités ce n'est pas évident. Il faut créér et se donner les moyens dans ce groupe travail car on est en manque de référents. Au niveau de l'impact, notre fédération comptera aussi moins d'adhérents et je rejoins André sur ces propos. »
La prochaine réunion de travail est programmée au mardi 24 février de 10 heures à 12 heures, en salle Henri Krasucki, à la centrale syndicale.
Les formations proposées et dispensées par le Centre Confédéral d'Education Ouvrière et Populaire (C.C.E.O.P.) durant ces trois prochains mois (février-mars-avril 2026) à la centrale syndicale, Vallée-du-Tir, à Nouméa (salle H. Krasucki).
Le coup d'envoi des formations a été débuté timidement en début de semaine avec peu de responsables syndicaux inscrits au module intitulé " La négociation du protocole d'accord préélectoral - PAP ". Cette formation s'adresse prioritairement aux mandataires :
- Les membres de bureaux de fédérations,
- Le délégué syndical (DS STKE),
- Le secrétaire général de section (SG de section syndicale).
Ce module sera reconduit le lundi 10 août 2026 à Nouméa, à la centrale syndicale.
Les nouveaux adhérents et les élus seront concernés par ce module " Etre adhérent militant à l'USTKE " programmé au lundi 23 février.
A signaler également, une matinée d'informations portant sur " Les droits des consommateurs - Pouvoir d'achat & Retraite " avec Gilles Vernier, le président de l'association locale, UFC-Que Choisir N-C. Cette matinée thématique se tiendra le lundi 9 mars, en salle H. Krasucki, dès 8 heures.
A noter dans vos agendas les stages de février, mars et avril 2026 :
- Lundi 16 février - Elections professionnelles IRP - secteur interpro : la négocation du PAP. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : Membres des bureaux de fédérations, SG de section & DS.
- Lundi 23 février : Etre adhérent militant à l'USTKE. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : Adhérents et nouveaux élus.
- Lundi 2 mars et mardi 3 mars : Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : DS & SG.
- Lundi 9 mars : Matinée info " Les droits des consommateurs - Pouvoir d'achat & Retraite ". Intervenants : UFC Que Choisir NC. Destinataires prioritaires : Secrétaire fédéral & DS.
- Lundi 16 mars : Délégué du personnel. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : Les élus DP.
- Lundi 23 mars et mardi 24 mars : Stage de Base. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : DS & les élus.
- Jeudi 9 avril et vendredi 10 avril : Stage de communication et animation. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : Les élus et les mandataires.
- Vendredi 17 avril : Etre adhérent militant à l'USTKE. Intervenants : CCEOP. Destinataires prioritaires : adhérents et nouveaux élus.
Renseignements & inscriptions auprès du secrétariat : en appelant le 27.06.54 ou le 27.72.10 - par e-mail : ustke@ustke.nc. Clôture des inscriptions : une semaine avant le début de chaque stage.