jeudi 12 février 2026

A Actualité syndicale

Les brancardiers de la section syndicale STKE du Médipôle dénoncent leurs conditions de travail

Mouvement de débrayage des brancardiers issus de la section syndicale  STKE/CHT Médipôle du mardi 4 février au mercredi 11 février 2026


Les brancardiers issus de la section STKE du CHT Médipôle ont procédé à une demi-heure, soit de 09 h 00 à 09 h30 de débrayage chaque jour dès le mardi 4 février jusqu’au mercredi 11 février. Hier en début d’après-midi, à l’issue d’une seconde réunion de négociation, les représentants de la section syndicale STKE du CHT Médipôle ont décidé de cesser ce mouvement de débrayage car ils ont trouvé un terrain d’entente avec l’équipe directionnelle du CHT du Médipôle (le directeur général, la directrice des ressources humaines, la directrice des soins, la cadre supérieur et deux cadres de santé du service de brancardage). 


Christopher Djoupa, délégué syndical STKE au CHT Médipôle a expliqué les raisons de ce mouvement du personnel du service de brancardage. Photo : Combat Ouvrier Ustke-Février 2026 

Pourquoi ce mouvement du personnel du service de brancardage ? « Nous dénonçons les conditions de travail qui étaient assez tendues durant l’année 2025, à travers des plannings, des trames qui nous sont imposés au sein du service. Malgré tous les signalements concernant les difficultés que nous avons traversés, nous ne sommes pas assez entendus. L’année 2025, nous avons constaté et fait des remontées de services. Des signalements ont été faits mais la direction ne l’a pas prise en compte. Nous dénonçons aussi un logiciel «  Zebra » qui a été mis en place à la mi-janvier. Il a coûté près de 10 millions de francs. Depuis mi-janvier, nous continuons à traverser des difficultés. Ce logiciel nous permet de nous envoyer faire des missions chaque jour. L’ensemble des personnels soignants des services n’ont pas été bien formés sur la pratique de ce nouveau logiciel ; ils ont été habitués avec l’ancien logiciel, ça désorganise les services. Du coup, le fait que ce nouveau logiciel intègre l’établissement, ça met en difficulté non seulement les demandes de brancardages et en même temps le retard des patients pour leurs examens. Ça a créée des confusions avec le personnel soignant et nous-même au service brancardage par rapport à l’organisation. Nous avons une organisation humble depuis des années qui est juste adaptée aux demandes de l’établissement, mais avec ce nouveau logiciel, il nous met en difficulté. Du coup, nous n’avons plus de communication entre nous. Nous avons des retards réguliers. Nous nous prenons souvent la tête avec le personnel soignant », Christopher Djoupa, délégué syndical STKE au CHT Médipôle a expliqué les raisons de ce mouvement du personnel du service de brancardage. 

Ce vendredi 12 février 2026, nos représentants syndicaux STKE du CHT Médipôle rencontreront la cadre supérieure et les cadres de santé du service de brancardage afin de mettre en place les points qui ont été soulevés lors de mouvement des brancardiers, « implantation du logiciel Zebra : dysfonctionnement opérationnels récurrents impactant la traçabilité des demandes et la priorisation des courses ; organisation du travail : sectorisation par pôle, trames et plannings inadaptés à la réalité du terrain ; absence de prise en compte des retours des brancardiers ; charge et contenu du travail : tâches supplémentaires liées à l’intégration des besoins du service kinésithérapie sans moyens corrélatifs ; santé-sécurité au travail et qualité des soins ; dialogue social. » Le prochain rendez-vous a été programmé avec le directeur général au vendredi 20 mars. 

 


Les brancardiers ont affiché leurs banderoles à l'entrée du hall de l'établissement hospitalier qui est situé à Koutio dans la commune de Dumbéa. 

Photo : Combat Ouvrier Ustke-Février 2026

 




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